Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

29/04/2007

Paris, je t'aime

Apaisement... Mon ipod rose branché en lecture aléatoire sur mon enceinte JBL ovale ramenée en octobre dernier de New York...
 
Une journée à flâner... Le vrai luxe c'est de perdre son temps... On se sent en vacances quand on perd son temps, quand rien n'est planifié, organisé, quand on peut se dire je vais aller là ou là selon mon envie.. ou je peux me poser sur cette terrasse et flâner pendant des heures si ça me chante...
 
A New York, je fais souvent ça, marcher sans savoir où je vais, marcher en prenant le temps de regarder les gens, l'environnement, et me poser à un endroit y rester une heure ou deux, écrire, écrire ce que je vois, ou simplement observer.. Tout à coup on vit en rythme décalé. Tout à coup le monde s'agite et nous on se pose...
 
Cet après midi, c'était ça. J'ai flâné, suis redevenue une étudiante dans ma ville, ou une touriste, j'ai pris le temps de ne pas courir, j'ai pris le temps... Bouquiner, anoter, regarder, goûter... Profiter de ces côtés de la vie Parisienne que j'adore, juste les loisirs.. et pas devoir aller là pour faire ci, et pas devoir faire ça, parce qu'on aura pas le temps de le faire en semaine, avoir prévu 500 trucs dans la journée, parce qu'on n'a jamais le temps de.. Le temps, l'espace, les deux luxes de cette ville. 
 
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
 
Apparté - je me souviens de plusieurs ballades (à pied) dans Paris la nuit ou fin de soirée, dans mes meilleurs souvenirs, il y en a eu une de St Michel jusque dans le 13ème... Une autre avant un dîner, de je sais plus où jusqu'à Montparnasse... Une autre en passant par un quartier "japonais" jusqu'à un restaurant près des Grands Boulevards... Une autre du 13ème à St Germain.. Et d'autres que je n'oublie pas mais qui ne peuvent être toutes énumérées...  Une autre dans le quartier des Invalides, jusqu'au boulevard St Germain en passant par pleins de petites rues...  et toutes ces fois où en pleine nuit j'ai voulu aller à Montmartre... dans ces moments en semaine entre 3 et 5h00 du mat' où il n'y a personne, où la ville s'offre sous vos yeux... Me souviens d'une grande partie d'une nuit passée sur ces marches à regarder les étoiles....  Des ballades en voiture aussi, j'adore... Même fatigués, même si... C'est un vrai bonheur. Une ou deux fois, j'ai vu le jour se lever, c'était absolument génial. En roller enfin... une autre sensation, c'est différent...  
 
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
 
Paris est une ville que j'aime, même si elle n'est pas parfaite. Je l'aime autant que New York. L'énergie, l'atmosphère de ces villes. Le vécu aussi. Les souvenirs forts que j'ai à New York, ville qui m'inspire, ville où je me coupe de tout, hors du temps. Et Paris... Paris, ma vie, Paris où les souvenirs s'accumulent (les restaus, les quartiers, les lieux, les odeurs...), Paris que j'aime de plus en plus au fur et à mesure que les années passent...Et pourtant, je n'étais pas une "Pro Paris" quand je suis arrivée en classe prépa ici. Vraiment pas. Je cherchais les arbres, le métro puait, je cherchais où mon regard pouvait s'évader sans se cogner à des immeubles et du béton, j'avais besoin d'air, d'espace, de nature.
 
Tout comme les amours ne sont jamais les mêmes, ne débutent jamais de la même manière, et évoluent différement... Paris a emballé mon coeur. Chaque quartier a sa vie, chaque arrondissement est un mode de vie différent. j'aime flâner à Belleville, comme me poser à Ecole militaire. J'aime le 18ème, comme j'aime le 6ème. J'aime le 20ème, comme j'aime le 14ème ou le 15ème. Et même le 16ème que pourtant je ne trouve pas fun, je trouve dans certains quartiers un certain intérêt. J'aime le 2ème, 3ème, 4ème, les quartiers où je bosse.. J'aime le 5ème et le 13ème, le 17ème, le 9ème, le 8ème, le 19ème, le 12ème. Le 11ème et le 10ème. Le 1er.
 
Paris... Paris bourgeois, Paris Bobo, Paris ethniques, Paris underground... Paris famille, Paris aristo, Paris décalé, Paris Artistes... Tous, j'aime tous ces Paris. Et ce soir encore au calme dans mon salon, je ferme les yeux, et j'entends les bruits de cette ville que j'aime tant. 

02:05 Publié dans Paris-i | Lien permanent | Commentaires (2)

27/04/2007

1h14 ... retour du bureau...

Ca faisait longtemps que je n'étais pas sortie à plus de minuit du taff. Une séance qui s'est éternisée, un master à livrer demain matin impérativement. Mais contrairement à des séances nocturnes ereintantes, celle-là ne m'a pas fatiguée, c'était juste long et j'avais prévu de faire autre chose, mais c'est ainsi.

L'avantage, c'est que j'aime tellement marcher dans les rues de Paris la nuit, surtout par ce temps là, que le retour n'était que du bonheur...

