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09/09/2007

Le numérique à l'aide des enfants malvoyants


LE MONDE | 08.09.07 | 15h01  •  Mis à jour le 08.09.07 | 15h01

ire au tableau devient facile pour des enfants malvoyants grâce à la technologie numérique. A l'école spécialisée du Château, à Nice, neuf élèves handicapés par une vision inférieure à 3/10e après correction sont équipés, pour la deuxième année consécutive, d'un ordinateur portable doté d'un logiciel d'aide à la vision, spécialement conçu pour la lecture de documents éloignés. Concrètement, l'ordinateur est relié à une caméra de bonne qualité, qui filme le tableau sur lequel écrit l'enseignant.


Le logiciel Portanum zoome le texte et lui applique des traitements d'image pour l'adapter à la vision des enfants (fausses couleurs, amélioration du contraste, de la luminosité...). Cette innovation a été concrétisée à l'initiative de l'Association des parents d'enfants déficients visuels (Apedv) des Alpes-Maritimes avec le concours de Thales et d'IBM, qui ont fourni gratuitement les logiciels et les ordinateurs. "Grâce à cette technologie, l'intégration de nos élèves malvoyants au collège puis au lycée va être facilitée", prévoit le directeur de l'école, Lionel Edouard. L'Apedv tente de monter à Nice une filière Portanum du collège à l'université. Le logiciel est téléchargeable gratuitement sur www.portanum.com.

Martien Laronche (avec AFP)
Article paru dans l'édition du 09.09.07


22:50 Publié dans Citizen | Lien permanent | Commentaires (0)

06/09/2007

La Grande-Bretagne autorise la création d'embryons hybrides à partir d'ADN humain et animal

>>> Sciences et Religions n'ont jamais fait bon ménage... Frankenstein va bientôt exister ? ;) 

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 06.09.07 | 10h59  •  Mis à jour le 06.09.07 | 11h16

es autorités britanniques ont donné, mercredi 5 septembre, leur accord de principe à la création controversée d'embryons hybrides réalisés à partir d'ADN humain et animal, pour faire avancer la recherche sur les affections dégénératives. Cette décision permet de pallier le manque d'ovocytes humains destinés au clonage d'embryons à des fins thérapeutiques, permis en Grande-Bretagne mais pas en France.
Les embryons hybrides sont créés à partir de l'ovule d'un animal, en remplaçant l'ADN de son noyau par des chromosomes humains. L'Autorité britannique pour la fertilité humaine et l'embryologie (Human Fertilisation and Embryology Authority - HFEA) a seulement autorisé l'étude des embryons"hybrides cytoplasmiques", dont le matériel génétique est à 99,9 % humain et 0,1 % animal.

 


Les scientifiques espèrent prélever sur les embryons ainsi créés – qui doivent être détruits dans les quatorze jours et ne peuvent être implantés dans l'utérus d'une femme – des cellules souches qui pourraient représenter une percée dans le traitement de maladies dégénératives, comme Parkinson ou Alzheimer.
 
UN TYPE DE RECHERCHE INTERDIT AUX ÉTATS-UNIS ET EN AUSTRALIE

La HFEA examinera chaque demande d'autorisation individuellement. Une commission ad hoc évaluera en novembre les requêtes déjà déposées par deux équipes de chercheurs britanniques : les scientifiques du King's College avaient annoncé début 2006 leur intention de cloner des embryons à partir d'ovules de lapines, comme l'avait déjà réalisé une équipe chinoise en 2003 ; les experts de Newcastle voulaient lancer une recherche semblable, mais à base d'ovules de vaches.

Des travaux similaires ont été effectués dans d'autres pays, mais la Grande-Bretagne serait la première à autoriser formellement ce type de recherches, selon un porte-parole de la HFEA.

Le gouvernement britannique avait présenté en mai un projet de loi permettant ce type de "transfert nucléaire" (transfert de noyau) en vue de créer des embryons hybrides, mais le Parlement n'a pas encore statué sur la question. La plupart des grands pays n'ont pas non plus légiféré sur ces recherches, à l'exception des Etats-Unis et de l'Australie, qui les ont interdites.

