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03/09/2007

Le changement climatique oblige à redessiner un atlas mis à jour en 2003

LEMONDE.FR avec AFP | 03.09.07 | 09h40  •  Mis à jour le 03.09.07 | 13h40

La dernière édition ne datait que de 2003. Mais les cartographes qui publient, lundi 3 septembre, L'Atlas complet du monde du "Times" 2007, une référence mondiale, ont indiqué avoir dû redessiner des rivages et changer de classification certaines régions pour prendre en compte les modifications engendrées en seulement quatre ans par le dérèglement climatique, notamment dans les régions côtières.

"Nous pouvons littéralement voir les désastres environnementaux se développer sous nos yeux. Nous craignons vraiment que, dans un futur proche, des paysages célèbres disparaissent pour toujours", a indiqué Mick Ashworth, rédacteur en chef de l'atlas."Le contour de certaines régions change, comme au Bangladesh. Le niveau de la mer monte de 3 mm par an, ce qui a des effets curieux sur la côte", a-t-il précisé. Et le fleuve Jaune, le deuxième plus long de Chine, "n'arrive pas parfois à rejoindre la mer, ce qui entraîne des changements de la côte".

DES CHANGEMENTS SONT LE FAIT DE L'HOMME

Les auteurs s'inquiètent également que de grands fleuves comme le Rio Grande et le Colorado aux Etats-Unis ou le Tigre en Irak soient asséchés sur certains tronçons en été, alors que le Bangladesh et des îles du Pacifique sont gagnés par les eaux et qu'à Shishmaref, en Alaska, la mer grignote la côte de 3 mètres chaque année. Ils rappellent aussi que 40 % des récifs de corail connus ont déjà été détruits et que 1 % de la forêt tropicale disparaît chaque année.

D'importants changements sont le fait de l'homme, souvent dans le but d'irriguer : c'est ainsi qu'ont disparu les trois quarts de la mer d'Aral en quarante ans, 95 % du lac Tchad depuis 1963, et que la mer Morte a baissé de 25 mètres en cinquante ans.

Les cartographes relèvent toutefois un point positif : de vastes étendues du marais de Mésopotamie, un des plus grands au monde, situé au confluent du Tigre et de l'Euphrate, sont réalimentées en eau et reverdissent, alors que le marais avaient été drainé par Saddam Hussein.

L'atlas, publié pour la première fois en 1895, en est à sa douzième édition. Cette dernière a nécessité près de 20 000 mises à jour, 3 500 concernant uniquement des changements de noms de lieu.


15:39 Publié dans Citizen | Lien permanent | Commentaires (0)

Diagnostic, traitement, prise en charge : les priorités du plan Sarkozy contre la maladie d'Alzheimer

>>>> vive la longévité !!!! Comme quoi à quoi ça sert que les scientifiques bossent sur le prolongement de la vie en étudiant la degénerescence des cellules ? Moi je dis, manifestons contre la vieillesse et mourrons tous jeunes, ça fera moins de charges (oui, je sais humour noir ;) - naturellement c'est du 2ème degré, au cas où...).  
 
LE MONDE POUR MATIN PLUS | 03.09.07 | 07h42  •  Mis à jour le 03.09.07 | 07h42

Son prédécesseur Jacques Chirac avait choisi trois thèmes de santé publique – le cancer, le handicap et la sécurité routière – comme grands chantiers du quinquennat. Nicolas Sarkozy, lui, a "décidé de lancer un Plan Alzheimer ambitieux pour mieux connaître, mieux diagnostiquer et mieux prendre en charge la maladie , selon les termes de la lettre de mission adressée le 1er août 2007 au professeur Joël Ménard. Ancien directeur général de la santé, ce dernier préside une commission dont l'installation par le président de la République aura lieu aujourd'hui à l'Elysée.


Quasiment ignorée du grand public il y a une vingtaine d'années, cette maladie dégénérative – du nom du médecin allemand Aloïs Alzheimer qui la découvrit en 1906 – est aujourd'hui connue de tous. La fréquence de cette démence, où les fonctions intellectuelles se détériorent graduellement, ne cesse de s'accroître. La maladie affecte actuellement environ 25 millions de personnes dans le monde. En France, les estimations officielles font état de 860 000 sujets atteints et de 225 000 nouveaux cas diagnostiqués par an. Passé 75 ans, plus de 20 % des femmes et 13 % des hommes sont touchés. Plus les années passent, plus le pourcentage de malades s'élève rapidement. Une fois la maladie d'Alzheimer diagnostiquée, la durée de vie moyenne des personnes est de 8 ans et demi.

Les projections pour l'avenir ont de quoi inquiéter. Compte tenu du vieillissement de la population, le nombre de cas de maladie d'Alzheimer en France devrait s'élever à 1,3 million en 2020 et à 2,1 millions en 2040. Nous passerions ainsi d'une proportion de 15 malades pour 1000 habitant, actuellement, à 20 pour mille en 2020 et 30 pour mille en 2040. Au niveau mondial, le nombre de malades devrait quadrupler d'ici à 2050, avec une augmentation particulièrement marquée en Asie.

Encore, ces chiffres ne rendent-ils compte que des cas de démence authentifiée par les médecins. Des enquêtes sur des sujets plus jeunes décédés en bonne santé ont révélé une inquiétante proportion de lésions cérébrales caractéristiques de la maladie, mais qui ne s'étaient pas encore traduites par des signes neurologiques.

