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28/04/2008

10 days off....

10 jours off....

10 jours loin...

10 jours où vous attendrez (impatiemment si avouez-le, faites semblant au moins :p) avant de suivre de nouvelles incroyables aventures (effeuillages, publicités, rencontres...) même si  à mon retour, ça se passera surtout de l'autre côté... sur le blog de Voyage... (car oui je n'ai rien posté là bas, mais oui ça a avancé ;))...

10 jours sans ordinateur, en tous cas sans connection internet....

10 jours .... ICI !  ..... on se "retrouve" à partir du 11 ! 

 

"Si vous n'aimez pas la mer, si vous n'aimez pas la montagne, si vous n'aimez pas la ville.... Allez vous faire foutre !" -

J. P. Belmondo / A bout de souffle.

15:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : barcelone...

Le Tagathom...

Jour de départ, je n'avais pas prévu de poster (cette note a été rédigée après la note 10 days off, mais j'ai replacé la note 10 days off au dessus pour la durée de mon absence). Mais Mamz'elle, m'a taggée et oui, d'habitude je n'aime pas ça.... mais là j'avoue que le questionnaire lunaire (copyright sur mon expression ;)), m'a titillée. Alors j'ai dit oui. Parce que pour le coup j'ai trouvé ça amusant.
Le principe c'est : le fabuleux voyage de Tagathom : en gros les taggés vont voir leurs noms apparaitre sur cette carte virtuelle, ce qui somme toute est assez amusant.  Chaque bloggeur/taggé(e) doit rajouter une question à la suite (donc OUF je suis au début parce que me taper XXX questions comme ça j'suis pas sûre :p)...
L'origine du concept vient d'ICI !  
 
Question 1 (Jdm) : Qui a mis en relation la pensée de Pascal nous rappelant que la vie est misérablement courte et celle d’Einstein découvrant que plus on va vite, plus le temps est court ?
Est-ce que ce n’est pas le lapin d’Alice qui est toujours en retard parce qu’il a rendez-vous quelque part ?

Question 2 (Idothée) : En quoi peut-on dire en s’appuyant sur les suites de Fibonacci que Don Juan était un fin théoricien de l’infini à travers sa relation avec les femmes ?
Ldothée si tu me lis, mais d’où tu sors cette question ????? !
Bref,  rappelons que :
“La série de FIBONACCI. Léonard de Pise, dit Fibonacci (12ème-13ème siècle) créa une série de nombres aux propriétés remarquables : 1,1,2,3,5,8,13,21,34,55,...233,377,610..où chaque nombre (sauf les deux premiers) est la somme des deux nombres qui précèdent.”
Vous n’avez rien compris ? Allez avec un p’tit effort, relisez.
Je sens que vous aimez ça, alors si vous voulez vous torturez un peu la tête, vous pouvez avoir plus de détails, ICI.
Après, rappelons que Don Juan, séducteur, refuse de se repentir jusqu’à la mort… Ok, maintenant il faudrait se positionner : pour ou contre la théorie de Ldothée ? Et bien moi je dis que ça colle pas car supposons qu’il avait 3 femmes puis 4 femmes (passée la première suite), ça voudrait dire qu’il doit avoir 7 femmes la suivante.. alors non ça ne matche pas… et puis en plus il meurt, alors autant dire que l’infini ne fonctionne pas non plus. Maintenant je ne suis pas une grande théoricienne scientifique, alors qui sait… J’ai une autre théorie à avancer : est ce que Don Juan n’est-il juste pas la preuve que l’optimum de Pareto est un doux rêve ? (hein ça vous cloue le bec hein..) 

Question 3 (Thom) : Quel est selon toi le point commun secret entre la question 1 et la question 2 ?
Si Don juan avait eu le temps, il aurait eu plus de femmes… à l’infini.

Question 4 (Alf) : Si tu devais impérativement choisir entre le cœur ou le cerveau pour apprécier la musique, quel organe choisis-tu de conserver… et pourquoi?
Le coeur a ses raisons…. La musique ça se sent, ça se pense aussi, mais ça se ressent surtout… Et le coeur… n’est-il pas l’organe privilégié pour ce genre de choses ?

