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31/01/2008

Pub n°15 - Club Internet "Les Amoureux" - 35'' - version internationale

Voilà une autre des 3 pubs de la campagne Club Internet ("Double-appel" & "Maniaque"), réalisée en 2006 par Tim Godsal et montée par Thierry Hoss, produit par Les Télécréateurs. Agence : DDB
 
 

Le petit carnet de moleskine noir....

Un enterrement. Elle était là, plantée dans la brume. Il faisait encore nuit. C'était l'automne ou l'hiver elle ne savait plus. Une journée de novembre, glacée. Elle était frigorifiée. Elle était seule face à cette tombe. Personne autour. Personne n'était venu à part elle. C'était une messe nocturne, une volonté originale du défunt qui avait finalement été respectée, car elle s'était battue pour que ça se déroule de la sorte. L'aube arrivait...  Elle voyait le soleil se lever péniblement derrière l’épais brouillard. Une tombe  ouverte dans un cimetierre de campagne, un bled perdu au milieu de nulle part. Elle avait son manteau noir zara, un gros pull col roulé noir, sous ce pull le t-shirt rose qu'il lui avait offert, un collant en laine gris, un pantalon gris, des bottes noires et une étole rouge qu’un autre ami lui avait ramené d’Inde. Et seule. Seule face au silence. Seule face à la mort, seule face au froid. Les larmes ne venaient pas, elle le ressentait pourtant ce vide, ce manque, ce sentiment d’horreur. On lui transperçait le coeur avec des centaine de couteaux chaque seconde qui s’écoulaient. Au moins, l’environnement fantasmagorique s’accordait à son âme.

Pourquoi es-tu mort, abruti ? Je t’avais pourtant dit qu’on devait mourir ensemble… Quand on était gamin, je t’avais supplié de ne pas disparaitre avant moi, tu n’avais pas le droit ! On devait être ensemble jusqu’à la fin de nos jours. Encore ton caractère contrariant, tu fais exprès pour que je sente combien je t’aime, j’en suis certaine. Je ne te ferai pas ce plaisir. Tu crois que tu vas me manquer ? Non, mais sans blague, pourquoi tu me manquerais ? Parce que depuis qu’on est môme, on joue ensemble ? Parce qu’on s’est dispute autant de fois qu’on s’est étreint et que je n’imaginais pas ma vie sans toi ? Je ne suis pas faible, moi. Souviens-toi quand je tombais et que je me blessais, petite, lors de nos conquêtes des Mondes Inconnus, je ne pleurais pas. J’étais forte. J’avais mal pourtant, et le sang coulait sur mes genoux. Mais je continuais à travers les bois pour te suivre. Les explorateurs  ne pleurent pas, même quand on a sept ans.

Et voilà tu es là, maintenant, au fond de ce trou. Comment as-tu osé me faire ça ? Partir… Et tu ne m’as même pas prévenu, non t’as préféré t’en aller brusquement, sans crier gare. Et les autres, où sont-ils les autres ? Ah c’est vrai, ils arriveront plus tard. Moi je voulais t’avoir pour moi toute seule encore quelques heures, en silence. Juste toi et moi. J’aurais aimé regardé des levers de soleil avec toi encore des années, surveiller les nuits de Pleine Lune et chercher la Grande Ourse. Je t’aime. C’était interdit par la Convention de Genève de partir comme ça. Tu ne respectes rien. Allez, réveille-toi. Allez, debout !!! C’est finit la blague, tu peux arrêter maintenant. T’as voulu me faire peur, mais ça suffit. Je sais que tu fais semblant. En réalité, le jeune homme que j’ai vu dans le cerceuil, c’était une copie, un faux, un mannequin que tu as fait mettre pour me faire croire que tu étais mort. Ca suffit maintenant, ce n’est plus drôle. Viens allons prendre un p’tit déj’, allons rêver encore à tout ce qu’on fera un jour qui n’arrivera peut-être jamais, notre bulle. S’il te plait, je ne rigole plus. ALLEZ !

Dans ce cimetierre il n’y a que quatre tombes. Il n’y a qu’une barrière en bois qui le cloture. On l’avait découvert au cours d’une de nos grandes conquêtes, et nous nous étions dit que nous pourrions se faire enterrer ici tous les deux, à moins de décider d’éparpiller nos cendres. Je voulais que mes poussières s’évanouissent dans l’Espace, tu te souviens ? Autour de nous, il n’y a rien. La campagne à perte de vue. A l’époque, cette étendue nous ennivrait, on imaginait que c’était les nouveaux territoires conquis. Aujourd’hui, cet espace m’isole, je suis perdue dans le Néant. Il n’y a pas un seul arbre, et pas une fleur vu la saison. 

