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04/09/2007

La Chine soupçonnée d’avoir piraté le Pentagone

Le Financial Times révèle l’implication possible de l’armée chinoise dans une attaque informatique en juin.

par Sébastien Delahaye

mardi 4 septembre 2007

Les militaires chinois ont-ils lancé, en juin, une attaque d’envergure contre le réseau informatique du Pentagone ? C’est ce qu’affirment à mots couverts des responsables du Ministère américain de la Défense, dans un article du Financial Times hier. Les faits avérés sont peu nombreux : courant juin, des pirates informatiques ont lancé une vaste offensive informatique contre le Pentagone. Les crackers ont réussi à trouver une faille dans le réseau militaire américain, à y pénétrer et à y récupérer des données. Suite à cette attaque, et alors que les tentatives d’infiltration continuaient, le Pentagone a fermé tout accès à son réseau durant plus d’une semaine, afin d’en augmenter la sécurité. Les ordinateurs du bureau de Robert Gates, le Secrétaire d’Etat à la Défense, faisaient partie des cibles de l’attaque.

Le Financial Times apporte plus d’informations. Selon des sources internes au Pentagone, les informaticiens de l’Armée américaine auraient retrouvé les traces de l’attaque, et il y aurait de « très fortes probabilités... voire une certitude totale » pour que l’Armée chinoise soit impliqué dans cette affaire de piratage. Une source proche du dossier a précisé au FT que le Pentagone n’avait pas encore analysé toutes les données récupérées par les attaquants, mais que la plupart d’entre elles étaient des informations déclassifiées.

Si la possibilité d’une attaque militaire chinoise contre les réseaux informatiques américains n’est bien entendue pas à exclure, au vu des relations tendues entre les deux pays, il est également difficile d’accuser clairement la Chine. De nombreux groupes de pirates informatiques utilisent en effet des ordinateurs préalablement infectés de virus pour effectuer leurs attaques tout en masquant leurs traces. Une étude publiée hier par l’institut de sécurité Sophos indique que 45% des sites web infectés dans le monde se trouvaient en Chine. Quelle que soit la source réelle de l’attaque, le Pentagone a d’ores et déjà annoncé avoir relevé la sécurité de ses communications.


17:57 Publié dans Zoom out | Lien permanent | Commentaires (0)

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