Question 5 (G.T.) : Si vous deviez vivre éternellement à l’intérieur d’un film… lequel, et pourquoi ?

Mary Poppins ? Nan, je ne sais pas moi, il y en a tellement… Harry Potter ? Qui veut la peau de Roger Rabbit ? Oui globalement ça serait quand même plus un univers magique…

Question 6 (Joe) : Quel est l’antécédent criminel (ou judiciaire) de l’amour ?

L’amour devait être un schyzophrène masochiste qui ne se réalisait qu’à travers le manque, l’absence et le vide… Mais dans ses phases d’apaisement, doux comme un agneau, et bienheureux comme un pinson, c’est toujours le calme avant la tempête.

 Question 7 (Dahlia): On raconte que le corps ne peut enregistrer le souvenir de la douleur, que c’est notamment une ruse pour que les femmes continuent à enfanter au fil des siècles. Selon vous, y a-t’il une autre raison au fait qu’on ne puisse convoquer le souvenir de la douleur physique?
Euh.. je suis partisante pour aucune douleur physique… Non mais là aussi arrêtons le masochisme ;) ! LIBERONS LA DOULEUR  ! LIBERONS LA DOULEUR ! (comité de libération de la Douleur). D’ailleurs les péridurales c’est une belle avancée ;)


Question 8 (Mamz'elle pour vous servir): La théorie de l'évolution a fait évoluer nos corps de mammifères pour qu'ils s'adaptent à l'environnement, nous avons donc ainsi perdu entre autres notre appendice caudal ou nos orteils aussi longs que des doigts. Pourquoi, selon vous, l'invention du vêtement et du chauffage ne nous ont pas débarrassé définitivement de nos poils?

Pour qu’on puisse encore employer l’expression “au poil”… (quoi oui, ok je sors.. ah non je suis sur mon blog.. bon ok, je reste)… Parce que si nous n’avions plus de poils, économiquement ça ferait beaucoup d’esthéticiennes au chômage, et que la Mode, trouverait le moyen de nous refoutre des poils en plastique parce que ça serait tendance tout à coup d’être des femmes à poils… (génial non comme réponse..)

Question 9 (Lau/Lie Chien): Si les personnages de dessin animés à cause d’une transformation planétaires prenaient vie, est ce que vous pensez qu’on arriverait à des croisements hum-animés dus à l’union d’être humain(e)s et de toons ? 

La génétique a encore de beaux jours devant elle, c’est merveilleux quand l’imagination n’a pas de règle… Moi je dis que du coup on aurait une sérieuse concurrence des Mangas…. ;) (comment ça ma question est con ?)
 
Et comme ce genre de questionnaire est tout à fait la "came" d'Epidemik.. c'est tout naturellement que les les TAGGE !!!! 

15:21 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8)

27/04/2008

Vocabulaire : décalage & ailleurs

décalage, nom masculin
Sens 1 Fait de décaler ou d'être décalé.
Sens 2 Ecart dans le temps ou dans l'espace. Synonyme écart Anglais (décalage horaire) time difference

décalage : 3 synonymes.
Synonymes avance, écart, retard.

Que peut changer un mot ? Une phrase ? Une lettre ? On ne devrait pas écrire. Le décalage est trop grand entre le moment où on écrit une lettre et celui où elle est lue. - Gil Bluteau

Le monde répond toujours à côté de toute question. Il convient donc de ne lui poser que des questions décalées. - Georges Olivier Chateaureynaud

- Du thé à sept heures du soir? - - Ben, c'est-à-dire qu'en ce moment, je suis un tantinet décalé dans mes horaires, oui. - Michel Audiard, Les tontons flingueurs


ailleurs, adverbe
Sens  En un autre lieu. Synonyme absent Anglais elsewhere, somewhere

ailleurs : 4 synonymes.
Synonymes absent, autre, autre part, dehors.

