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23/05/2008

Bul'art n°4 - O-dog Lee

En attendant la publication de la 3ème rencontre de Neirie, le Bul'art n°4 qui n'a pas été publié mercredi....

 Après Musique sans Paroles, la world music de Pyramydes, le "pop alternatif" de Boréa, je vous fais découvrir l'univers beaucoup plus urbain de O-dog Lee. Pour la petite histoire, j'ai découvert O-dog Lee par O-dog Lee, de son vrai prénom Paul, lui-même, et pour cause, en parallèle de sa vie musicale, O-dog Lee est employé à la Poste et pour l'avoir croisé régulièrement dans les bureaux où je sévis souvent  on a sympathisé. Son look de rappeur ne correspondait pas à l'idée qu'on peut se faire d'un postier "classique". De fil en aiguille, la question : "mais tu fais autre chose à part venir prendre le courrier ?"... Bingo, il fait de la musique. A l'image de son look vestimentaire, O-dog Lee est un groupe tendance hip-hop... Le son m'a semblé pas mal pour qui ne bosse pas dedans... Certes ça plaît ou ça plaît pas (pour le fond). Sardkore m'a fait marrer.

O-dog Lee ça vient d'un mélange entre le héros de Menace II Society et Bruce Lee... En se torturant un peu la tête, on en arrive (toujours selon l'intéressé) à l'idée du ying et du yang. L'un meurt jeune dans des circonstances bizarres, l'autre ne meurt pas à la fin du film alors que c'est une crapule... La vie et la mort, la justice et l'injustice, la folie et la raison... Un peu flou ? Vous pouvez toujours poser directement vos question (en commentaires en dessous) à O-dog Lee ! 

Bref, pour la petite biographie (pris sur le myspace) :

"En 1981 dans une famille de musiciens classiques, d’un père violoncelliste concertiste et professeur au conservatoire et d’une mère pianiste, O-dog Lee commence la musique classique à l’âge de quatre ans.  A dix ans, parallèlement à cet univers, il lie ses premières amitiés qui l’amèneront à l’amour du Hip Hop. La sortie de l'album IAM "Ombre est lumière (édition double)" et celle du Wu-Tang "Enter the Wu-Tang" resteront ses grandes références.  A quatorze ans, il débarque à Lyon et change de vie, arrêtant la musique classique. Il écrit ses premiers textes. Simultanément il débute la danse Hip-Hop, et en particulier le break. Puis il abandonne la danse pour se consacrer pleinement au rap. Commencent alors les freestyles radios, les scènes MJC ainsi que les tremplins.

En 1999, le rappeur rencontre le compositeur JC Cook avec qui il fera ses premières créations d’instrus. Il crée son premier groupe Kok Dee Kayn (Nomak, JC Cook, Zeady-Kay, DND) qui s'arrête quelques mois plus tard.  

En 2003, il sort son premier album éponyme "O-dog Lee", totalement autoproduit. Le ton de ce premier album est conscient, avec un son plutôt griffé east coast.  Dans le même temps, pour appuyer la sortie de l'album éponyme notamment, il fonde l’association Samsara Prod en compagnie de Nomak et de Sydharta. Ce premier album sera étoffé d'un premier clip, "Voila Pourquoi", aux côtés d’un jeune réalisateur : Raphaël Sackur. Cela s’annoncera comme le début d’une longue collaboration qui se poursuivra par la réalisation de plusieurs clips. "Voila Pourquoi" sera diffusé plusieurs mois sur ZIK TV. Au même moment, il rencontre DJ Solo, avec qui il fait plusieurs scènes au moment de la sortie de l'album. Ensemble, ils créent 2H2F, structure dédiée à la sortie de mixtapes, dont un seul volume verra le jour. L'aventure s'arrêtera brutalement entre les deux hommes quelques temps plus tard.  L’album sera défendu grâce à des scènes, des radios, des campagnes d'affichage intenses, de la street promotion ainsi que des chroniques diffusées dans divers magazines. Les échos s’avèrent positifs. A la suite de cela il participera à différents projets. Après cet album, l’artiste se met lui-même à la composition, ce qui marque la fin de la collaboration avec JC Cook. Au fur et à mesure l’artiste ouvre son univers musical et découvre de nouvelles sonorités. Le son s’étoffe peu à peu avec diverses influences telles que la musique classique, l'électro, la musique africaine ou le ragga. Il compose alors pour des groupes locaux (TP, Nomak, B.O.B,...) et pour ses propres textes.

