Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

17/05/2010

Listen and Enjoy

Découvrez la playlist Padam Padam Padam avec Wax Tailor

22/12/2009

Occam - Passage

en cherchant si Xavier Chassaing avait fait d'autres choses depuis Scintillation, j'ai trouvé ça.

Occam - Passage from Kemuri on Vimeo.

16/12/2009

Le cirque plume, "un rond de paradis".... (Annie Fratellini)

La vraie beauté - celle qui advient et se révèle, qui est un apparaître-là touchant soudain l'âme de celui qui la capte - résulte de la rencontre de deux êtres, de l'esprit humain avec l'univers vivant. Entre l'œuvre de beauté, toujours née d'un " entre ", est un trois, qui jaillit du deux en interaction, permet au deux de se dépasser. Si transcendance il y a, elle est dans ce dépassement-là. »

François Cheng, Cinq Méditations sur la beauté.  (extrait des Carnets de Création)

laura_trampo_av.jpgL'Atelier du Peintre du Cirque Plume est bel et bien la « rencontre d'humanité, dans le partage d'émotions, d'éternité d'un instant, d'inconscient, d'amour et de joie, de rencontres, de beauté avec un public. De vivant à vivant. » dixit Bernard Kudlak, auteur et metteur en scène.

A l'opposé d'Interzone, l'Atelier du Peintre du Cirque Plume s'adresse aux petits et aux grands. Le public voyage pendant quelques heures dans un univers féérique et d'une créativité étonnante. Le musée imaginaire du Cirque Plume est d'une rare poésie qu'il ne m'a pas été donnée si souvent de voir. La musique originale composée par Robert Miny transporte dans les temps passés. Les artistes de rue ne trichent pas, ni ne se complaisent dans des artifices.

« Totalement hanté par les barbaries du XXIème siècle et ce, depuis mon enfance, j'ai trouvé la seule voie qui me permit de vivre : celle de la création artistique et celle d'un échange vrai autour d'émotions et de beautés qui toutes prennent leurs racines dans la beauté du monde. » (Bernard Kudlak)

Ce constat désabusé face à une Humanité qui présente certains troubles comportementaux tendant vers une  dés-humanisation, et une certaine irresponsabilité à différents niveaux (que ça soit vis-à-vis des autres hommes ou des problématiques environnementales), donne ainsi naissance à certains mouvements artistico-culturels visant la re-construction de nouvelles réalités grâce aux philosophies des rêves revisitées, la réhabilitation des émotions, ou encore les quêtes de sens à donner à des existences qui parfois sont en mode Automates. Ré-apprendre à voir, observer, regarder, ressentir.

Que ça soit l'artiste kaléïdoscopique, Julien Lévy à travers - entre autres - ses Tiny Winds, le photographe Yang Yi, découvert à Beijing, à travers les venus.jpgphotographies de sa ville natale engloutie (série Uprooted), ou l'investissement de Kirill Konin, président et créateur du festival des films des Réfugiés à Tokyo - et j'en oublie -, tous cherchent à sensibiliser le public concernant un avenir assez pessimiste s'il n'y a pas une prise de conscience rapide.

"N'oubliez pas la création sinon vous aller vous retrouver mort. » (Daniel Sibony dans Création, essai sur l'art contemporain), cite Bernard Kudlak. Car le Cirque Plume a la force de ces œuvres qui ont plusieurs lectures, fruit d'un énorme travail de réflexion et d'approfondissement autour de la thématique de l'art (lire ICI). "L'atelier du peintre pose la question de l'artiste. L'atelier du peintre pose la question de l'art." (B. Kudlak)

Le rideau se lève sur le tableau des Ménines de Velasquez et tout le spectacle est parsemé de références picturales pour le plus grand plaisirs des amateurs. Les adultes redeviennent des enfants et les enfants rêvent que le monde soit comme le joli conte qui défile sous leurs yeux. Quelques heures durant, le monde devient beau. Applaudissements. L'esprit du cirque se prolonge post-représentation sous le chapiteau où les spectateurs peuvent se restaurer autour de grandes tables dressées le plaisir d'être ensemble tout simplement. Les artistes rejoignent les amis, les inconnus, et s'installent. Chaleur humaine.