Tout quitter est plus facile que tout recommencer. Ailleurs, c'est toujours l'inconnu. - Reine Malouin

Il est préférable d'être ailleurs lorsqu'autre part n'est plus ici. - Pierre Dac

Il y a des gens qui peuvent être ailleurs quand ils veulent, ils n'ont pas besoin d'avoir un passeport. - Jacques Prévert

26/04/2008

Les rencontres de Neirie n°2 - Emmanuel Dollfus, responsable de la communication de Solidarité Sida

149162773.JPG(photo de gauche, prise par Oneiri)
Deuxième interview, je choisis Emmanuel Dollfus. Encore un engagé dans une association, encore une “grande cause” me direz-vous. Les profils seront plus variés, n’ayez aucune craintes, mais ces deux personnes me tenaient vraiment à coeur.

L’entrevue s’est déroulée, près des locaux de Solidarité Sida à Parmentier, lors encore d’un déjeuner. J’ai connu Emmanuel au lycée, c’est une longue et sincère amitié. Si je commençais à dresser le portrait de “Manu”selon moi, je manquerais naturellement d’objectivité. Aussi me contenterai-je de : Manu est un mec bien, un mec vraiment bien.

C’est avec un plaisir renouvelé (comme pour Julien Bayou
) que je vous le présente, nouveau témoignage que la “jeunesse” se bouge pour des causes et que ça marche. J’ai particulièrement de l’affection pour l’association qu’il représente, car moi-même engagée une année comme bénévole.

(NDLR : Emmanuel est aussi staffeur dans l’association Rollers et Coquillages, mais ce n’est pas cet aspect qui m’intéresse ici…)

Emmanuel, présente-toi …
Je suis Emmanuel, j’ai 30 ans, Poitevin et Parisien maintenant, je suis dans la communication, après être passé par la politique, l’administration et la création d’entreprise. Pas très original mais bon. Je travaille à Solidarité Sida en tant que responsable de la communication depuis 2 ans et demi. Je m’occupe de la communication institutionnelle et évènementielle de l’Association, de tout ce qui concerne Internet, et de monter les partenariats avec les entreprises et les  collectivités locales. (pour info : Emmanuel est diplomé d’un magistère en droit de la communication à Poitiers)

Tu as toujours été impliqué dans les associations depuis que je te connais, mais comment as-tu atteri à Solidarité Sida ?
J’ai toujours été dans le monde associatif, et même pendant mes études de droit, j’étais toujours impliqué dans les associations, étudiantes essentiellement. Quand je suis arrivé à Paris, j’ai naturellement cherché une association dans laquelle m’investir et m’impliquer. Par hasard, j’ai rencontré Solidarité Sida un peu comme tout le monde en allant à Solidays, et j’ai trouvé que le projet, les évènements qui étaient montés , c’était à la fois magique et intéressant. Du coup, j’ai voulu m’investir et pendant 5 ans j’ai été bénévole, puis j’ai rejoint l’activité en tant que salarié que très récemment.

Julien Bayou, de Génération Précaire ou Jeudi Noir, utilise la mise en scène, le spectacle, l’évènementiel pour faire passer ses messages. Solidarité Sida défend aussi sa cause souvent via des évènements festifs, artistiques. C’est une approche qui te plait ?
Je trouve ça intéressant cette façon de communiquer qui ne se base pas sur la pitié, l’émotion pure, mais sur l’envie de bouger et l’enthousiasme. Se baser sur la jeunesse pour monter tous ces évènements, démontre aussi que les jeunes sont plus solidaires et beaucoup plus enthousiastes par rapport aux grandes causes qu’on ne veut bien le croire habituellement. Le parcours de l’association me ressemble un petit peu, parce qu’effectivement c’est toujours ludique. C’est une façon de faire des choses positives et d’être utile à l’autre sans s’ennuyer. Par exemple quand on va à Solidays, on n’y va pas d’abord pour être utile à l’autre, on y va  parce que c’est un super rassemblement et qu’on s’y amuse. Après, affectivement c’est utile, mais les deux choses sont sur le même plan. C’est d’abord s’amuser, c’est d’abord de l’enthousiasme, c’est d’abord passer un bon moment - plus que s’amuser d’ailleurs - et ensuite se dire que ce bon moment qu’on a passé, il va servir à améliorer le quotidien de malades, des choses comme ça.

