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10/09/2007

Rentrée très agitée pour les stars de la télé

par LÉNA LUTAUD.
Publié le 08 septembre 2007 /Le Figaro
 
Redoutant les ambitions de Stéphane Courbit, les animateurs- producteurs apprennent à travailler en réduisant les coûts.
 
QUI VENDRA ? À qui ? Et pour combien de millions d'euros ? Jamais une rentrée n'a été aussi agitée chez les animateurs-producteurs. « C'est la révolution », s'amuse Julien Courbet dont la société Concepteria est convoitée, tout comme celles de Marc-Olivier Fogiel, de Sébastien Cauet, de Nagui, de Laurence Ferrari et de Thierry Ardisson.
 
La rentrée 2006 avait été celle du mercato des stars de la télé. Celle de 2007 sera celle où ils pourraient « passer à la caisse » en vendant leurs sociétés. Cette excitation générale est due au départ de Stéphane Courbit qui quitte Endemol France. Cet homme de l'ombre qui fait partie du top 4 des décideurs est soupçonné de vouloir rebondir fort très rapidement. « Stéphane Courbit est capable dès demain de créer une société de production et de s'entourer de stars qu'il fidéliserait en rachetant leurs sociétés », lâche un grand producteur. Hier soir, Stéphane Courbit a catégoriquement démenti être en train de créer une société de production.
 
« Et une fois parti d'Endemol, il fait quoi ? », s'inquiètent ses rivaux terrorisés par la puissance de Stéphane Courbit et de Silvio Berlusconi, le nouveau propriétaire d'Endemol. Le scénario qu'ils redoutent ? D'un côté, Berlusconi possède un imposant catalogue de concepts (dont la Star Ac...). De l'autre, l'hypothétique nouvelle société de Stéphane Courbit aurait la main sur les animateurs. D'où l'excitation générale sur le thème : « Il faut prendre Stéphane Courbit de vitesse et racheter avant lui les sociétés des animateurs-producteurs. C'est maintenant ou jamais ! » Pour faire grimper les enchères, les animateurs soulignent qu'à l'antenne, la cote des plus de 40 ans grimpe. Les chaînes françaises s'inspirent en effet de plus en plus des États-Unis où tous les animateurs ont les cheveux blancs, dans les journaux télévisés comme dans les talk-shows. Leurs noms sont des marques et leur aisance à l'antenne est une sécurité pour les grandes chaînes. Un détail qui compte à l'heure où leurs audiences et donc leurs recettes publicitaires s'effritent à cause de la TNT.
 
Plus de 30 % de marges

 
En attendant de s'enrichir un peu plus, les animateurs-producteurs ont des soucis. En 2000, ils dominaient les chaînes. En 2007, le rapport s'est inversé. Les diffuseurs ont le choix entre pléthore de divertissements où l'animateur est interchangeable. Les patrons des chaînes ne voient pas pourquoi leurs fournisseurs feraient plus de 30%, voire 50 %, de marges (les profits exacts des uns et des autres sont le secret le mieux gardé du PAF) alors que les chaînes font beaucoup moins. Du coup, ils réclament des émissions plus riches en contenu, mais pour le même prix qu'il y a cinq ans.
 
« Cette année, le marché est encore plus difficile, car une émission qui ne marche pas disparaît aussitôt », ajoute Corinne Morin, directrice de Reservoir Prod, la société de Jean-Luc Delarue.
 
« L'âge d'or de la pub s'est terminé à la fin des années 1980. La télé devient à son tour une industrie comme une autre », résume Thierry Ardisson. « Apprendre à produire low-cost et à vivre dans la vraie vie ne sera pas facile pour tous », sourit le grand patron d'une chaîne.


11:59 Publié dans Zoom out | Lien permanent | Commentaires (0)

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