Et à cet instant précis, rentrée, j'apprécie sur mon balcon, le calme des nuits parisiennes... Certes des bruits de moteurs au loin, des voitures qui passent de temps à autre. Mais à cette heure, Paris se calme enfin. Même si dans des sous-sols, certains se déchaînent sur des rythmes à la mode... Même si d'autres flânent sur les quais ou dans les rues... Même si Paris n'est jamais une ville complètement éteinte, là, c'est calme. Sur ma gauche là-bas, quelques lucarnes allumées. Sur ma droite, la Tour Eiffel. Au loin aussi, quelques fenêtres allumées encore. Une lueur rougeâtre en bas, halo des lampadaires. Mon ordi sur les genoux. Et juste fermer les yeux... inspirer... expirer profondément... Prendre le temps d'écouter... Prendre le temps de sentir la fraîcheur de la nuit sur sa peau, sur mon bras. Prendre le temps de sentir l'odeur humide de cette nuit...  La ville reprend un poul normal, et moi aussi. 

La maison est calme... Tout le monde dort.. Me voilà installée dans le canap' du salon, je profite encore du bonheur de prendre son temps... Bonheur très simple, mais essentiel. La journée est finie, on cesse de courir, et aller d'un métro à l'autre, d'un étage à l'autre. On prend ces quelques minutes qui ne sont rien qu'à soi. Fondamentales. On prend le temps d'écouter son corps au lieu de sa tête ou de ses émotions. Juste les sens. Ecouter sa propre respiration, entendre tous les bruits, même les plus infimes, fermer les yeux pour mieux les entendre... Et s'endormir apaisée... Bonne nuit...

26/04/2007

Hobbes, Machiavel and cie....

Depuis quelques jours je repense au Leviathan de Hobbes, je repense au Prince de Machiavel aussi, je repense à tous ces auteurs politiques que j'ai pu étudier en classe prépa...

Entre "l'homme est un loup pour l'homme" et le renard et le lion de Machiavel (symbole de l'institut d'Etudes Politiques de Paris au passage pas étonnant que .. (bref)).

Je pense à cette phrase "Vous devez donc savoir qu'il y a deux manières de combattre : l'une avec les lois, l'autre avec la force ; la première est propre à l'homme, la seconde est celle des bêtes ; mais comme la première, très souvent, ne suffit pas, il convient de recourir à la seconde. Aussi est-il nécessaire à un prince de savoir bien user de la bête et de l'homme."

Je repense aussi à ce passage : " "Il n'est pas bien nécessaire qu'un prince possède toutes les bonnes qualités, mais il l'est qu'il paraisse les avoir. J'ose même dire que, s'il les avait effectivement, et s'il les montrait toujours dans sa conduite, elles pourraient lui nuire, au lieu qu'il lui est toujours utile d'en avoir l'apparence. Il lui est toujours bon, par exemple, de paraître clément, fidèle, humain, religieux, sincère (...). On doit bien comprendre qu'un prince, et surtout un prince nouveau, (...) est souvent obligé, pour maintenir l'Etat, d'agir contre l'humanité, contre la charité, contre la religion même. Il faut donc qu'il ait l'esprit assez flexible pour se tourner à toutes choses, selon que le vent et les accidents de la fortune le commandent ; il faut que, tant qu'il le peut, il ne s'écarte pas de la voie du bien, mais qu'au besoin il sache entrer dans celle du mal.(...)
Au surplus, dans les actions des hommes et surtout des princes, qui ne peuvent être scrutées devant un tribunal, ce que l'on considère c'est le résultat. Que le prince songe donc uniquement à conserver sa vie et son Etat; s'il y réussit, tous les moyens qu'il aura pris seront jugés honorables et loués par tout le monde; le vulgaire est toujours séduit par l'apparence et par l'événement; et le vulgaire ne fait-il pas le monde ?"

Je repense aussi à la période de l'Occupation en France, je repense à toutes ces périodes où les familles ont été divisées pour des idées politiques ou des choix opposant le bien être collectif et le bien être privé (guerre etc..) Quels choix aurais-je fait à ce moment là ?  Entre protéger ma famille, et l'envoyer le plus loin possible du danger, et soutenir la Patrie en faisant front,(terme qui avait une vraie signification à l'époque... Aujourd'hui y a t il vraiment une Patrie, je ne le crois pas, et je ne suis même pas sûre que le concept ne soit pas archaïque. Passons) ? Qu'aurait été le choix de chacun ? La fuite pour mieux protéger, ou rester pour mieux résister ? Si aujourd'hui, nous nous retrouvions tou(te)s sous l'Occupation que ferions-nous ? Intérêt public ou intérêt privé ? J'ai la sensation qu'aujourd'hui le sentiment pousserait plutôt vers l'individualisme...

Je pense à maintenant, où le contexte politique semble à nouveau ériger une barrière entre finalement des conceptions de vie diamétraiement opposées. La raison du plus fort ou la raison du plus faible. J'ai bien précisé "semble", ce n'est en aucun cas une analyse fine de ce qui se déroule, juste une pensée sans fondement, une impression. 

Bref, ces divagations ici et là me poussent à une seule interrogation :  qu'est-ce qui est le "mieux" pour bâtir une société ?  Partir du global (bien être public) ou de la particule (bien être privé) ?

Partir de la particule c'est grosso modo du principe que si chaque particule voit son environnement s'améliorer, l'agrégation de tous ces environnements améliorés formera un ensemble amélioré.

Partir du global c'est grosso modo se dire qu'il faut améliorer le global pour que les particules aient leurs environnements améliorés...

Pas de réponse... Juste des interrogations, mais quand on y répond, ça aide à comprendre comment on aimerait que la société se construise.... :)

 

 

20/04/2007

C'est quand même un truc de malade...

Vraiment, même si c'est passé, et que l'actualité n'est déjà plus dessus, je trouve ça dingue...

 

 

15:31 Publié dans Citizen | Lien permanent | Commentaires (0)