Le Sida, c’est la cause qui te touche, ou finalement ça aurait pu être autre chose ?
Avec ce parcours ça aurait pu être une autre cause. Y’a pleins de causes qui valent le coup de se bouger. Le Sida me touche particulièrement, parce que c’est une maladie de ma génération, mais c’est surtout le projet de l’association, la façon de voir les choses, de les mettre en forme et de communiquer de l’association qui m’a motivé pour m’engager plus que la cause en elle-même.

J’ai aussi posé cette question à Julien, quelles sont les déceptions que tu as pu avoir, des éventuelles limites à ton engagement ?

Il n’y a pas beaucoup de déceptions car c’est sûr que, quand on a la chance de faire quelque chose, qui vous porte et en plus d’en vivre, y’a pas mieux. Maintenant effectivement on peut toujours se demander où est la limite entre le professionnel, le personnel. Est-ce que passer mes week-ends et mes soirées sur ce projet à résoudre les difficultés qui sont très importantes, est une position qu’on peut tenir longtemps ? Moi, je pense que c’est quelque quelque chose qu’on fait tant qu’on n’en a encore la possibilité, tant qu’on en a encore le choix, et j’espère le faire encore longtemps. Mais je sais aussi que c’est  forcément une période de la vie, car il y a un tel engagement personnel dans ce qu’on fait, que c’est compliqué de séparer les deux choses. D’avoir une vraie vie personnelle complétement séparée du boulot. Je suis un peu dans la position de quelqu’un qui aurait crée son entreprise, même si c’est pas le cas. On adhère tellement au projet…. On dort en pensant à ça, on se réveille en pensant à ça, le week-end on va travailler... C’est une tournure d’esprit. C’est quelque chose qui au fur et à mesure des années sera peut être plus difficile à vivre quotidiennement…

As tu rencontré des rigidités/oppositions à vos actions ?
On est souvent confronté à des rigidités. Mais l’état d’esprit de Solidaridé Sida et des évènements qu’on produit font que l’enthousiasme, on841674983.jpg essaie de le générer auprès des festivaliers, auprès des gens qui travaillent - les bénévoles -, mais aussi auprès des partenaires qu’on peut avoir qu’ils soient privés ou institutionnels.  C’est sûr que générer l’enthousiasme auprès d’un président de région, d’un ministre ou de son cabinet, c’est moins simple qu’auprès d’un bénévole qui a 20 ans. Mais nous, c’est notre travail de fédérer synergies, et de donner envie à tous ces gens là aussi. Mon travail c’est de donner envie. C’est comme ça qu’on pourrait résumer l’ensemble de ce qu’on fait. Finalement ces rigidités sont souvent de courtes durées et on arrive très facilement à obtenir les choses avec une mentalité comme ça. A vouloir donner envie aux gens, forcément y’a un moment où on tombe sur des individus qui n’avaient pas envie avant de nous rencontrer puis avaient un peu plus envie après…

