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06/12/2007

L'explosion d'un colis piégé fait un mort et cinq blessés boulevard Malesherbes à Paris

Merci Mamz'elle pour l'info rapide ...
 
 
>>>> Il y a eu deux temps dans les informations :

A) premier article, où les gens pouvaient s'imaginer que c'était plus ou moins en relation avec Nicolas Sarkozy

avec AFP et Reuters | 06.12.07 | 14h00  •  Mis à jour le 06.12.07 | 14h48


'explosion d'un colis piégé a fait un mort et blessé cinq personnes, dont une grièvement, jeudi 6 décembre, à la hauteur du 52, boulevard Malesherbes, Paris 8e, a-t-on appris de source policière.

Selon le bâtonnier de Paris, c'est l'assistante d'Olivier Brane, un avocat travaillant dans l'immeuble, qui aurait été tuée, l'avocat étant lui-même grièvement blessé.


PÉRIMÈTRE DE SÉCURITÉ

Sur place, plusieurs riverains, contactés par téléphone, déclarent n'avoir entendu "aucune explosion". Un périmètre de sécurité a été mis en place, empêchant les allées et venues autour du numéro 52, boulevard Malesherbes. La police a demandé aux occupants des immeubles voisins de ne pas en sortir et de s'éloigner des fenêtres.

Un second colis piégé est évoqué sans que l'on sache s'il a été retrouvé et désamorcé, a-t-on indiqué de même source. Le préfet de police, Michel Gaudin, est sur les lieux, a précisé la préfecture de police, ainsi que le directeur de la police judiciaire. La brigade criminelle de la police judiciaire est saisie de l'enquête.

C'est à cette adresse que se trouvent le cabinet d'avocats Arnaud Claude et Associés, fondé par le président Nicolas Sarkozy, ainsi que la Fondation pour la mémoire de la Shoah. Toutefois, aucun lien n'a à ce stade été établi avec l'explosion.

B) Deuxième article posté ci-dessous , où on voit clairement ici que N. Sarkozy n'a rien à avoir avec l'"incident"

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 06.12.07 | 14h00  •  Mis à jour le 06.12.07 | 15h44

'explosion d'un colis piégé a fait un mort et blessé cinq personnes, dont une grièvement, jeudi 6 décembre, à la hauteur du 52, boulevard Malesherbes, dans le 8e arrondissement de Paris, a-t-on appris de source policière. L'explosion visait le cabinet de Catherine Gouet-Jenselme, situé au 4e étage de l'immeuble. Un second colis piégé, qui n'a pas été ouvert, a également été adressé au cabinet, selon les proches de l'avocate et une source policière, sans que l'on sache s'il a été retrouvé et désamorcé.

Selon le bâtonnier de Paris, c'est l'assistante d'Olivier Brane, un avocat travaillant dans l'immeuble, qui aurait été tuée, le juriste étant lui-même grièvement blessé. Il a été transporté à la pitié Salpêtrière.

D'après Me Pierre Ponos, un avocat de l'immeuble interrogé sur France Info, et qui dit avoir prévenu la police lorsqu'il a entendu la déflagration, "il s'agit bien de deux colis piégés, à l'attention de [Me] Gouet-Janselme et [Me] Olivier Brane". L'explosion se serait produite à 12 h 50 au moment de l'ouverture du colis par l'assistante de Me Brane. L'explosif était apparemment dissimulé dans une boîte en bois, a indiqué le procureur de la République, Jean-Claude Marin.

L'avocate visée avec son collègue ignore, selon ses proches, le motif de cet envoi car "elle ne s'occupe pas d'affaires sensibles, mais plutôt de conflits d'assurances, d'affaires de divorce et immobilières".

PÉRIMÈTRE DE SÉCURITÉ

Sur place, plusieurs riverains, contactés par téléphone, déclarent n'avoir entendu "aucune explosion". Un périmètre de sécurité a été mis en place, avec l'assistance de militaires, empêchant les allées et venues autour du numéro 52, boulevard Malesherbes. La police a demandé aux occupants des immeubles voisins de ne pas en sortir et de s'éloigner des fenêtres.

Le préfet de police, Michel Gaudin, est sur les lieux, a précisé la préfecture de police, ainsi que le directeur de la police judiciaire. La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie et l'enquête a été confiée à la brigade criminelle, assistée par la police scientifique. Le directeur de cabinet de la ministre de l'intérieur Michèle Alliot-Marie est également sur les lieux et celle-ci a écourté un déplacement à Bruxelles à la suite de l'explosion.