Début 2004, soutenu par Samsara Prod, le deuxième album d'O-dog Lee est mis en marche. Résultat : une vingtaine de morceaux, de nombreux featurings inédits (The Real Fake MC, H2Zuu, Racines Carrées, Bliss, TP, Kenny Ken, Sir Jean de Meï Teï Sho, Jazz, Sheesha, son père, etc...), un gros travail de composition, des chanteurs issus d'autres horizons et d'autres langues. Cet album reflète sa quête du métissage et son ouverture d’esprit sur le hip-hop. Mais face à la dure réalité de l’autoproduction "Menace II Hip-Hop Society" ne sortira pas.
Début 2005, insatisfait, il décide de s’installer à Paris. Il crée un pôle "composition" sous le nom de NO BLAAZE INC, avec une devise : "Mon Hip-Hop n'a pas de limites".

Début 2007, il reprend l'écriture de nouveaux titres et prend un tout autre tournant stylistique adoptant ainsi la crunk. La crunk est une nouvelle révélation pour celui-ci, qu’il aura après le visionnage du film "Hustle and flow". Réadaptation du flow, nouvelle manière d'écrire et d'envisager un morceau de A à Z mais aussi nouvelle manière d'aborder les thèmes, soit pour lui, un retour à la création. Il définit cette découverte comme « une renaissance » sans abandonner les autres sonorités pour autant.

En juillet 2007, O-dog Lee sort un cd promotionnel de quatre titres : "Crunk Time". Ce cd parallèle aux élections présidentielles donne lieu à un titre pamphlet "Sardkore". Raphaël Sackur le clipera depuis Lyon en un mois à peine. Le titre ne pouvant être diffusé en télé tourne sur les plateformes du net telles que You Tube, Dailymotion, Wat Tv... "Sardkore" est un véritable carton. Le clip est même présenté par Karl Zero en personne, pour son "Journal du web", quelques jours avant le premier tour. A l’heure actuelle, on dénombre plus de vingt mille visionnages tous sites confondus."

Pour le myspace de O-dog Lee : cliquez ICI

Pour le myspace de No Blaaze Inc : cliquez ICI.  

Deux extraits musicaux de O-dog Lee : ENJOY ! (ou pas mais "rien  foutre ;)")

Sardkore

podcast 

Rien à foutre


podcast

 

 

22/05/2008

Chap. III. Avant la disparition…

"  - C’est fini, tu m’entends, fini, tes mensonges, tes affabulations, je n’en veux plus, tes « tu es unique », tes « tu sais très bien au fond de toi que tu comptes pour moi », je n’en veux plus, tu m’as menti trop de fois. Toutes ces phrases, ces déclarations, ces marques d’attention, ces instants de rêves, ces nuits où je pensais être la seule au monde… MENSONGES ! Tu croyais me duper toute la vie ? Tu pensais sincèrement que tu parviendrais à me bluffer ? VAS TE FAIRE FOUTRE ! Je sais tout, enfin j’en sais suffisament, car avec toi j’imagine bien que ce n’est qu’une partie cachée de l’iceberg… Elles aussi n’est ce pas ? Elles aussi c’était « spécial » ? Elles aussi tu ne savais pas trop ce que tu ressentais, mais tu savais qu’elles étaient importantes pour toi ? Elles aussi, tu les as pris dans tes bras, tu les as embrassées, tu les as pris par la taille, tu leur as préparé la cuisine, tu as parsemé leurs vies de petites attentions…. Est ce que quand tu étais avec moi le soir, la nuit tu rêvais de leurs corps en me faisant l’amour ? Ces attentions… J’y ai crû, tu comprends ?  Je n’ai rien voulu savoir, rien, j’ai bu tes paroles, j’ai voulu croire en toi, tu réalises ce que ça signifie ? Je ne voulais rien savoir, mais parfois à un moment donné il faut se rendre à l’évidence…
- Je suis désolé…
- C’est trop tard, trop tard pour les excuses, les explications, le mal est fait. Je suis naïve, idiote, d’avoir crû une seule seconde que je pouvais être importante pour toi…
- Mais tu l’es…
- Arrête, tes mots sont des coups de couteau dans mes idéaux, cesse je te prie… Elle m’a tout dit. Oui c’est vrai je lui ai demandée, j'avais le choix, mais je n’en pouvais plus des soupçons, des doutes. J’en sais suffisament pour partir, te laisser, t’abandonner. Tu n’as que ce que tu mérites.
- Je ne veux pas que tu partes, mais je comprends que tu m’en veuilles. Elle, ce n’était rien, c’est de l’histoire ancienne… Tu sais au fond de toi, tu sais…
- Elle ou elles ?
- …"