Cette annonce a, sans surprise, suscité une vive réaction du Vatican. Mgr Elio Sgreccia, président de l'Académie pontificale pour la vie, l'a qualifiée "d'acte monstrueux dirigé contre la dignité humaine" sur les ondes de Radio-Vatican, estimant qu'il est "nécessaire que la communauté scientifique se mobilise le plus rapidement possible. Nous pensons que le gouvernement britannique a cédé face aux requêtes, certainement immorales, d'un groupe de scientifiques".

Interrogé sur la BBC, le Dr Lyle Armstrong, chercheur à l'université de Newcastle s'est voulu rassurant : "Il n'est pas dans notre intention de donner naissance à un quelconque hybride bizarre entre l'homme et la vache. Nous voulons utiliser ces cellules
afin de mieux comprendre les cellules souches".

 

15:40 Publié dans Citizen | Lien permanent | Commentaires (0)

03/09/2007

Faut-il un statut pour les réfugiés de l’environnement ?

>>> Bcp d'articles sur l'environnement, mais j'admets que ça fait partie des sujets qui m'intéressent particulièrement.... (outre d'autres) 
 
«Le climat pourrait faire doubler le nombre de migrants»
Tous les lundis, un expert décrypte une question d’actualité : Aujourd’hui, François Gemenne, chercheur à l’université de Liège.
 
Par LAURE NOUALHAT
QUOTIDIEN : lundi 3 septembre 2007

Faudra-t-il lever les ponts-levis ou tisser des passerelles ?
C’était la question que se posaient, vendredi, les patrons français lors d’un atelier consacré aux réfugiés climatiques à l’université du Medef. En guise de témoin, Laurence Parisot avait fait venir Tavau Teii, vice-Premier ministre de Tuvalu, petit bout de terre du Pacifique, dont la survie est menacée par la montée des eaux. Chercheur à l’université de Liège, François Gemenne décrypte les enjeux de cette nouvelle immigration.

Comment définir un réfugié environnemental ?

La notion de réfugié environnemental reste assez floue et difficile à cerner, car il n’existe pas encore de définition du concept qui fasse l’unanimité. Généralement, c’est une personne forcée de quitter l’endroit où elle vit suite à un changement de son environnement, qui peut être brutal (tremblement de terre, tsunami…) ou progressif (désertification, montée des eaux…), naturel (éruption volcanique…) ou anthropogène (déforestation…). Parmi les réfugiés environnementaux, les réfugiés climatiques sont ceux dont la migration est motivée par des bouleversements directement liés aux changements climatiques. Mais attention, le terme «réfugié» est trompeur et utilisé à mauvais escient. Ce concept est strictement défini par la convention de Genève de 1951, et il était taillé sur mesure pour les réfugiés d’après-guerre. De surcroît, une partie des réfugiés environnementaux choisit de migrer volontairement et pour d’autres raisons, économiques, politiques, et sociales.

Peut-on prévoir le nombre de réfugiés environnementaux dans le monde ?
Le rapport Stern sur les conséquences économiques du changement climatique, publié l’an dernier, estime que le nombre de personnes déplacées par le changement climatique pourrait s’élever à 200 millions en 2050 (un chiffre de l’écologiste Norman Myers), c’est-à-dire le double du nombre total de migrants actuels. En réalité, ce chiffre est basé sur le nombre de personnes qui vivent dans des régions à risque. Le nombre réel de personnes déplacées dépendra surtout de l’ampleur des modifications climatiques, c’est-à-dire de ce que nous ferons aujourd’hui pour en limiter les effets, mais surtout des mesures d’adaptation qui seront prises pour aider ces populations à faire face aux conséquences du changement climatique. Mais le phénomène de déplacement des populations a déjà commencé, en Afrique subsaharienne ou dans les Etats insulaires du Pacifique Sud, par exemple.

Quel statut accorder aux réfugiés environnementaux ?
Une réflexion est en cours dans les milieux académiques, qui tente d’évaluer les avantages et les inconvénients de chaque régime de protection possible. Certains Parlements se sont saisis du débat : une résolution a été votée l’an dernier au Sénat de Belgique, demandant à ce que la délégation belge aux Nations unies pousse à la reconnaissance internationale du statut de réfugié environnemental, et des résolutions similaires ont été déposées au Parlement européen et au Conseil de l’Europe. En Australie, une proposition de loi a été introduite par le parti écologiste, demandant la création d’une nouvelle catégorie de visas, et le Parti travailliste a aussi produit un document similaire. Enfin, il y a une amorce de réflexion au sein du Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés, sur la question d’une éventuelle révision de la convention de Genève. Mais si on met aujourd’hui ce sujet sur la table, beaucoup craignent que le régime d’asile soit en réalité restreint plutôt qu’élargi.