Sur le même palier que le cabinet de Me Gouet-Jenselme, au 4e étage, se trouve également la Fondation pour la mémoire de la Shoah. Par ailleurs, au 1er étage de l'immeuble où s'est produite l'explosion, se trouve le cabinet d'avocats Arnaud Claude et Associés, fondé par le président Nicolas Sarkozy.

>>> Pistes de réfléxion sur les attentats/terrorisme rapide car pas le temps de développer le sujet de suite...

1er temps / 1er article

1) Les actes terroristes/attentats (même si là on ne sait pas encore de quoi il s'agit) sur des gens qui n'ont rien demandé (et là de manière globale pas dans ce cas précis) me laissent toujours perplexe sur la forme... Pourquoi ne pas faire ça la nuit quand ça ne blesse/tue personne (je sais la question posée tel quel peut paraitre idiote car évidente et pourtant...) ? Symboliquement, le résultat sera le même, et surtout si la manifestation est protester d'une manière ou d'une autre contre les... les .. "agissements" du concerné, riposter de la même manière, est ce vraiment la meilleure solution ? Perplexe. Pourquoi ne pas par exemple faire exploser la maison du concerné la journée quand il y a personne (j'imagine qu'il doit pas y avoir tout le temps du monde chez lui quoi que... ) ? (c'est de la provoc' naturellement au cas où.... je ne pousse personne à faire exploser la maison de qui que ce soit). La "tradition" des actes terroristes/attentats semble toujours impliquer des morts ou des blesssés, alors que finalement, on pourrait avoir les mêmes "résultats" (aujourd'hui) en "terroristant" de manière différente : oui je sais je suis cynique. A quand la nouvelle "bible" du terroriste moderne et "écologique" ? 

2) Réglements de comptes en interne ? C'est possible aussi.

3) Auto-observation : on m'annonce la nouvelle, je vais lire la depêche. 1 mort, 5 blessés graves. Spontanément, je me dis "c'est pas beaucoup". Horrible pensée que ce relativisme des "morts". On est tellement habitué à dire des morts ci, des morts là, une guerre ci, une guerre là, des centaines de morts là, que 1 mort, qu'est ce.... C'est déjà trop, mais comme ça ne nous "concerne" pas directement, on relativise, on se focalise sur l'action, on réfléchit sur les motivations, on ne pense pas à ceux/celles  qui sont proches des blessés/des morts... Qui sont-ils ces gens ? Parents ? Pères, Mères ? Maris, Femmes ? Ont ils des soeurs/des frères ? .. Qui sont-ils.. Quels âges ont-ils ? On ne saura pas. 1 mort, 5 blessés. Nous on va se fixer sur les faits.... et pendant ce temps un microcosme en ce moment est en train de pleurer ou espérer que son/ses proches s'en sortent..... Des vies ont basculé ce jour pour ces personnes là. 1 mort, 5 blessés. 

4) Attendre le complément d'informations ce soir, ou dans la journée... même si comme ça sera certainement le cas, nous n'aurons naturellement pas toute l'info, mais une info...  

2eme temps / 2ème article

1) Donc en l'espace d'une heure, des centaines/milliers ? de personnes ont eu le temps de lire le premier article (comme moi) et de commencer à lancer des suppositions, hypothèses etc...  Dans ces cas là, est ce que le journaliste devait préciser, les deux dernières phrases de son premier article ? Ne devait-il pas attendre d'avoir toutes les informations en main, avant de donner des données certes factuelles, mais qui poussent déjà à des suppositions orientées. Rôle du journaliste toujours ambigu... Doit il ou ne doit il pas prendre position ?

2) On s'oriente vers le réglement de compte ? 

3) Une fraction de seconde, j'ai pensé : "tiens, le gouvernement contrôle l'information, peut-on se fier à ce deuxième article, qui nous éloigne très très loin des premières suppositions ?" Dans quelques heures tout le monde lira les mêmes informations factuelles, difficile de savoir ce qui est vrai/ce qui faux.... Bref, attendre encore...

>>> Compléments d'infos, j'aime bien aller voir ce que racontent les autres "tendances" .... ;) :

LIBERATION

J'aime les "plumes" de Libération, mais  j'ai toujours du mal avec l'information très orientée dès le départ (même si nous sommes tous au courant que c'est une presse orientée, ...)  Les titres de ces articles donnent le ton....Les infos sont moins précises que dans le Monde et le Figaro.

