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15/02/2009

Delirium vocabularis # 2 - le texte

Je suis une retardataire, et je vous entends déjà morigéner. “Elle demande des remises de copies pour tel jour, et elle prend deux jours de plus !”… La vérité c’est que je n’ai point eu le temps de me pencher sur cet exercice avant 20h15, ce soir, en raison d’une procrastination très prononcée.  Ce qui m’a fait réfléchir à des pénalités en cas de remise en retard de devoir. Le ou la mécréante devra ajouter 1 mot supplémentaire par jour de retard pour la semaine suivante, choisis par vous…   A vous d’être mes bourreaux, je vous vois exulter ! Annoncez vos choix, je ne vais pas quémander pas de remise de peine.

Sois-dit en passant, je suis une roublarde, car si vous n’êtes ravi(e)s de lire cette logomachie, cette notule m’est bien utile vu ma flemme intellectuelle. Point d’oaristys, l’inquéresse stéatopyge a volé toute mon inspiration, à moins que ça ne soit ce foutriquet flavescent qui m’empêche de zinzinuler en paix en vessant sans s’excuser. Un horion m’aiderait peut être à stimuler mon habituelle munificence verbale, au lieu de persister dans ce babélisme. Et vos dithyrambes ne me trompent pas, car si ma “plume” est immarcescible, ma flemme est, elle, risible ! Je vois bien vos oraisons jaculatoires ! Abrégeons vos souffrances, et allez lire plutôt ces plumes plus inspirées chez Mamz’elle ou Profondedéprime (qui a sécurisé son site ;)). Et je vous délaisse, la semaine prochaine, nous essaierons de faire mieux ....

Commentaires

Et voilà le texte de Profonde Déprime /

Delirium vocabularis n°2

Je m'y remets : merci Lau pour les quinze mots choisis...



Ce matin, mes brillants élèves devaient me remettre leur oaristys composé à la maison.

Et comme toujours, je dus le leur quémander…

Un élève leva en effet le doigt pour m’expliquer sa situation : « Je n’ai pas eu le temps. Je peux vous le rendre après les vacances ? »

Dans ma grande munificence, j’acceptai d’abord, avant de comprendre qu’ils étaient une bonne dizaine…

Je les morigénai donc en les accusant de proscratination. Mais, de fort mauvaise foi, ceux-ci critiquèrent le babélisme de mes devoirs.

Nous interrompant sans vergogne, le délicieux petit Kylian se mit à vociférer : « M’dame, M’dame, Jordan, il a vessé !

- Foutriquet, répondis-je, je me demande pourquoi je me donne autant de mal ! Ta bêtise est immarescible ! »

Pendant ce temps, la non moins talentueuse Jennifer écrivait une notule sur un bout de papier destinée sans doute à une camarade de classe.

Je ne sais pourquoi, j’y jetai un œil et pus lire, absolument ravie : « Tu trouves pas la prof est stéatopyge ? »

Je me retins de lui décocher un horion.

Alors que je m’interrogeai sur les reliquats de ma prétendue vocation et sur le bien fondé d’une éventuelle démission, une cartouche d’encre explosa, jaculatoire.

Couverte d’encre, je me mis à hurler : « Y a pas à tergiverser ! Fini la logomachie ! » et je partis de ce pas remettre une lettre de démission à ma Principale – lettre que j’avais consciencieusement tapée des mots auparavant et que je gardai religieusement au fond de mon sac, tel un talisman.

Heureuse, je quittai ce lieu d’inculture et pensai à mon futur métier : inqueresse… Pourquoi pas ? Et au fond, cela ne me changerait pas tant que cela !

Écrit par : Lau | 16/02/2009

ouuaaahh !!!! t'as trop la classe ! moi j'ai craqué... je n'ai pas relevé le défit du 2eme... (j'ai honte)

Écrit par : Thomas | 17/02/2009

Ton texte est excellent ! Je t'embrasse.

Écrit par : profondedeprime | 24/02/2009

Les commentaires sont fermés.