Comment cet afflux de migrants va-t-il modifier les politiques d’immigration ?

Les migrations environnementales recouvrent des types de déplacements extrêmement diverses (préventifs ou non, liés à une catastrophe naturelle ou bien à des dégradations beaucoup plus lentes). Certains migrants peuvent rentrer chez eux après un certain laps de temps, tandis que d’autres sont condamnés à un exil définitif. Des migrations différentes appellent donc des réponses différentes. D’une manière générale, on manque d’éléments : s’il y a beaucoup de travaux menés sur les migrations économiques ou politiques, nous connaissons encore assez mal les migrations environnementales.

Comment réagissent les Etats face à ces vagues de migrants ?
Quand ils y sont confrontés, c’est généralement l’impréparation qui prévaut. Deux ans après le passage de l’ouragan Katrina, un très grand nombre de personnes déplacées vivent encore dans des caravanes, notamment parce que les autorités n’étaient absolument pas préparées. C’est vrai aussi pour le Darfour, où la sécheresse a provoqué les premiers mouvements de populations. Or dans de très nombreux cas il y a urgence : les populations déplacées par des désastres environnementaux ne sont absolument pas (ou mal) assistées et leur migration n’est pas encadrée. Toutefois, les déplacements environnementaux sont souvent des migrations à l’intérieur d’un seul Etat, et la question se pose donc un peu différemment. Mais le changement climatique pourrait bien sûr modifier cet état de fait.

Et les populations ?
Dans le cas de Katrina, on a vu que les populations des villes voisines de La Nouvelle-Orléans, comme Houston, avaient d’abord très bien accueilli les immigrants, mais, au bout de quelques mois, avaient manifesté une hostilité croissante à leur égard. Des problèmes de racisme et de discrimination sont devenus plus criants : après la réaction émotionnelle du début s’est installée une certaine exaspération. Cela sera d’autant plus vrai si ces problèmes sont couplés à des problèmes de surpopulation, d’accès aux ressources ou à l’eau potable.

16:24 Publié dans Citizen | Lien permanent | Commentaires (0)

Bagarres à répétition entre bandes rivales dans le quartier de la gare du Nord à Paris

>>> North Side Story.... ?  

LE MONDE | 03.09.07 | 14h44  •  Mis à jour le 03.09.07 | 14h44

Dimanche 2 septembre, pour la troisième fois en une semaine, des bandes rivales se sont violemment affrontées, en pleine rue, à Paris. Aucun blessé n'a été constaté mais quinze personnes ont été arrêtées, selon la préfecture de police.

Les échauffourées ont débuté en fin de journée dans une boîte de nuit : la Casa 128, rue Lafayette, dans le 10e arrondissement de Paris. Des jeunes gens venus des banlieues nord de la capitale ont l'habitude de fréquenter cet établissement. Selon une source policière, la bagarre aurait commencé à l'intérieur de l'établissement et se serait poursuivie dans la rue. Une première intervention des forces de l'ordre a permis la dispersion des bandes et une première vague d'arrestations.

Certains jeunes gens se sont repliés sur les environs de la gare du Nord où ils ont repris leurs affrontements, dans et aux abords de la gare. Une nouvelle intervention policière a mis fin aux violences, qui n'ont pas fait de dégradations, a également précisé la Préfecture de police.

Dans la nuit du 27 au 28 août, des jeunes venus de banlieue parisienne s'étaient déjà affrontés dans le quartier de Pigalle avec des armes blanches. Treize personnes avaient alors été placées en garde à vue et une information judiciaire pour tentative d'assassinat a été ouverte à l'encontre de trois d'entre elles. Le 26 août, deux personnes ont aussi été blessées lors d'une bagarre entre deux groupes de jeunes dans la gare du Nord. Une information judiciaire pour tentative d'assassinat a également été ouverte

Frédéric Lagache, secrétaire national du syndicat de policiers Alliance dénonce un "manque d'anticipation" du phénomène des bandes en région parisienne. - (AFP.)

Article paru dans l'édition du 04.09.07

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