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31/05/2008

Trajet 30 - 04/04/08

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01:23 Publié dans Paris-i | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : paris, tour eiffel

30/05/2008

Chapitre IV. Mélodie

“                                                                                                                   New-York, 24.03.1978



Il est environ 5h du mat’, mon sommeil est perturbé comme toutes les nuits. Et je me mets à nouveau là devant ces pages que je remplis sans trop savoir pourquoi, sans trop savoir si un jour cela servira à quelque chose. Vis-je à travers l’illusion de ton retour ? L’espoir fait vivre ou il rend fou. Je me suis surpris la nuit dernière, si épuisé physiquement de ces sucessions de nuits blanches, à espérer le pire. Tu serais morte peut-être serait-ce plus facile à supporter que ce flou où je réalise que je cours peut-être derrière une chimère. La nuit est propice à ces pensées morbides, tristes. Désemparé. Je me sens seul face à mes démons. Je me bats contre l’invisible, moi. Si je t’abandonne, je ne serais jamais serein. Si je continue, peut-être vais-je me perdre moi-même… ou ne le suis-je déjà pas ? Condamné à l’exil de ma propre vie. La mort est moins pénible je crois. Elle donne une réponse, elle est irrémédiable. On apprend à vivre avec le manque, mais on ne vit pas avec cette interrogation “et si ?…” Comment refaire ma vie avec ce doute que peut-être tu es encore vivante quelque part, et que peut-être tu vas réapparaître un jour ? Comment ? Nous nous sommes unis pour le pire et pour le meilleur… Je n’avais jamais imaginé que le pire pouvait être l’enfer dans lequel je me sens sombrer progressivement… Je traverse des sables mouvants. Mon destin est tracé. Aucune issue, aucun échappatoire. Vagabond à la recherche du fantôme de son âme soeur, jolie perspective. Je sais, je deviens cynique. Ma douleur… Et ce sentiment d’injustice. Pourquoi nous ? Pourquoi toi ? Etions-nous trop heureux ?  Je n’ai jamais été très pratiquant et tu le sais, mais après cette nouvelle, je suis allé tous les soirs dans notre paroisse jusqu’à mon arrivée ici. Je ne vais plus prier. Le désespoir nourrit les religions, jusqu’au moment où nous ne croyons plus, confronté à l’injustice. J’ai invoqué Dieu, j’ai allumé des cierges, je me suis confessé. La foi peut déplacer des montagnes, pourtant les miracles n’ont pas toujours lieu. Tu n’es toujours pas là. Je suis dans un état second d’épuisement. Je ne sais plus où te chercher, ni quoi faire. Ces quatre derniers jours, je n’ai rien fait pour faire avancer mes recherches. Découragé. Je ne suis pas sorti de l’appartement, à part pour me nourrir. Ces rues, ces avenues ne me donnent rien à quoi me rattacher désormais. Pas un espoir, pas une piste nouvelle à explorer.  Rien.  A quoi bon repasser pour la énième fois dans tous ces endroits. Je n’ai rien trouvé, rien.  C’est le Néant… Néant… Néant… Néant….  “


L’écriture était devenue plus grifonnée et moins fluide. La fatigue de l’insomniaque. Il avait du s’arrêter brutalement, d’épuisement sans doute, car il y avait une tâche d’encre significative sur les derniers mots. Assise en tailleur sur le parquet contre son lit, elle ferma le cahier. Ce n’était pas un roman, ni le scénario d’un film policier ou fantastique qu’elle feuilletait. “L.” avait existé. Cette prise de conscience l’attrista pour celui dont elle était en train de violer l’intimité. Elle ne pouvait plus uniquement considérer cette découverte comme un simple amusement, ou un jeu de piste ludique. C’était il y a trente ans. Supposant que “L.” avait une trentaine d’année à l’époque de ce journal, peut-être était-il encore vivant aujourd’hui… Ses parents n’allaient pas tarder à rentrer de leur dîner, mais elle ne les interrogerait pas ce soir. Demain, elle avait cours, il était temps de se mettre au lit. Mélodie se releva, déposa avec précaution le cahier sur son lit, puis se dirigea vers sa salle de bain, après avoir saisi sa nuisette bleue Petit Bâteau.
 
Devant son miroir, en se brossant les dents, Mélodie s’observait. Elle était encore à l’âge où on découvrait son corps. Femme depuis peu, Mélodie n’assumait pas encore toute sa féminité. Au contraire, elle aimait déformer son visage en grimaçant, gênée souvent du fait qu’elle se savait assez jolie. Ne voulant pas être cataloguée parmi les filles uniquement intéressées par leurs apparences, elle cassait souvent sa plastique agréable avec un style vestimentaire neutre. Jean, converses, petite chemise ou t-shirt. Rarement des jupes ou petites robes. Pas de maquillage, contrairement à beaucoup de ses amies. Devant son miroir, elle ouvrait grand ses yeux verts pour faire “le monstre” comme elle le faisait pour ses petites cousines. Elle détacha sa queue de cheval, et ses cheveux châtains retombèrent sur ses épaules jusqu’au milieu de son dos. Elle avait le teint hâlé, quelques petites tâches de rousseur sur les pommettes, de grands cils, le visage assez allongé. Si elle n’était pas coquette, elle soignait sa peau. Elle avait établi une sorte de rituel avant de se coucher. Elle faisait les choses toujours dans le même ordre : brossage de dents, exfoliant léger quotidien pour le visage, lotion tonique, crème hydratante pour la nuit, crème pour le corps, puis déshabillage et pliage de ses vêtements qu’elle déposait ensuite sur la chaise de la salle de bain, avant d’enfiler de son pyjama.

