Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

02/02/2009

(Bad)Tribute to Picasso - Voyage surréaliste

Notre vol à direction de Sur-realistic'land vous accueille. Merci de ne pas regarder derrière où le passé tatonne ni devant où l'avenir vous chatouille, mais là où votre regard ne se fixe, dans des illusions magnifiques de Songes chorégraphiques....

Welcome Welcome le panneau publivore nous mange et nous indique la voie à suivre... Là-bas ,ô oui là-bas... tout n'est pas que luxe mais tout est volupté amusée, rires et fleurs d'orangers..

Madame, Monsieur vous êtes en phase avec les 7 univers, les voyez vous ces 7 rayons de rêves ? Je le vois moi pourtant ils sont là partout vous enrobent et vous habillent dans leur textile incandescant... là oui ils sont là... magnifique je vous aime.. Et je vous emmène dans mes voyages immobiles... Nous allons décoler.

 

Euphorie renoncer au temps être en appesanteur là ailleurs ici en-bas en haut nuage apaisement le silence doré des ondes. Invisible fil conducteur des histoires de chacun. Bonsoir bonjour adieu au revoir à bientôt à jamais à toujours pour la vie je t’aime l’être court toujours derrière lui-même.

Adieu,je ne vous verrais plus mais restez à jamais près de moi car si la lune le permet nous pourrons unir nos éphémères dans une douce atmosphère aux senteurs éternelles. Êtes vous là ? Oui ? Où  ? Pourquoi ? Je me balade avec vous lors de ces crépuscules qui bercent nos illusions, nos songes et nos espoirs. Et vous m’enrôlez dans vos divagations... et j’adore, ô oui encore ces superficielles  artificielles delectations. Au revoir, répétez, j’aime le son de votre voix. La douceur dans une intonation. Cachez moi de moi-même que je puisse mieux vous contempler. Merci vous êtes mon Iréel.

Iréel dites vous. Mais oui je l’affirme, je l’hurle et le chantonne, j’aime mon iréel et ma douce berceuse. Amoureuse heureuse la cerise rougit et cherche l’asphodèle pour la sonorité. Odeur attirante et désirables ailleurs voyages immobiles traversée transcendante vers des mondes surréalistes. Ardeur -  oui encore -  venez là l’Inconnu approchez la rose de votre giron que je puisse goûter au miel des Eden inexistants.

Et lui là-bas sourit de notre agitation. Il sait lui que le Néant n’est pas et que nous, marionettes, nous cherchons encore et toujours. Lui sait, lui adore, lui aime jouer avec nos espoirs et nos rires. Passions, fruit non défendu à abuser, à savourer. Plane le petit escargot au-dessus des monts olympiens rigolant des croyances d’en bas sur des dieux taquins.

Je t’emmène dans les montagnes, et  là où les rayons du soleil se figent pour que tu puisses admirer la beauté de ce monde, loin des guerres, loin des rues, loin des bruits, loin des low cost, loin de tout sur ces ravages indécents. Rêve, rêve et pars. Viens avec moi mon cher je t’emmène dans ces univers où la logique est celle des idéaux malaxés dans une dose de cotton embaumé au jasmin.

Vois-tu ce monde que je t’offre, pour toi, mon attendri ? Un monde de gouttes d’or et de grenadine un univers où l’oiseau aux milles couleurs guide les poussières d’étoile…. Et là-haut, là-haut une constellation orangée scintillle pour éclairer ces champs de fleurs lumineuses … Et tu regardes l’horizon seul au milieu du vide harmonieux de notre univers.

Tu sens Zéphyr jouer avec tes cheveux et ton esprit s’égare enfin, pouvant s’évader de sa cage pour survoler sa liberté. Les feuillages se meuvent avec agilité et l’eau frétille sa danse langoureuse. Metamorphosis le prince devient un aigle majestueux qui de son oeil perçant voit les autruches bleues gambader dans la steppe..

Viens là mon tendre et cher, naviguer avec moi dans ces Transparences que seul l’aveugle perçoit. Des plumes roses tombent légères et aériennes telles des danseuses en tutu et frous frous allegro. Entends-tu la voix du chanteur d’opéra dans les dunes des sables amnésiques ?

Je t’aime toi, Esprit des lieux imaginaires. Mon musée est une ouverture sur un lagon bleu eternel… Viens, vas et demeure en suspension entre tes dimensions pour oublier ton corps et ses basses blessures. Là-haut  tu es heureux, serein et les notes de musique volent autour des beaux arbres des campagnes brumeuses... Viens mon cher dans ma sphère où les gazelles te chérissent.