-    C’est un peu trop Soap Opera à deux francs, non ce scénario, t’en penses-quoi ?
 
-    J’en pense que la seule chose qui m’intéresse, c’est ce qui se cache sous cette chemise blanche...
 
-    Non, allez, s’il te plaît, je dois donner mon avis, c’est Justine qui me l’a demandée avant de le déposer dans la boite de prod’.
 
-    Comment veux-tu que je te donne mon avis sur une tirade pris au milieu de nul part ? A chaud là, je te dirais que oui ça fait très mélo, mais c’est une scène… Ca parle de quoi ce truc à part la dispute ? C’est quoi le synopsis ?
 
-    C’est un peu tiré par les cheveux. C’est l’histoire d’un mec qui est une sorte de mythomane ou serial killer de l’amour, et qui grosso modo enchaîne les conquêtes en laissant à chaque fois derrière lui des filles desespérées qui ne comprennent jamais le pourquoi du comment, des éternelles amoureuses, des frustrées, des dépressives… C’est un véritable gentleman, il les fait rêver, il est doux, attentionné, “le prince charmant”, mais toutes pensent être les “seules”. Il joue sur les mots, arrive toujours à s’en tirer, mêmes des situations les plus flagrantes… L’espoir fait vivre, c’est une maxime qu’il a parfaitement intégrée. Mais un jour, une journaliste télé qui a connu une de ses proches amies qui miraculeusement s’en est tirée, décide de faire un reportage sur cette sorte de Dom Juan moderne pour qu’il raconte son histoire, enfin sa version de sa biographie… Au fur et à mesure, elle rencontre toutes ses “ex” et recoupe les faits et découvre une personnalité complexe, une gueule d’ange et un mental manipulateur… Sauf qu’au final il devient aussi la victime de ses jeux. Bref en gros c’est ça.
 
-    Mouais, c’est réaliste ça ?
 
-    J’en sais rien moi… Dom Juan, tu crois qu’il existait vraiment ?
 
-    Non mais bon là ton mec, il est quand même bien barré.
 
-    Pas tant que ça, dans le scénario, c’est vraiment monsieur tout le monde, c’est ça qui fait le piment. On lui donnerait le bon dieu sans confession, ou presque.
 
-    Mouais.. bon écoute je sais pas… Je note que c’est toujours le mec qui a le mauvais rôle… Bande de féministes !
 
-    Oui et non, c’est plus nuancé. Par exemple, il est souvent assez clair avec elles, mais comme elles sont très amoureuses, elles ne veulent parfois rien savoir, jusqu’au jour où… Mais que peuvent-elles lui reprocher de fait ? Parfait criminel, il fait en sorte de ne laisser presque aucune preuve derrière lui en cas de jugement… Bon finalement, je m’apperçois que c’est pas si mal son scénar', en te l’expliquant..
 
-    Est ce que ça veut dire qu’à présent, nous pouvons….