Tu résistes ? Tu veux aller jusqu’au bout de cette mise en scène idiote ? Mais je ne vais pas me faire avoir, je sais que tu es encore là. Tu n’aurais jamais osé partir sans moi. Jamais. Il faut grandir maintenant ! On a trente ans désormais, c’est finit les jeux idiots !  Ca ne me fait plus rire. La mort ça ne se prend pas à la légère. J’étais chez moi, quand ton complice m’a appelé. Tu as pris un inconnu pour être certain que je sombre dans ton arnaque. Il était odieux, il a très bien joué, tu pourras le féliciter. Il s’est d’abord assuré que j’étais bien celle que tu avais mis comme personne à contacter en cas d’urgence, puis il m’a annoncé froidement que tu n’étais plus, qu’il fallait que je vienne à l’hopital, identifier… T’identifier, je pourrais le faire les yeux fermés. Toutes les courbes de ton corps, tes cheveux, tes mains, tout. Tu étais très bien aussi à la Morgue, tu as un vrai talent de comédien, tu devrais y songer. J’ignore comment tu as fait pour être aussi glacé quand je t’ai touché, tu avais du aller dans un grand frigo juste avant. Le maquillage violet aussi parfait. Tu as masque ton odeur aussi. Cette odeur… Bref, un vrai metteur en scène n’aurait pas fait mieux. Tu as de l’avenir dans ce métier.

Quelle heure est-il ? Il est plus de huit heures. Les autres vont arriver. Ceux qui vont troubler notre complicité. Je m’en irais quand ils seront là. 

Il faisait jour à présent. Elle était là, figée face à cette tombe. Elle avait un sac posé à ses pieds, elle se pencha, pris son ipod, le metta sur ses oreilles… Edith Piaf. Naturellement, Edith Piaf. Ses yeux s’humectèrent enfin, une goutte, puis deux, puis trois… un torrent. Elle s’avança vers le trou béant, plongea la main dans sa poche, sortit un vieux petit carnet noir et le jeta dans le trou. Puis elle disparu comme un Songe.

Au fond du trou, il n’y avait rien. Aucun cercueil, mais le vide et - à présent - le petit carnet de moleskine noir où elle avait relaté tous ses rêves d’enfant….

30/01/2008

Effeuillage n°6 – “Les pauvres, c'est fait pour être très pauvres ; et les riches, très riches.” – Don Salluste – La Folie des Grandeurs

La star de la semaine passée aurait pu être Tom Cruise et le bouquin d’Andrew Morton qui fait scandale concernant les révélations sur le n°2 de la Scientologie. J’aurais pu m’attarder sur les élections en Serbie où Nikolic, ultra-nationaliste, arrive en tête des élections au premier tour (ce qui aura des impacts sur l’équilibre dans les Balkans). J’aurais pu ironiser concernant les résultats encore mitigés du service minimum dans les écoles, évoquer la grève des fonctionnaires jeudi dernier ou m’amuser de la présence “surprise” de D.S.K. le w. e.  du 19 à la Mutualité. J’aurais pu réfléchir sur  l’élargissement souhaité du G8 à l’Inde et la Chine par M. Gordon Brown,  mais faisons honneur aux Pink Floyd, en entonnant tous en choeur : Money.

Ces derniers jours, je me suis replongée dans les bases macro-économiques de mes études lointaines, interrogé quelques professionnels du milieu, effeuillé des centaines de pages écrites par des journalistes maîtrisant parfois peu leurs sujets touchés par le syndrome du “scoop”(il n’y a qu’à suivre au jour le jour les analyses pour s’en apercevoir) pour en arriver à la conclusion suivante : quel(le) néophyte pourrait-il (elle) comprendre quelque chose à ce charabia de taux directeurs, de marchés financiers qui s’écroulent à cause des subprimes, des manipulations frauduleuses d’un ancien des back-office, de l’impact sur les actions des petits spéculateurs, ou des conséquences sur l’économie nationale ? Heureusement quelques études parfaitement rédigées par Pascal Riché dans Rue 89, le blog d’Alexandre Delaigue – professeur agrégé d’économie-gestion – hebergé par Libération ou des journalistes de La-Croix permettent de naviguer à travers les méandres des sphères financieres. Parfois, il est plus urgent d’attendre que de rédiger à la volée des articles qui risqueraient d’être approximatifs.  