L'Atelier du Peintre était une découverte, je retournerai rêver et me laisser enchanter par le monde du Cirque Plume....

 


 

09/12/2009

Rencontre du 3ème type musical : Interzone

« Il était une fois un spectacle OVNI. ».

L’accroche de la présentation d’Interzone qui a eu lieu le 3 Décembre dernier à la Cité de la Musique ne mentait pas. Si vous avez souhaité un jour vivre une sorte d’expérience lynchéenne musicale, il aurait fallu être là. Interzone, du compositeur Enno Poppe et de la vidéaste Anne Quirijnen, propose de mettre en "musique" et en image, l'univers de William S. Burroughs. « Rendre l’atmosphère d’indétermination spatiale, temporelle et affective… », telle était l’ambition du projet. Indiscutablement, l’œuvre présentée est déroutante par ses stratosphères sonores. Pas assez mélomane pour juger de la maitrise parfaite des acteurs, je reconnais néanmoins le travail, la performance des protagonistes, et l’originalité de la mise en scène.


interzone.jpg

Mise en place – l’intérieur de la cité de la musique est un espace rectangulaire. La salle est fort agréable. Les spectateurs placés dans les tribunes ont la scène située en contrebas. Huit écrans géants, l’orchestre dessous. Plongés dans le noir, apparaît en guise d’introduction, un gros plan sur un homme. – Fin de la mise en place.

Si on sort du politiquement intellectualisme correct, je vais tout avouer : j’ai lutté pour ne pas m’endormir – contrairement à un des mes voisins qui s’est assoupi comme un bébé -. Car si l’agglomération de sons a sans aucun doute ému un public avisé, pour mes oreilles profanes, c’était de l’architecture bétonnée. La dysharmonie ficelée de l'oeuvre finit par créer un fond sonore soporifique pour la néophyte de musiques expérimentales que je suis. Mais j'ai fini par apprécier  le Quatuor à cordes de H.Dutilleux étudié pour mon baccalauréat, tout n'est donc pas perdu.

Plus sensible à l'image, le traitement des séquences projetées participant à une atmosphère proche de Lost Highway (D. Lynch) est esthétiquement intéressant même si j'ai eu du mal à saisir parfois l'interaction avec ce que j'étais en train d'écouter. Il est certain que les subtilités du show m'ont échappée, mais après tout qu'importe.

Car ce genre de performances me laisse toujours perplexe. C'est une démonstration parfaite de travers - selon moi - où se complaît une certaine partie du monde de l'Art (au sens large) à s'auto-satisfaire d'un principe élitisme. Pour qui a été produit ce spectacle entièrement en anglais non sous-titré et pas du tout accessible à des sensibilités grand public ? Encore une fois, j'assiste à l'anti-Art et un non-respect du spectateur pour satisfaire des egos de spécialistes. Je n'ai aucune difficulté à ce qu'ils s'épanchent entre eux sur les sujets où ils excellent, mais je suis plus sceptique vis-à-vis de la notion de "Spectacle" bénéficiant de l'aval de producteurs pour une centaine de personnes....

Bref, si le fond est indiscutablement intéressant la forme est beaucoup plus discutable... Il y a néanmoins une chose de certaine, c'est que je vais me souvenir d'Interzone, tout comme j'ai un souvenir impérissable de l'Orestie d'Eschyle (5 heures d'affilée, si, si) mise en scène en 2008 par Olivier Py au Théâtre de l'Odéon. D'un certain point de vue, ce n'est pas tous les jours qu'on fait une rencontre de 3ème type musical..