Premier Article : Colis piégé à Paris: qui était visé ?

Un colis piégé a explosé au 52 boulevard Malesherbes, faisant un mort et cinq blessés. L'immeuble abrite également l'ancien cabinet d'avocats de Sarkozy et la Fondation pour la mémoire de la Shoah, mais c'est le cabinet d'avocats Gouet-Jenselme qui était semble-t-il visé.

Cordélia Bonal (avec AFP)
LIBERATION.FR : jeudi 6 décembre 2007
 
L'explosion d'un colis piégé survenue dans un cabinet d'avocats parisien ce matin, qui a fait un mort et plusieurs blessés, n'a aucun rapport avec Nicolas Sarkozy, qui détient des parts dans un cabinet d'avocats situé dans le même immeuble, a déclaré le procureur de Paris, Jean-Claude Marin.
 
L'immeuble où a eu lieu l'explosion abrite plusieurs cabinets d'avocats, dont l'ancien cabinet de Nicolas Sarkozy, et la Fondation pour la mémoire de la Shoah.

Mais c'est semble-t-il un cabinet d'avocats, le cabinet Gouet-Jenselme, situé au 4e étage, sur le même papier que la Fondation pour la mémoire de la Shoah, qui était visé.

Le colis piégé, qui contenait deux engins explosifs, était adressé aux noms de Me Olivier Brane et Me Catherine Gouet-Jenselme.

L'explosion a tué la secrétaire de ce cabinet et a blessé Me Olivier Brane, qui a été transporté à la Pitié Salpêtrière mais dont les jours ne seraient pas en danger.

Jean-Claude Marin, procureur de la République de Paris, a confirmé que l'explosion avait eu lieu au quatrième étage de l'immeuble, dans le cabinet Gouet-Jenselme qui ne traite «que des affaires civiles et commerciales». «Un coursier a apporté un colis à la secréaire, a-t-il expliqué. Il y avait un seul colis mais deux explosifs à l'intérieur. La secrétaire est morte et un des avocats est blessé à la main et au visage».

Selon ses proches, l'avocate visée avec son collègue ignore le motif de cet envoi car «elle ne s'occupe pas d'affaires sensibles, mais plutôt de conflits d'assurances, d'affaires de divorce et immobilières».

Alors que le quartier est quadrillé par les forces de l'odre et la presse tenue à distance, le préfet de police Michel Gaudin s'est rendu sur les lieux, ainsi que le directeur de la police judiciaire. Le directeur de cabinet de la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie est également sur les lieux. Celle-ci doit "rapidement" rentrer de Bruxelles, où elle va écourter un déplacement. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, qui s'est rapidemment rendu sur place a déclaré: «Je ne peux que condamner avec la plus grande détermination et la plus grande fermeté ce crime».

La  section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie et l'enquête confiée à la section antiterroriste de la Brigade criminelle.
 
Deuxième article plus tard. : «On nous a dit qu’il y a eu une explosion dans le bureau de Nicolas Sarkozy»
 
Contactés par Liberation.fr, plusieurs voisins du 52 boulevard Malesherbes, où un colis piégé a fait un mort et plusieurs blessés, expliquent qu’ils n’ont pas entendu l’explosion et que la police leur a demandé de rester à l’intérieur «en cas de deuxième alerte»

«On est tous bloqués je ne peux pas aller voir mes malades», explique Jacqueline Morel, médecin au 50 boulevard Malesherbes.

Elle n’a pas constaté de dégâts apparents dans la rue. «On nous a simplement dit qu’il y a eu une explosion dans le bureau de Nicolas Sarkozy».

La rue est pleine de pompiers, de policiers, et d’ambulances, précise-t-elle.

Au restaurant la Comtesse, qui se trouve à une centaine de mètres, le personnel et les clients n’ont rien entendu. «On était en plein service, on s’est rendu compte qu’il se passait quelque chose quand on a vu passer le Samu et les pompiers». La police a demandé à tout le monde de rester à l’intérieur.

Un autre voisin, qui travaille à IRJ Com, explique pour sa part qu’il aperçoit simplement une fenêtre cassée au niveau du numéro 52 mais qu’il ne voit «aucun autre dégât apparent». Lui non plus n’a rien entendu, et il confirme que la police lui a demandé de ne pas sortir «au cas où il y aurait une seconde alerte».