Flemme neuronale quand tu nous tiens ! Je vous vois, lové(e) dans votre canap’, vous voulez du “tout-cuit”, pour pouvoir frimer sur la crise financière et sur l’histoire de la SocGé dans vos diners mondains, sans avoir à déchiffrer tous ces jargons techniques. Génération du pré-mâché, défi relevé. Concernant la banque de Bouton, vous avez le choix entre l’option du “Grand Complot” avec Jérôme Kerviel incarnant le Tom Cruise de La Firme, celle plus modeste de “j’comprends pas grand chose, mais j’aimerais bien qu’on m’explique” ou celle fataliste mode “tous des pourris, qu’est ce que j’en ai à faire ?”.

Si c’est le choix un ou deux, dans deux jours tu pourras découvrir le premier Gros Plan (Comme N. S., j'applique la règle n°1 de la Com" : créer un buzz et des effets d'annonce...) qui zoomera sur cette crise économique et financière de manière - j'espère - simplifiée mais précise. En attendant, tu peux toujours effeuiller les 3 articles ci-dessus recommandés. Si tu optes pour la 3ème option, reprends ta Bible et soutiens Flavie Flament qui a le blues, réjouis-toi du coup de foudre de Laurence Ferrari et Richard Berry, engage toi définitivement pour sauver Britney de son hygiene de vie douteuse et son emprise du méchant Paparazzi Adnan Ghalib.  Pas de N. S. ces deux dernières semaines, car il a finalement compris que son rôle était initialement confiné à des affaires d’états plus sérieuses que ses vacances en Egypte… Petit N. S. est devenu grand. Enfin grand... Peut-être est ce parce que Michel Barnier – ministre de l’Agriculture - et Christine Albanel -  ministre de la Culture – ont du “arrondir les angles” la semaine passée suite à ses deux interventions “spectacle”, sur les quotas de pêche et la suppression de la publicité sur les chaînes publiques… Pas de zizanie au sein du Gouvernement, ce n’est pas bon pour l’image ! Tout le monde est au diapason ! "M'enfin" dirait Gaston (Lagaffe pour les intimes). 

Mais ne t’inquiète pas, tout ne va pas si mal ! Ce n'est pas parce qu'il y a eu un lundi noir, que des milliers de Palestiniens ont franchi la ligne Egyptienne ou qu'une étude a mis à mal les 935 mensonges de l'Administration Bush, que ça va mal ! Preuve en est : Fatiha Mejjati, la veuve d’Al Qaida n'a pas encore lancé un attentat sur la France comme elle l’a annoncée et si l'économie risque d'être morose dans les prochains mois (années ?), et qu'on est tous/toutes ruinés,  on pourra peut être participer au programme des 45 000 emplois de Fadela Amara, ou on faire heures supp’ parce qu’il parait selon N. S. que “ça marche" !

Plus sérieusement, saluons cette semaine la victoire du PSG le we dernier à domicile (3-0) et la bonne performance globale de Jo-Wilfried Tsonga à l'Open d'Australie, réjouissons-nous pour cette petite fille de 9 ans Demi Lee Brennan qui suite à une greffe du foie a été sauvée mais a aussi étrangement changé de groupe sanguin (Bienvenue dans X-files…  de O négatif à O positif, si si), félicitons Shaun Tan récompensé au 35ème festival d'Angoulême avec son "Là où vont nos pères", et... rions, non pardon, suivons la volonté de création d'un nouveau parti rénové de la LCR mené par O. Besancenot, avec - on lui "souhaite" -  plus de 3100 adhérents.


Allez Salut, à la semaine prochaine… enfin non à dans 2 jours ;) !

  

28/01/2008

Pub n°14 - Minitel - 30'

Je cherchais une publicité "ancienne" dans les "télécommunications" pour rester dans le thème du jour de Club Internet. 
Je tombe sur ce spot pour le Minitel (1988) - agence Ogilvy - qui en soi n'a absolument rien d'intéressant, si ce n'est de m'avoir fait marrer pour sa ringardise... C'est pourquoi je vous fais partager ce grand moment de publicité avec ces quelques secondes qui j'en suis sûre n'auront finalement marquées personne. Notez le beau packshot de la fin. Un vrai bijou. (packshot = plan sur le produit, ici le Minitel). Remarque le gros plan sur l'insecte est pas mal non plus...