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05/11/2007

Une nuit sur terre et dans les sphères en 3 scènes ... :)

 
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Scène 1 - Un porte en bois fermée, peinte en bleu lavande d'un côté, et vieux rose de l'autre côté est suspendue à deux fils de nylon au milieu du ciel et des nuages blancs. Elle vascille - une brise légère. Une lumière douce. Magritte passe par là, absent, il contemple et s'endort, expirant une plume blanche qui virevolte, transportée par la bise. Elle danse autour de la porte, puis se laisse choir vers les Océans azurs. Soupir.

Interlude - La Seine sous leurs regards, les étoiles sur leurs têtes. Tendresse. Matisse qui se ballade sur les quais de la BNF à cet instant, les salue et leur donne un bouquet de fleurs invisible aux yeux du Monde. Poussières d'étoile sur le tableau.

Scène 2 - Une très grosse horloge ancienne a remplacé la porte au milieu du ciel. Un lutin la remonte. La clé étant trop haute, il est sur la pointe de ses chaussons. Il s'appuie dans le vide. 3 pétales en arrière, 2 souffles en avant. "Tic-Tac, je remarche",  s'enthousiate l'horloge. Magritte s'éveille, baîlle, invite une elfe à danser une valse à mille temps de nuages en nuages. Gaieté. Newton jongle avec deux pommes.

Interlude -  Dialogue - Image teinte sépia

Elle - La vie réelle n'est pas, on est dans une autre sphère, une bulle.

Lui - Les sphères de Neirie ?

Elle - Oui, peut-être !

Lui - Non, ce n'est pas possible, je ne veux pas être en prison.

Elle - Ce n'est pas une prison, ce sont d'autres Univers. Une autre vie. Nous sommeillons.

Lui - Réveille-nous alors !

Elle - Nous sommes éveillés mais dans nos rêves !

Lui - Je me suis réveillé ce matin, et ma vie avait changé. J'étais ici et là. Quelques feuilles d'automne tourbillonnaient sur le bitûme et je les ai fait s'envoler.

Elle - Viens, prends-moi dans tes bras, imagine, Paris nous appartient

Lui - Ce n’est pas possible.

Elle - Ferme les yeux, donne-moi la main et traversons la porte bleue !

Lui - Où est-elle ?

Elle - Suspendue à nos desirs… Matérialisée par nos Songes.

Lui - Qui es-tu ? Un ange-gardien ?

Elle – Je ne sais pas, un hasard qui change les vies ? Un grain de sable dans l’engrenage ? Une entité dématarialisée ?

Lui – Cachons-nous, il y a les gardiens….


Scène 3 -   Nuit d'automne, novembre 2007 - "Les feuilles mortes se ramassent à la pelle ....", chanson. Deux inconnus sont assis sur les marches de l'esplanade. Enlacés, heureux, des amoureux ? Sans doute, peut-être. Elle est devant lui entre ses jambes, il la tient serrée contre lui, l'enlaçant de ses bras, elle lui tient les mains. Il lui souflle dans les oreilles, ils discutent, il lui raconte quelque chose, elle est ailleurs tout en étant attentive. Ils ont l'air heureux, complices. Il l'embrasse sur le front, les joues, elle rigole. Ils ont l'air jeunes et ils sont beaux. Je les observe de loin, discrètement, assise quelques marches plus bas. Je regarde la Seine, et le ciel étoilé. Puis je poursuis ma route, mes ballades nocturnes. La fraîcheur fouette mon visage. J'aime, je savoure chaque seconde. Paris m'appartient cette nuit encore. Paris endormie à part quelques noctambules comme ce couple (?). Bonheur...  De loin je vois le sjeunes amants partir. Elle l'a renversée sur le sol, il s'est relevé en le prenant dans ses bras, avant de la reposer sur le bois. Ils s'éloignent bras dessus, bras dessous. Leurs regards brillent. L'amour existe. Il est matérialisé cette nuit. Apaisement, les secondes durent une Eternité. Je poursuis ma route sur les quais. Il est 2h30, Paris ne s'éveille pas encore...

Commentaires

Il y a de l'ambiance, il y a de l'idée. ;)

Écrit par : Ezrah | 05/11/2007

Merci.... ;) :)

Écrit par : Lau | 15/11/2007

Les commentaires sont fermés.