Ferme les yeux, envole-toi, tu es un tapis volant au-dessus des palais des maharadjas tu as trouvé la lampe d'Aladin mais point le Génie tu ne libéreras car tu n'aimes qu'être ici et ailleurs. Te voilà à présent avec les moutons dorés des jardins d'Arcadie.

Un flash, tu es vieux, tu es un embryon dans le ventre de sa mère une micro particule appelée à peupler cette planète nourricière que les hommes se disputent jaloux de son partage. Ils la veulent toute entière pour eux-mêmes, ainsi va la vie et l'histoire des passions destructrices. Fi de celles-ci les Arrogantes qui sèment des pavés de doute dans nos paradis. Misérables, déguerpissez de mon temple tibé-zen. Ici, vous n'êtes pas les bienvenues, mais si vous revêtez la toison miroitante je vous ouvrirai le sein d'abondance de Gaia l'unique entité. Je vois un lac magnifique entouré de montagnes blanches puritaines où pénètre un phénix.

Fin du voyage mon cher, vous pouvez à nouveau rêvasser, lové dans votre étole de l'oubli.

Nous venons d'atterrir, vous débarquerez dans quelques minutes....

05/01/2009

Mes excès


Vous, mes excès je vous chéris et vous maudis.

Heures décalées, maintes joies artificielles,

Tournoyez gaiement, mes songes existentiels.

Vous me faites danser et plonger dans l’oubli.


Toutes ces nuités envolées en fumée,

Vous, mes plaisirs obscurs, vous me séduisez,

Je me perds consciemment dans vos bras malfaisants.


Je flirte avec l’abîme, et ses subtils abysses

Ensorcelantes Nixes, charment encore, malice,

Morphée m’abandonne, et l’âme va, divaguant.


Toutes ces ténèbres, témoins de mes errances,

M’épient, impuissantes, m’égarer avec vous,

Mes excès, mes vices, et tous mes leurres si doux,

Qui venez m’entraîner dans toutes ces absences….

01/07/2008

Lettre (suite et fin).

La page blanche.
Jamais de mal à trouver ses mots, ni les tournures de phrases et encore moins le ton. Mais là, le vide, le néant, silence. Par où commencer, par où finir, de quoi parler, comment l’exprimer. Quinzes minutes déjà devant son écran pour extérioriser, sans que rien ne vienne. Pourquoi est-ce si difficile...
Une page blanche.


L’imposteur est de retour. Satané scribe, que fais-tu dans ce cerceuil à la place de mon oncle ? Tu souris de ta farce. Mais je t’ai démasqué, moi, car je ne suis pas dupe. Que crois-tu donc, brigand ? Je vais le retrouver mon oncle un jour… C’est mon parrain. Sais-tu ce que ça signifie ? Qu’il veille sur moi. Il voulu prendre de longues vacances et tu es le complice de ses escapades… C’est un taquin, je le sais.

Ses dents sont jaunies par le tabac. Ses yeux fermés, ses bras croisés, dans ce costume gris avec cette cravate jaune. Les rites funéraires occidentaux du XXIème siècle n’ont plus le faste des cérémonie antiques. Un sous-sol d’hôpital. Des inconnus en tenues noires, qui arborent un air triste. On ne leur en voudra pas, c’est leur travail. Divagation. Les Egyptiens embaumaient le corps des défunts pendant des heures pour qu’il puissent accéder au jugement d’Osiris. Où est le livre des morts ?

Ce tissu satiné saumon est d’un goût douteux.

Des détails. S’attacher à l’insignifiant. S’évader encore une fois de la raison pour laquelle je me trouve dans cette pièce. A quoi servent ces clous dorés sur la table ? La couleur brune du cerceuil. Les artistes mortuaires ont bien fait leur travail. Il a le teint mat et plus le blanc jaunâtre des personnes passées.

Cessez d’être tristes ! Ce n’est pas lui ! Voyez. Deux de ses frères ont compris, ils sont ressortis de la salle. Ne voyez-vous pas que son visage est un masque. Toi, mon cousin, son fils unique, tu ne verses pas une larme. Cet homme n’est point ton père. Tu l’as compris aussi.