A l’instant où il prononça cette phrase, Laurent saisit le manuscrit de sa femme pour le poser sur la table basse, l’attira contre lui en déboutonnant consciencieusement les boutons de sa chemise… Il commença à l’embrasser dans le cou, tout doucement, puis le lobe de son oreille gauche. Elle frissonne. Sa main droite la serrait par la taille, alors que sa main gauche penchait sa tête en arrière pour qu’il puisse mieux l’embrasser. Il la poussa alors doucement sur le canapé, en continuant à l’embrasser dans le cou, puis le creux de sa poitrine. Son soutien gorge enlevé, il lécha d’abord son sein droit en le massant avec sa main gauche. Elle s’abandonne au plaisir. Abordant ensuite son sein gauche, il poursuit sa descente vers son nombril, tout en effleurant du bout de ses doigts ses côtes. Elle tressaille. Sa main gauche s’aventure alors vers le mont venus sous le jean de son aimée. Elle le désire. Il lui retire son pantalon. Elle se laisse faire. Avec sa langue, il châtouille son clitoris. Elle gémit. Il introduit doucement ses doigts dans son vagin. Elle savoure l’instant. Puis il remonte tout en continuant à la caresser. Elle fait glisser ses doigts sous son t-shirt, le long de son dos, en le gardant près d’elle. Il retire son pantalon, enlève son t-shirt, et l’allonge ur le sofa. Sur elle. En elle. A son tour de gémir, au rythme de ses va-et-vients… La danse des corps-à-corps amoureux dure une éternité... C'était la dernière fois, avant qu'elle ne disparaisse.

21/05/2008

Effeuillage n°11 – “C'est seulement quand on a tout perdu qu'on est libre de faire tout ce qu'on veut.” - Tyler Durden (Fight Club/David Fincher)

Il y a des jours… et des lunes (C. Lelouch),  et il y a le festival de Cannes qui suscite toujours la curiosité, le rêve, l’argent, l’envie, les voyeurs et les exhibitionistes. La société du spectacle, on aime et on en veut encore… Je me souviens de la grande époque du plateau de Nulle Part Ailleurs avec la fine équipe P. Gildas et A. De Caunes, nostalgie. Lily Allen fait bronzette sur la Croisette, les filles de Sex and the City  découvrent pour la première fois le tapis rouge cannois, Jack Black débarque avec tous ses pandas et on apprend la future venue de jumeaux dans la famille Jolie-Pitt… La page people est courte car les médias couvrent largement l’évènement. Des scènes de films mythiques dans ma tête :  A bout de Souffle, Le Grand Bleu, Requiem for a Dream, Charade, Autant et en Emporte le vent, Star Wars, Moi, toi et tous les autres, Little Big Man, Singin’ in the Rain, West Side Story, Cinéma Paradiso… et j’en passe.  Des images à la volée qui ont bercé ma jeunesse. J’aime le cinéma parce qu’il fait rêver. Honneur à J. P. Belmondo, dont on attend la sortie prochaine de son dernier film réalisé par F. Huster -  Un homme et son chien - avec une de ses citations : “Prendre des années n'est pas très grave, car chaque âge a ses plaisirs et ses bonheurs.”

Mais on quitte la féérie pour l’horreur. Chine, Birmanie, sont les deux mots qui me viennent à l’esprit. Effeuillage des articles. Au fil des jours, les nombres de morts augmentent, les chiffres n’ont plus aucun sens, ils sont balancés à travers les différents papiers. Je visualise les morts, les affamés, les sans-abris, les risques d’épidémie, le manque d’eau, l’absence d’électricité, le fait de tout perdre du jour au lendemain. Plus rien, le vide, le néant. Je sens mon ventre qui se noue, j’entends des cris imaginaires, je vois des vieillards qui refusent de quitter les lieux si leurs enfants ne viennent pas les chercher dans le Sichuan, des camions Carrefour qui acheminent des vivres à Chengdu, et le déploiement de l’aide internationale enfin acceptée par la Chine venue de Singapour, Russie, Corée du Sud, Honk-Kong, Japon….Saluons  les entreprises françaises qui se sont mobilisées comme Sanofi Aventis qui verse 15 millions de Yunan au gouvernement chinois.
 
