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09/09/2007

L'animation dynamise l'exportation de programmes français

LE MONDE | 07.09.07 | 14h24  •  Mis à jour le 07.09.07 | 14h24

Une fois de plus, les ventes de programmes français ont progressé sur les marchés internationaux. En 2006, les exportations de fictions, d'animations et de documentaires ont connu une hausse de 4,2 %, pour atteindre 157 millions d'euros.

En pratique, même si elles restent encore modestes, les ventes de programmes français connaissent un regain qui ne se dément pas depuis trois ans. Cette embellie se traduit aussi par une affluence record d'acheteurs étrangers au treizième Rendez-vous de TV France International, le marché annuel des exportations françaises, qui se tient à Biarritz du 3 au 7 septembre.

Dans le détail, l'Allemagne, avec 23,1 % des ventes, est redevenue le premier client de la France, loin devant la Grande-Bretagne, qui ne passe pas le seuil des 10 %. Ce sont toujours les programmes d'animation qui tirent les exportations françaises. L'an passé, les dessins animés - tels "Totally Spies" ou encore "Martin Mystère", produits par Vincent Chalvon Demersay pour Marathon - ont pesé à eux seuls 42,6 % du total des ventes. Une proportion toutefois en légère régression par rapport à 2005, où elles avaient culminé à 45,3 %.

Les efforts de Canal+ (la série "Engrenages" à notamment été achetée par la BBC) ou encore de France Télévisions pour produire des fictions véritablement originales ne se traduisent pas encore dans les chiffres de ventes. En 2006, les exportations de séries françaises ce sont légèrement effritées, à 22,1 % contre 22,4 % un an plus tôt.

En revanche, les jeux, variétés et divertissements s'exportent bien. Grâce notamment aux bonnes ventes des "Fort Boyard" et autres "Des chiffres et des lettres", ce secteur a retrouvé son score de 2004 avec plus de 10 %. L'Espagne et la Grande-Bretagne sont les deux territoires de prédilection des jeux, variétés et divertissements produits en France.

L'an passé, la part de l'Europe de l'Ouest, déjà fortement majoritaire, s'est encore accrue pour atteindre 72 %. A l'inverse, pour cause de faiblesse du dollar et du peu d'appétit des téléspectateurs américains pour les programmes français, la part de l'Amérique du Nord a nettement baissé. Elle n'est plus que de 14,2 %, contre 16,8 % un an plus tôt.

Guy Dutheil
Article paru dans l'édition du 08.09.07


22:54 Publié dans Zoom out | Lien permanent | Commentaires (0)

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