Madame, nous allons procéder au transfert. Nous devons fermer le cercueil. Faites. Trois hommes. Quatre ? Je ne sais plus. Le couvercle. Froide. Mon coeur est mortifié par la douleur, mais ma tête contrôle mes émotions. Jamais de larmes. Jamais.  “Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent dans le pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne.”. Ailleurs. Premier coup de vis. Retour à la réalité. Larmes. Dans cette boite, repose mon oncle. On l’enferme pour qu’il ne puisse plus jamais sortir de ces quatres planches. Cessez, je vous en prie. Cessez !  Vous allez l’étouffer ! Laissez le respirer, laissez lui de l’air !  De l’oxygène, vite de l’oxygène ! Larmes. Son fils. A défaut d’avoir été présente pour mon oncle, je saisis son fils et l’étreins. Pardonne mon absence, et mes défaillances, je suis là à présent.
 
Ah tu fais moins le mâlin, scribe enfermé ! Comment vas-tu sortir de cette boite à présent ? Quelle astuce vas-tu trouver à présent ? Te voilà pris au piège de ta mise en scène ! A nous de rire à présent. Tu nous crois victimes de ton superfuge, mais nous avons joué la comédie pour pouvoir mieux t’emprisonner. Adieu Scribe ! Tu n’as que ce que tu mérites !

C’est fini. Il est mort deux fois. L'autre célébration est dans le Sud de la France, je n’irais pas. Je refuse de voir mon oncle mourir trois fois. Oublier le Scribe, mais se souvenir des rires, des fêtes, des blagues, des cadeaux, des jeux, des anniversaires, des histoires à dormir debout. Peut-être quand les feuilles commenceront à tomber, et qu’on doit porter hommage à ceux qui sont disparus, j’irais. Ou pas. Allumer un cierge. Faire une prière. Il n’est plus. Sortir de cet endroit.


Le ciel est bleu, la journée est exceptionnellement ensoleillée, nous décidons ma soeur et moi d’aller au Panthéon qui est à côté de l’Institut. Curieuse démarche. Pourtant dans cet endroit solennel, je me sens bien. Je rends hommage à mon oncle en visitant ses semblables. Ballade culturelle au milieu des morts. Je l’imagine bavarder avec Zola, Rousseau, Voltaire, Victor Hugo, Jean Jaurès, Pierre et Marie Curie…. “Aux grands hommes la patrie reconnaissante…”. Mon oncle est mort,  mais son esprit hante le Panthéon. Je l'ai vu sourire à côté du Pendule de Foucault. Ca sera mon secret. Demain est un autre jour.... Sèche tes larmes jeune femme, je suis encore parmi vous.... 

13:21 Publié dans Divagations | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : panthéon.

26/06/2008

Lettre

Il paraît que certain(e)s parlent aux morts, aux défunts. Que certaines paroles peuvent s’envoler vers les Cieux, lorsque nous sommes croyants. Il n’est donc jamais trop tard… Jamais.

Cancer. Cancer j’écris ton mot, cancer qui es-tu ? Un mot inventé certainement par l’imagination fertile d’êtres humains voulant trouver une nouvelle manière de se lamenter sur leurs sorts. Cancer, je ne t’aime pas. Sida non plus d’ailleurs. Partout où vous passez, les pleureuses vous suivent. Ouste, dégagez, je ne veux point vous voir.

Une maladie grave. Il parait. Dans ton cas, ça l’était. Une première intervention, il y avait quelques années, j’étais venue te voir à l’hôpital. Tu t’en étais sorti.

Tu ronges les entrailles des hommes, tu les punis de leurs excès parfois. Des existences consummées, en fumée. Va-t’en, ne viens point chez moi, tu n’es pas invité.

Un peu plus d’un an, Cancer, rechute. Naïve : “ça sera la même chose, il va s’en sortir.”  La fuite… Fuir la réalité, fuir la fin, fuir. Non, je ne réalise pas, non je ne veux pas croire que c’est vrai. Culpabilité. Incapable de t’appeler, incapable de t’écrire, pourtant si prolixe en écritures. Incapable.

D’où viens-tu d’ailleurs ? Qui t’a enfanté ? Où sont ta mère et ton père ? Les as-tu tués aussi ?