Tes meilleurs souvenirs ?
Les meilleurs souvenirs ce sont les expériences sur Solidays et ça c’est renouvelé tous les ans donc c’est génial ! A la fin du festival, ou quand on fait le bilan, même si on est super crevé, c’est génial. Ces moments de retrouvailles des 800 bénévoles... Et puis un moment particulier c’est la Parade Solidarité Sida qu’on a organisé en mai 2006. Personne n’y croyait y compris beaucoup de gens en interne. On a réussi à sortir de terre un évènement qui n’avait jamais été fait jamais nul part dans le monde, en tous cas pas à cette échelle-là. On a fait monter sur des camions des groupes qui jouaient live entre Bastille et les Invalides. Il a fait un temps pourri sur la fin, ça a un tout petit peu gaché le plaisir, mais quel pied quand on vu le premier char partir de Bastille avec  Tiken Jah Fakoli dessus qui a fait monter la foule  !!!!! Une heure avant on flippait parce qu’il n’y’avait personne à Bastille. Au final 500 000 personnes !!! La rue de Rivoli était blindée de gens. Tout le monde sautait. Y’avait Bénabar qui était perché en haut de son camion qui chantait. Il était près de la foule à un mètre à peine, 50 cm, on pouvait le toucher !  Ou ce groupe de métal qui était sur le dernier char, qui s’élance de Bastille, c’était AQME je crois,  avec tous les métaleux qui étaient autour à pogoter comme des malades… Les bénévoles qui étaient ent train de faire un cordon de sécurité autour du camion pour le protéger. Y’avait une énergie incroyable ! Sur le coup c’était pas très agréable de se faire bousculer par des métalleux mais quand même c’était génial... Là, on était en plein Paris ! C’était magnifique, monstrueux !

Une seconde édition, peut-être ?

Non. Une seconde édition, on a toujours espéré en faire une, mais maintenant je pense que ça perdrait peut-être un peu de sa magie. Et puis aussi c’est un évènement qui avait quand même un but politique : c’était de convaincre les candidats aux élections présidentielles que le Sida était toujours une cause d’actualité et qu’il fallait encore s’en préoccuper. L’objectif a été rempli. Pour faire un évènement comme ça, il faut un vrai message politique derrière. Et puis surtout nous, à ce moment-là, on avait choisi de dépenser de l’argent pour le produire,  et même si on avait trouvé des partenaires pour minimiser l’investissement c’est quand même quelque chose qui nous a couté de l’argent. Un moment on a arbitré de dépenser de l’argent sur ce créneau-là,  mais ce  n’est pas forcément tous les ans, car on a d’autres priorités :  soins des malades, préventions etc… des choses qu’il ne faut pas oublier.  Donc la mobilisation, l’action politique, c’est quelque chose qui est très très important, mais ça restera toujours au second plan derrière d’autres priorités qu’on peut se fixer.

La politique, ta prochaine vie ?

La politique m’a toujours intéressé. J’ai travaillé au plus près du politique au début de ma carrière professionnnelle, et c’est quelque chose qui m’intéresse. Maintenant je n’ai toujours pas trouvé LA personne qui me donnera envie de m’engager derrière elle et de tout oublier. Pour s’engager en politique, je pense qu’il faut avoir des vraies convictions. C’est aussi une question de trouver la structure qui permettrait d’exprimer ses idées. Aujourd’hui j’ai le sentiment qu’elle n’existe pas. Je n’ai pas envie de faire les choses à moitié ou de faire de la politique dans une structure existante qui ne me plairait pas. La solution serait peut-être de créer son propre parti, mais c’est pas évident. La politique c’est donc quelque chose qui m’a attiré, peut-être un petit peu moins maintenant.

Tu dis un peu plus haut, que l’amusement est essentiel dans ton engagement. Julien Bayou, va plus loin. Il évoque l’adrénaline éprouvée à travers ses actions, nécessaires en ce qui le concerne… As-tu aussi parfois ce sentiment ?

Dans son cas particulier, c’est des choses illégales, donc y’a pas mal ce côté-là. Même si effectivement il est très couvert par les médias et qu’on ne peut pas lui faire grand chose, ce qu’il fait est souvent illégal. Nous, on n’en est pas là, mais y’a quand même une adrénaline. Parce que quand arrive l’évènement, toutes les choses préparées pendant des mois se mettent en place, les unes après les autres, un petit peu comme par magie. C’est du travail. Des mois de travail comme un puzzle. Ouais, y’a une espèce d’euphorie qui se dégage forcément. A l’inverse comme on y met beaucoup de coeur et de sentiment la déception aussi est super cruelle. Si un évènement marche un peu moins bien, on le prend très personnellement, certainement beaucoup plus que si c’était un simple travail, un simple gagne-pain. On a beaucoup de mal à relativiser les choses, et je pense que c’est le cas pour tous les gens qui sont engagés dans des opérations de ce type-là. Ca doit être le cas pour Julien. L’échec, ça arrive, c’est aussi dur à encaisser que c’était euphorisant d’avoir réussi.