A l'heure actuelle, s'ils ont pu détailler de manière toujours plus précise les étapes du processus pathologique, les scientifiques ignorent toujours les causes de cette maladie neurodégénérative. Parallèlement aux efforts de recherche, la prise en charge médico-sociale des malades et l'aide à leur famille se sont développées. En France, 87 % des personnes de plus de 75 ans vivent chez elles ou chez un membre de leur famille qui, dans près de trois quarts des cas, est le conjoint.

Autrement dit, la charge repose très largement sur les "aidants" familiaux, qui rechignent à placer leur parent atteint en institution. Non seulement cela retentit lourdement aux plans affectif et psychique sur la famille, mais cette situation s'accompagne d'une charge financière très lourde pour elle : 60,98 euros par jour pour une surveillance de 8 heures, soit 1524,49 euros par mois ; de 3 048,98 à 4 573,47 euros par mois pour une garde permanente, selon l'association France Alzheimer.

Le plan Alzheimer qu'avait mis en place en 2004 le ministère de la santé avait permis des avancées. La maladie est désormais reconnue comme une affection de longue durée, pour laquelle les soins sont pris en charge à 100 % par la sécurité sociale. L'augmentation du nombre de structures d'accueil de jour permet de soulager temporairement les aidants même si leur nombre reste dramatiquement insuffisant. Des crédits ont été débloqués pour les établissements d'hébergement pour personnes âgées. Des consultations "mémoire" ont été développées dans les hôpitaux, pour dépister plus précocement la maladie.

C'est donc pour aller plus loin que Nicolas Sarkozy a voulu lancer un nouveau plan Alzheimer. Le président de la République souhaite donner à ce plan une double priorité : "En premier lieu, il devra permettre de fédérer les efforts de recherche pour favoriser la découverte en France d'un diagnostic validé et d'un traitement à l'efficacité indiscutable. En second lieu, ce plan devra améliorer la qualité de la prise en charge des malades", précise la lettre de mission. L'idée force est de combiner de manière constante les objectifs de recherche, de soins et de prise en charge. Comme cela avait été le cas avec le plan Cancer, le futur plan Alzheimer devra prêter "une attention vigilante à la continuité et équité territoriale de la prise en charge des malades et de leur famille à toutes les étapes de l'altération des fonctions cognitives et des fonctions de relation." La commission présidée par le Pr Ménard comprendra des acteurs intervenant dans le secteur sanitaire et médico-social, ainsi que des responsables des administrations concernées. Les premières orientations du plan doivent "avoir été dessinées dès le 21 septembre, date de la journée mondiale de la maladie d'Alzheimer", a demandé Nicolas Sarkozy. Le plan lui-même est attendu le 1er novembre 2007 "pour une mise en œuvre au début de l'année 2008".


Paul Benkimoun


15:25 Publié dans Citizen | Lien permanent | Commentaires (0)

08/08/2007

Un monde de publicités....

 

No comment. (vu sur le site de Design Blog, mais nous n'avons pas tout à fait la même réaction...) 

23:15 Publié dans Citizen | Lien permanent | Commentaires (3)

24/07/2007

La lutte contre le sida se heurte encore aux difficultés d'accès aux médicaments

>>>> Il ne faut pas oublier même si on finit par ne plus faire attention... Se protéger c'est toujours aussi essentiel :)

LEMONDE.FR avec AFP et AP | 23.07.07 | 20h45  •  Mis à jour le 24.07.07 | 07h31


ne nouvelle génération de médicaments contre le sida, appelés inhibiteurs d'intégrase, sera au centre des préoccupations de la réunion de la Société internationale du sida (IAS), qui réunit cinq milliers d'experts à Sydney, en Australie, depuis dimanche.

 
"Les inhibiteurs d'intégrase sont des médicaments particulièrement puissants et je pense qu'on va recommencer à parler d'éradication", a déclaré David Cooper, coprésident de la conférence et directeur de l'Institut national australien de recherche épidémiologique sur le sida. Ce traitement permet d'inhiber l'enzyme propre au VIH, l'intégrase, qui intègre l'ADN transcrit du virus dans l'ADN humain. Les inhibiteurs d'intégrase sont encore plus puissants et ont moins d'effets secondaires que les antirétroviraux jusqu'alors utilisés.

Personne n'avait plus reparlé d'éradiquer la maladie depuis l'apparition, dans le milieu des années 1990, des traitements à base d'antirétroviraux, finalement déclarés toxiques.

40 MILLIONS DE MALADES

Néanmoins, malgré les progrès de la recherche, l'accès des pays en développement aux médicaments laisse encore à désirer. Anthony Fauci, directeur de l'Institut national américain des maladies infectieuses, a indiqué qu'actuellement, environ deux millions de personnes étaient traitées avec des antirétroviraux dans les pays en développement, mais que l'objectif était de multiplier ce chiffre par quatre. "Nous ne soignons encore qu'environ 28 % des personnes qui ont besoin d'un traitement", a-t-il rappelé. En 2001, seules 300 000 personnes étaient soignées.

Par ailleurs, ces pays doivent aussi avoir accès à la nouvelle génération de médicaments, qu'il s'agisse d'antirétroviraux ou d'inhibiteurs. Selon le docteur Brian Gazzard, président de l'association britannique contre le sida, l'accès des pays en développement aux médicaments reste un objectif primordial dans la mesure où, en Afrique et en Asie, le sida ne cesse de progresser.

Quarante millions de personnes vivent dans le monde avec le virus du sida, qui a déjà fait plus de 25 millions de morts.

 

13:24 Publié dans Citizen | Lien permanent | Commentaires (0)