Les réunions familiales. Je voulais te faire rire, je ne racontais que des anecdoctes, des blagues. Fuir. Fuir encore. Tu n’es pas malade, non, c’est un mensonge. On veut me faire croire que tu l’es, mais non. Je ne te vois pas à cause de ça. La réalité. Ne pas te voir me permet de te garder en vie. Ne pas assister à ta dégradation si insupportable. Coupable de lâcheté. Pour ne pas m’effondrer devant toi, je disparaîs. Un spectre, une abonnée absente.

Tu te divises à l’infini. Tu contamines les cellules vivantes, enjouées. Elles ne peuvent pas lutter. Ta noirceur les déprime. Tu es toujours le plus fort. Est-ce que ça te plaît ce rôle ? Ton ego est-il satisfait lorsque tu emportes les êtres de l’autre côté ? 

J’ai voulu t’écrire, te parler maintes fois. Muette. Des souvenirs d’enfance, des moments privilégiés, des odeurs, une voix, des intonations, des contes. Du bonheur. Je me souviens de tous ces instants, mais je me suis enfermée dans ma tour d’ivoire, provoquant parfois l’incompréhension de mes proches. Appelle-le. Je ne peux pas. Pense à lui. Je ne cesse. Sois là pour lui. Je le suis tous les jours par la pensée. J’attends qu’il aille sur l’échafaud… La sentence est donnée, la date inconnue. En n’étant pas présente, je crois retarder l’exécution. Inconscience.

Je t’entends rigoler de ma peine. Tu es joueur, tu as pris ton temps pour gangréner tout ce corps. Donner de l’espoir pour qu’on espère toujours. Puis tu t’es lassé. Fatigué d’attendre, tu as décidé en quelques heures de conclure la partie sans prévenir personne.

Brutal. En deux coups de téléphone, tout est fini. Irrévocable. Aucun retour en arrière possible. Le premier pour m’informer que tu es à l’hopital, phase terminale… J’accuse le choc de la réalité qui s’impose à moi. Me déplacer, y aller. L’urgence du desespéré. Peut-être que si je vais le voir… Peut-être que. Inutile. Le deuxième à peine 15 minutes après pour me lâcher ces mots : “c’est trop tard”. Je n’entends pas. Explication, ça veut dire quoi ? Qu’est ce que ça signifie ? “C’est fini, il est mort. On vient de me le dire”. Big Bang. Larmes.  Impossible, je n’ai pas dit, je n’ai pas été là. Quelques heures, il me fallait simplement quelques heures.


Cesse tes ricanements. Cesse ! Il le méritait, me dis-tu ? Trop de tabac ? Tu l’avais prévenu ? Mais qui es-tu pour juger de la sorte, pour rappeler aux hommes qu’ils sont faibles, que leurs corps n’aiment pas leurs excès ? Cesse, te dis-je ! N’as-tu donc aucun respect pour le désarroi des êtres ? Tu jouis de notre impuissance à te combattre, avoue-le ! Avoue ! COUPABLE, c’est toi le COUPABLE ! Au-dessus des lois me dis-tu ? Qui es-tu pour être injugeable ?

Hôpital. Taxi. Essouflée. Où est la chambre ? Je me trompe d’étage. J’accours. 215. Chambre 215. Frapper. Un mort peut-il dire à quelqu’un d’entrer ? Ridicule. Entrer. Elle. Elle. Lui. Elle en larmes. Elle dans mes bras. Moi. Larmes encore, tant mieux. J’ai eu peur d’être comme toujours, froide, mortifiée par mes ressentis. Là mon humanité revient. Larmes. Lui. Lui méconnaissable. Est-ce bien lui ?Il ressemble à une momie. C’est ce que je me dis. On a l’impression qu’il est desséché et momifié depuis des siècles. En vérité c’est cela. Mon oncle n’a jamais été vivant, il est d’un autre siècle. Il était peut être scribe. Voilà son histoire. La personne qui est allongée n’est pas mon oncle. C’est un autre. Mon esprit divague, mes rêves, mes constructions mythologiques. C’est un autre.

Cancer, je te fustige, je te méprise, je t’humilie devant tous ces lecteurs ici présents. Tu jubiles de ta soi-disant toute puissance. Mais tu ne seras jamais rien. Tu tues sans remords, tu voles la vie avec préavis. A présent je t’oublie. Assigné devant un tribunal virtuel, je te juge sans procès  : COUPABLE DE MEURTRE. Adieu.

Le soleil brille, les robes légères virevoltent, celui qui est mort est un imposteur. C’était un grand scribe égyptien.

16:11 Publié dans Divagations | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : cancer