Si Hu Jintao a accepté pour la première fois l’ouverture de ses frontières aux Internationaux dans ce contexte d’urgence, le Mistral et ses 1 000 tonnes d’aides humanitaires n’a toujours pas autorisation d’accoster en Birmanie, malgré l'intervention de John Holmes, responsable des affaires humanitaires à l’ONU. Ban Kim Moon  va tenter de faire assouplir la position du général Than Shwe en le rencontrant aussi. Ce dernier a toutefois accepté l’aide de l’ASEAN. Si selon Tyler Durden  (Fight Club/David Fincher) : “Les choses qu'on possède, finissent par nous posséder.”, ces populations ne risquent pas d’être possédées dans les temps à venir. Humour noir quand tu nous tiens.
 
Trois jours de deuil national ont été proclamés dans les deux pays. Le tremblement de terre de magnitude 7.9 (sur l’échelle de Richter) au Sichuan a fait plus de 50 0000 morts,  et laisse 2 à 5 millions de personnes en situations critiques. Le cyclone Nargis a tué 134 000 personnes et mis plus de 2,4 millions de personnes dans le besoin. Apparement loin de ces considérations humaines, le régime militaire birman se pavane avec ses 92% d’approbation de la nouvelle constitution par les électeurs. “C’est cela oui” !, lance Pierre (Le père  Noêl est une ordure /Jean-Marie Poiré), vive la démocratie. Toujours en Orient, Jaipur, la ville rose de l’Inde qui attire de nombreux touristes a été la proie d’un attentat avec l’explosion de 7 bombes  sur le marché provoquant la mort de 60 personnes et plus de 150 blessés. Bref, « Après tout, demain est un autre jour ! », s'encourage Scarlett O’Hara (Autant en Emporte le vent/Victor Fleming), car si ces tristes évènements assombrissent notre optimisme, ce n’est pas encore l’apocalypse.

C’est ce qu’ont finalement admis, après six mois passés enfermés dans un abri sous-terrain dans la région de Penza (Russie), les 9 derniers résistants-adeptes-ermites (sur 35) d’une secte russe menée par le gourou Piotr Kouznetsov – qui lui-même n’a jamais vécu dans la grotte - en remontant à la surface face au danger d’empoisonnement du aux émanations d’un cadavre d’une des deux femmes décédées durant cette période. Ces illuminés pensaient que la fin du monde allaient arriver. Je passe mais n’en pense pas moins sur l’affaire Friztl. Patrick Bateman (American Psycho/Mary Harron), philosophe entre deux massacres, disait à Elizabeth : “Si dans le monde où nous vivons, il est impossible de comprendre son prochain, alors autant essayer de se comprendre soi-même.”

L’UMP devrait aussi méditer sur cette maxime face aux deux abstentions, la semaine passée,  de François Vannson et François Rochebloine - députés de la majorité -  concernant un projet de loi sur les OGM qui a permis à la gauche – minoritaire dans l’hémicycle, mais bénéficiant d’un gros absentéisme des députés UMP - de faire voter à 136 voix contre 135 une motion de procédure contre ce texte. C’est un fait exceptionnel qui sème la zizanie au sein du parti de N. S., dont la côte de popularité n’est par ailleurs pas à son apogée : 200 000 à 300 0000 grévistes de la fonction publique et étudiants étaient encore dans la rue la semaine passée pour protester contre la suppression des postes, et une autre mobilisation est prévue ce 22 mai dans les transports. Le parti présidentiel n’est pas le seul à traverser l’orage :  le P. S. est divisé par la guerre des gangs, le Modem se débat, et J. M. Le Pen est en pleine rupture avec Fernand le Rachinel, l’imprimeur du parti et ancien ami du président du F. N. : le parti lui avait emprunté 6,8 millions d’euros pour les législatives, on comprend que ce dernier soit un peu énervé. Qui a dit que la politique ressemblait à du café-théâtre ? Peut-être moi. 
 