LE FIGARO

Alors.... ça m'a fait sourire... Les titre encore... Immédiatement, on voit que Le Figaro dramatise... (l'insécurité tout ça ;))... Entre le titre du premier article et le deuxième.... honnêtement, crier la panique, ça y est la France va mal ? ;)  Mais niveau "information", il y a des détails, autant que dans le Monde.

Premier article  : "Préfecture de Police : c'est "un attentat""

06/12/2007 | Mise à jour : 15:22

La ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie a quitté Bruxelles pour se rendre sur le lieu de l’attentat.

La ministre de l’Intérieur a été la première à réagir. Michèle Alliot-Marie, qui a quitté Bruxelles pour revenir à Paris, a «condamné avec la plus grande fermeté cet acte lâche et odieux». Le directeur du cabinet a «immédiatement» été envoyé sur place.

La préfecture de police a parlé d’«attentat», précisant qu’un paquet avait explosé. Elle a par ailleurs confirmé que la section antiterroriste du parquet de Paris avait été saisie et que l’enquête avait été confiée à la section antiterroriste de la Brigade criminelle.

Le préfet de police Michel Gaudin s’est rendu sur les lieux, ainsi que le directeur de la police judiciaire, le maire PS de Paris Bertrand Delanoë et le procureur de la République, Jean-Claude Marin. Un large périmètre de sécurité a été instauré autour des lieux.

Deuxième article  : "Un colis explose en plein Paris : un mort"

Jérôme Bouin (lefigaro.fr) Avec AFP et AP
06/12/2007 | Mise à jour : 16:30

L’explosion s’est produite dans le hall d’un cabinet d’avocats. La secrétaire du cabinet est morte, un avocat grièvement blessé.

L’explosion d’un colis piégé a tué la secrétaire d’un cabinet d’avocats parisien situé au 52 boulevard Malesherbes, dans le 8e arrondissement de Paris, jeudi à 12h50. La victime, âgée de 60 ans, travaillait pour le cabinet d’avocats Gouet-Jenselme, situé au quatrième étage gauche de l’immeuble.

Me Olivier Brane, qui se trouvait près de la secrétaire au moment de l’explosion a été grièvement blessé. Il a été transporté à l’hôpital parisien de La Pitié Salpêtrière. Selon l’avocat Pierre Ponos, qui s’exprimait sur France Info,le colis était adressé à Olivier Brane et Catherine Gouet-Jenselme, qui dirige le cabinet.

D’après Jean-Claude Marin, le procureur de la République, un coursier est venu apporter le colis dans lequel se trouvait une caissette. Cette caissette contenait deux engins explosifs qui se sont déclenchés, dans le hall du cabinet, au moment de l’ouverture du colis. Selon Jean-Claude Marin, il n’y avait qu’un seul colis, et non deux comme a pu le dire l’avocat Pierre Ponos.

Le quartier bouclé

Le cabinet Gouet-Jenselme est situé dans le même immeuble que le cabinet dans lequel Nicolas Sarkozy a été associé. «Ce n’est pas le cabinet de Nicolas Sarkozy qui était visé» a cependant précisé le parquet de Paris. L’adresse abrite aussi le siège de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, sur le même palier que le cabinet visé.

Le procureur de la République, Jean-Claude Marin, a exclu tout lien entre ces deux informations et l’explosion. Il a aussi déclaré qu’il n’y avait pas de lien avec le procès en cours d’Yvan Colonna, assassin présumé du préfet Erignac. Certaines sources avaient pu évoquer cette possibilité.

Autour du 52 boulevard Malesherbes, le quartier est complètement bloqué par les forces de l’ordre. Les troupes militaires et les véhicules de déminage de la police, un temps mobilisées, ont toutefois quitté les lieux. Il reste plusieurs véhicules de pompiers.

La dizaine de collaborateurs du cabinet est en «état de choc» a précisé le procureur de la République.

La ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie doit rentrer «rapidement» de Bruxelles où elle devait participer à une réunion des Ministres de l’Intérieur de l’Union Européenne, et se rendre sur place. Elle a déjà «condamné avec la plus grande fermeté cet acte lâche et odieux».

Le préfet de police Michel Gaudin est aussi sur les lieux, ainsi que le directeur de la police judiciaire, a précisé la préfecture de police.

«Nous ne savons pas les raisons de cet attentat», a déclaré le maire de Paris Bertrand Delanoë sur place. Sa concurrente dans la course à la mairie de Paris, François de Panafieu, est également sur place.
 
Bref... no comments.

16:20 Publié dans Citizen | Lien permanent | Commentaires (0)

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