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Un agenda hebodmadaire de Emmanuel, ça donne quoi ?
C’est un rendez-vous à la région Ile-de-France pour négocier le partenariat pour Solidays de cette année, puis une réunion avec les bénévoles pour le blog, puis un appel à une société de street marketing pour mettre en place des actions de promo terrain sur des vélib’s, puis c’est un brieffing pour organiser la mise en ligne du site internet. Des journées qui sont vouées à la préparation des évènements qu’on peut organiser. Il n’y a pas vraiment de semaine type parce que dans cette activité-là, on est très très polyvalent. Y’a énormément de choses à faire qui sont très différentes en fonction des périodes. Mais ce que j’adore c’est que c’est très varié, on peut faire de la négociation, de la communication visuelle, du web. On passe souvent d’un sujet à l’autre, c’est fatiguant intellectuellement, mais c’est très très intéressant.

Et ta vie privée se gère comment ?
Ca se gère que ma copine est dans la même association que moi. Quand je disais que le personnel, et le professionnel se rejoignaient souvent c’est un peu ça. Et puis voilà, on gère, on met à côté un certains nombre de passions, de chose qu’on aurait envie de faire pour pouvoir se consacréer à sa tache, au lieu de faire du shopping le samedi après midi on est à l’association en réunion, parce que la réunion qu’on a pas eu le temps de caler la semaine on cale le week-end.

Le regard de ta famille ?
Pour l’instant, je pense qu’il y a forcément pas mal de tendresse et aussi d’inquiétudes effectivement par rapport au coté très engagé, je pense. Mais j’imagine - enfin je suis une famille où on fait pas beaucoup étalage de ses sentiments - j’imagine qu’il doit y avoir un peu de fierté parce qu’effectivement ce sont des gros évènements. Je pense que ma famille ne se rend pas compte de ce que ça représente en terme de travail. Je pense qu’elle se rendait même pas compte qu’on pouvait travailler pour un truc comme Solidarité Sida ou pour Solidays et que ça pouvait être un métier à l’année.

Tu avais un appel à passer, non ?
On a besoin de beaucoup de compétences dans plein de domaines, On a surtout besoin de soutien car nous savons que cette édition de Solidays  ne va pas être facile parce qu’il y a une énorme concurrence en terme d’évènements ce même we. Pas simple non plus, car on a pris beaucoup de risques au niveau de la programmation artistique, même si pour nous elle est d’une qualité jamais égalée encore, en tous cas jamais vue pour Solidays. On a pris des risques… Donc on a besoin de tout le soutien possible en termes de communication, de buzz… Donc si les gens ont envie de venir à Solidays, welcome ! Et s’il ont envie d’en parler autour d’eux, welcome aussi !

Une phrase qui te fait lever tous les matins, ou qui t’aide à croire dans ce que tu fais ?

Pour pouvoir espérer il faut oser. L’un ne va pas sans l’autre, on peut toujours espérer dans son coin, si on bosse pas, y’a rien qui se fait et rien ne se passe. Il faut sauter le pas et foncer. C’est un peu une maxime de vie pas vraiment liée à l’engagement, mais je pourrais te dire :  “Fais ce que dois, advienne que pourra”. C’est un proverbe qui me correspond bien. Il faut y aller, et puis c’est la seule chose qui vaille. En tous cas pour moi c’est un moteur de faire les choses et ça entretient aussi l’espérance que ça puisse aller mieux. Faut oser pour pouvoir espérer et vice versa.
Pour plus d’informations :
Solidarité SidaICI.
Solidays : LA

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