Il était déjà 23h00 légèrement passé lorsque Mélodie se glissa sous sa couverture. Réglage de réveil. 7h00. Elle pris le cahier rouge, l’observa comme s’il s’agissait d’un précieux parchemin qu’il fallait manipuler doucement pour ne pas qu’il se détériore. La tentation était forte de le ré-ouvrir pour connaître la suite… Mais il n’était pas épais. Mélodie pouvait probablement tout lire en une heure et demi. Elle pris le parti de faire durer le plaisir de la découverte. Ne pas aller trop vite, ne pas gâcher le trésor par trop d’impatience.  Elle ouvrit le tiroir de sa table de nuit et l’y déposa. Au moment où elle éteignit sa lumière de chevet, elle entendit la voiture de ses parents entrer dans le jardin.

29/05/2008

L’experience interdik (publication Epidemik)

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Pause de 16h00, ce n’est pas l’heure de la kit-katitude mais celle des puissantes théories, des bouillonnements neuronaux de-la-mort-qui-tue, bref publik sois heureux, car aujourd’hui je te confie les résultats de mes recherches exclusives sur Epidemik.

Tu as crû, ô toi innocente brebis égarée du web, qu’Epidemik était un fléau. Tu as crû que ce terrain miné de paroles libérées t’avait contaminé(e). Tu as crû que les plaies étaient des malades incurables échappées d’un asile anti-bleuebleue’land. Tu as souffert au bagnik et le confessionnal est devenu ta catharsis hebdomadaire. Tu es devenu(e) un(e) epi-toxico des délires en participant toi aussi à cette vaste fête permanente du rire, de la bouffonnerie, de la connerie faite déesse… Ecoute, ô écoute mes révelations. TU T’ES TROMPE(E), oui TROMPE(E) !

Epidemik n’est pas un fléau, et encore moins un blog. Tu crois, toi naïf/naïve, devant ton écran que tu surfes on the wave… Mais non… Tu es une expérience, un objet d’étude, un specimen de l’opération ZORGLIK, tu as été choisi(e) parmi les plus cinglé(e)s, originaux/originales, de la blogosphère pour vivre l’expérience interdite du virtuel… Trop de virtuel tue le virtuel ! Tu es un élément de la Matrik et jamais tu ne te réveilleras depuis que tu as été plongé(e) dans le Sommeillik Experiencik. On observe les mouvements de ton cerveau déjanté à chaque seconde, on explore ton inconscient pour en sortir la moëlle épinière du Délire…

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EPIDEMIK EST UN LABORATOIRE !!!! Le plus performants des cabinets de recherches en psychotropes et autres addictions. Et le pire dans cette histoire, c’est que tu as été volontaire, oui volontaire, tu me lis bien pour être soumis à tous ces tests de comportements. Le programme ZORGLIK, c’est 24h/24h. Et la planète entière peut accéder au résultat d’une imagination coordonnée par des machines mises au point pour matérialiser ta pensée. . Le loft, Vanilla sky et le Truman Show sont dépassés : le Zorglik Show est dans toutes les maisons, et infiltre toutes les pensées à chaque seconde. Tu penses Epidemik, tu es Epidemik… et tout ça pour quoi ? POUR RIEN ! Et oui, fabuleusement, toi, volontaire de ce programme, tu as donné ton cerveau à la science, pour le bien-être des générations futures, pour que tout le monde puisse rire, car le rire est l’avenir de l’homme. Le Délire est un peu le carré de chocoletti avec ton café, le kinder surprise de ta vie, la petite fleur des champs de ton univers de geek(ette), le bernard lhermitte de ton océan…. Bref, toi, petite particule rose de mon ciel en sucre d’orge tu fais avancer le programme ZORGLIK . Grâce à toi, la déprime ne passera pas par là. Une question te titille, qui suis-je, si nous sommes tous des sujets d’expérimentation ? Je suis le sujet beta-23-54, volontaire et consciente de ce programme. Contrairement à toi, j’ai dépassé le stade de conneries standard. Le laboratoire intrigué a décidé de me réveiller et hebdomadairement me branche à toutes vos cellules multicolores pour que je puisse communiquer avec vous, mes joyeux compagnons de folie…

EPIDEMICIENS, EPIDEMICIENNES, DELIRONS GAIEMENT TOUS ENSEMBLE… parce que vous le valez bien et que c’est pour la bonne cause..

Sur ce je vais bouffer mon p’tit écolier….

Bul'art n°5 - Mozart - Le Requiem

Le Bul'art de cette semaine s'accorde avec l'effeuillage.. Parce que cette oeuvre est un chef-d'oeuvre, parce que ce Requiem est à la fois magnifique, et triste... Tristement magnifique. Je ne me lasse pas d'écouter en boucle... si vous ne l'avez pas, achetez-le. Le Requiem de Mozart, personne ne peut rester indifférent...

Quelques extraits ci-dessous, fermez les yeux, appréciez, même si vous faire écouter cela sur deezer est presque un sacrilège...

  

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15:56 Publié dans Bul'art | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : mozart, requiem