Pour le reste, on n’oubliera pas de compatir avec les napolitains à propos de leurs déchets, de protester contre le prix du gazole avec les pêcheurs, de soutenir les 60 expulsés de l’Impasse de Jeudi Noir, d’être mesuré face à l’attitude du gouvernement allemand envers le Dalaï-Lama ou s’interroger sur la “chasse aux étrangers” en Afrique du Sud entraînant la mort de 22 personnes, notamment sur des travailleurs du Zimbabwe. On encouragera les 259 enfants alsaciens qui apprennent à vivre 10 jours sans écran (TV, internet), on sera content pour la victoire de Nadal à Hambourg et on découvrira la sélection de joueurs de Raymond Domenech pour l’Euro 2008. Mais on s’inquiétera pour la déforestation de l’Amazonie,  de la menace de disparition des Ours Blancs à cause du réchauffement planétaire (WWF) et des diables de Tazmanie en raison d’une épidémie de cancer de la face ou encore du site romain Allianoï daté IIème siècle situé à l’Ouest de la Turquie menacé par un barrage hydraulique.

Sur ce, salut, à la semaine prochaine ! je conclue sur cette dernière réplique :
“Carpe Diem. Profitez du jour présent. Que vos vies soient extraordinaires. », Mr Keating (Le Cercle des poètes disparus/Peter Weir)
 
 

19/05/2008

L’arbre à energie solaire (publication Epidemik)

L’arbre à énergie solaire, un vrai challenge conceptuel pour la ville de Paris   Une speciale “breaking news” pour Cholera, qui m’a demandée instamment de développer mon concept d’Arbres à énergie solaire…. En bonne geekette que je suis, j’ai toute une ribambelle de petits amis inhumains :

Un nabaztag :

  lapin.jpg

Deux nohohons : un bleu et un rose, qui fonctionnent à l’énergie solaire 

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un e-dog : 

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une fleur à énergie solaire jaune :

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Un diabolo messager jaune :

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2 bestioles/bidules à pattes (mais je ne trouve pas de photos)

Mais… il me manque encore un ARBRE A ENERGIE SOLAIRE…. Cholera n’ayant pas encore compris que je fonctionne très souvent en mode virtuel, et non en mode réel…

Il y a bien le flip-flap qui existe, mais c’est une plante ridicule …

flip_flap-1.jpg

Non, il faut imaginer quelque chose de plus grand, de plus utile pour notre belle société : un ARBRE GEANT au milieu de Paris qui ne fonctionnerait qu’à l’énergie solaire…

Imaginez, un énorme joujou en plastique en forme de palmier géant juste sur le champ de mars à côté de la Tour Eiffel en train de bouger de droit à gauche de manière lancinante… Car il parait que tous ces joujous (nohohons, fleurs) solaires sont sensés rendre zen…

ZENIFIONS PARIS AVEC DES ARBRES GEANTS A ENERGIE SOLAIRE…. 

Plusieurs avantages :

a)     les Japonais vont pouvoir  aller se recoucher avec leurs geekeries, PARIS draînerait de nombreux touristes pour voir cette chose insolite. Le joujou du 21ème siècle, le comble du kitch fait monument… ça vaut le détour non ?

b)    On générerait des adeptes de l’Arbre Géant à Energie Solaire, où les joyeux compagnons viendraient se ressourcer et disserter sur le sens de la nature sous cet arbre artificiel. Tous en tenue d’Eve et d’Adam, nous danserions gaiement dans la joie et la bonne humeur autour de ce nouveau gourou artificiel.

c)     On pourrait lancer un concours auprès des plus grands créateurs… Ce n’est plus “Dessine-moi un mouton”, mais “Dessine-moi un arbre géant à énergie solaire”… peut être qu’André sortirait un arbre minimaliste conceptuel… Ceci susciterait donc une nouvelle vague créative.

Bref, TOUS ENSEMBLE TOUS POUR CE GRAND PROJET PEDAGOGIQUE  !  Voilà mon concept du jour… Vous êtes emballé(e)s n’est-ce pas ? (non je n’ai pris aucune substance illicite).