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06/09/2007

Une "erreur" envoie des têtes nucléaires dans le ciel américain

>>> là je dois dire, que je me suis marrée en lisant cet article...  

Laurent Suply (lefigaro.fr) avec Military Times et CNN.

Publié le 05 septembre 2007 / Le Figaro

Un bombardier B-52 a survolé les Etats-Unis pendant plusieurs heures avec à son bord six têtes nucléaires.
 
30 août, base militaire de Minot, dans le Dakota du Nord. Six « Advanced Cruise Missiles” (ACM) sont chargés sous les ailes d’un gigantesque bombardier B-52 par les hommes de la "5th Bomb Unit", dont le surnom est "les gardiens du royaume d'en haut". Une manoeuvre de routine, puisqu’elle fait partie d’un programme de démantèlement de 400 de ces missiles. Peu de temps après, l’appareil décolle pour un vol qui doit le mener à la base de Barksdale, en Louisiane. La durée du trajet est comprise en 3h30 et 6 heures selon les estimations.
 
A l’atterrissage, les militaires américains ont la surprise de découvrir que les 6 ACM sont toujours armés. Ils transportent rien moins que des têtes nucléaires W80-1 qui contiennent chacune du plutonium permettant de déclencher des explosions de 5 à 150 kilotonnes (lire la notice des W80 sur le site de référence GlobalSecurity.org). En comparaison, l’explosion de Hiroshima était d’une puissance d’environ 15 à 20 kilotonnes. Or, ces engins de mort n’aurait jamais dû faire ce voyage dans le ciel américain, les ACM étant censé être neutralisé durant leur transport.
 
Aucun danger ?
 
C’est le journal américain Military Times qui a découvert cette erreur monumentale, grâce aux témoignages de trois militaires américains qui ont tenu à conserver leur anonymat. Fait exceptionnel, L’Air Force, qui s’interdit habituellement d’évoquer l’éventuelle présence de munition atomiques où que ce soit, a confirmé l’incident pour « rassurer le public ». Le président américain George W. Bush a été prévenu, ainsi que son chef d'état-major interarmées, le général Peter Pace. L’Air Force a immédiatement diligenté une enquête pour découvrir l’origine ce gros raté. Un officier a déjà été relevé de ses fonctions, et plusieurs autres ne pourront plus manipuler d’armes nucléaires jusqu’à nouvel ordre.
 
« Le public n’a pas été un seul instant en danger », a martelé un porte-parole de l’Air Force pour relativiser l’incident qui est pourtant, de mémoire de GI, une première. Quel risque réel cette erreur a-t-elle fait courir aux Etats-Unis ? Les différents experts militaires interrogés par les médias américains assurent tous que personne n’aurait pu s’en emparer, et qu’aucune explosion nucléaire n’aurait pu avoir lieu, même en cas de crash ou de chute des missiles. Néanmoins, il semble que l’explosif conventionnel qui sert à déclencher la bombe aurait lui pris feu. Et l’expert interrogé par le Military Times affirme également qu’un éventuel crash aurait aussi pu déclencher une fuite du plutonium contenu dans les têtes nucléaires…

16:35 Publié dans Zoom out | Lien permanent | Commentaires (0)

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