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31/08/2007

By my side


podcast
Ben Harper - By my side. 
 
Don't you get ahead of me and I won't leave you behind.
If you get unhappy want to show me a sign.
There's no love like lost love and no pain like a broken heart.
There's no love like you and meand no loss like us apart.

Promises, promise is only a word,
And when softly spoken is never heart,
And a heart is not a stone,
And is fragile, is fragile when alone.
 
By my side,
By my side,
Won't you be by my side.
By my side,
By my side,
Won't you be by my side.

Oh, my care for you is from the ground up to the sky.
It's over under up above, down below and to the side.
There's no use in pretending, no use in saving face.
My love is never ending and you are my saving grace.

By my side,
By my side,
Won't you be by my side.
By my side,
By my side,
Won't you be by my side.
Won't you be by my side.
Won't you be by my side.
 
 
 
 

- T'es où là ?

- Comment ça ?

- Oui, tu es où ?

- Quelque part entre la Grande Ourse et la Lune, au milieu des étoiles...

Flic, flac, flic, flac... Il pleut. Les gouttes scintillent, elles s'amusent. Argentées, violettes, roses, bleues... 

- Et les étoiles, que te disent-elles ? 

- Elles jouent à cache-cache, me disent des mots doux dans l'oreille, puis courent se cacher derrière Pluton. Puis elles reviennent, tournent autour de moi, en chantonnant. Après, elles disparaissent. 

- Elles disparaissent ?

- Oui, toujours, ce sont des illusions, des jolies songes, des merveilleux rêves. Elles n'existent que pour l'Imagination. 

Flic, Flac, flic, flac... Il pleut. Les gouttes brillent dans le noir. Argentées, violettes, roses, bleues.... 

- Où vas-tu à présent ? 

- Je disparais aussi...

- Et moi ? 

- Mais tu n'existes pas, tu n'es qu'une chimère. 

Flic, flac, flic, flac... Il pleut. Les gouttes s'évaporent, disparaissent. Argentées, violettes, roses, bleues...

Toc, toc, toc.

- Oui ?

- Je cherche celui qui n'existe pas... Est-il ici ?

- Si vous n'y croyez plus, il ne peut exister, et vous ne le trouverez pas.

Flic, flac, flic, flac... Il neige. Les flocons s'éteignent aussi vite qu'ils naissent.

- Essayez de me décrire celui qui n'existe pas, peut être que vous finirez par vous souvenir ? 

- Une bulle pleine de plumes, de la soie, du velour, du cashmere... Une fin et un début, une introduction et une conclusion, un livre qui s'écrit et ne finit jamais, un soupçon d'évasion et une douceur pour le coeur.

Flic, flac, flic, flac... Il gèle. L'eau devient verglas.

Toc, toc, toc.  

- Oui ?

- Je cherche celui qui n'existe plus... Est-il ici ? 

- Mais il n'est plus... ne le cherchez plus.

Flic, flac, flic, flac.... une étoile filante vient de passer .... 

13/08/2007

I could stay

 

podcast
 
I could stay - Zebraville 

 

 

- J'vais mourir.

- Mais enfin pourquoi dis-tu ça ?

- Parce qu'un jour j'vais mourir.

- Ah... un jour ! C'est pas pour maintenant, nous avons encore le temps.

- Qui sait, demain je peux sauter par dessus un caillou et me transformer en liane et zou, plus rien !

- Et ça t'angoisse ?

- De n'être plus ?

- Oui.

- Non, l'éphémère a son charme. Comme les étoiles filantes ! Libérés du Temps... Plus de passé, plus d'avenir, plus de présent, mais tout. Si j'étais éternel, apprécierai-je autant ma vie ? 

- Je ne sais pas.

- En réalité, on ne peut pas savoir comment notre vision de l'Univers évoluerait si nous étions voués à vivre et ne jamais nous éteindre. D'autres questions existentielles se poseraient.

- Pour un éléphant, tu te poses bien trop de questions ! Contente-toi d'éviter qu'on ne t'enferme dans un zoo, ou qu'on essaye d'attraper tes ivoires,  ou pire, que tu finisses empaillé dans un salon au dessus d'une cheminée ! 

- En même temps si tel doit être mon destin...

- Que tu es fataliste !

- Non, je ne suis pas fataliste, mais profiteur !

- Profiteur ???

- Oui, tous les matins, pendant que tu ronfles encore, j'ouvre les yeux aux aurores pour pouvoir apprécier le calme de la savane, quand tous les animaux nocturnes se sont endormis et que les diurnes ne sont pas encore éveillés. Je vois le soleil se lever, et j'apprécie les courtes heures de fraîcheur avant qu'il ne commence à taper trop fort. J'hume l'odeur mêlée des graminés, des lions que je surveille, des rhinoceros, des zèbres, des oiseaux... de nous aussi ! J'écoute les bruits sourds des hommes au loin dans leurs vroum-vroums. Depuis quelques jours j'en vois quelques uns au loin, accoutrés bizarrement avec des tiges en acier, des boites noires qu'ils posent sur ces tiges, des ronds qu'ils dirigent sur toi quand tu dors. Au début, je pensais que c'était des feux d'artifice. Mais finalement, il ne s'est rien passé. Depuis, ils nous suivent, quand nous bougeons, en essayant de se cacher derrière des petits buissons...

- Ah oui, je les ai vus. Ils s'approchent de plus en plus. Que nous veulent-ils ?

- Je l'ignore. Mais je ne sens pas de danger. Ce n'est pas encore notre heure. 

- Arrête de parler de notre fin ! Toi, peut être que ça ne t'angoisse pas, mais moi si j'étais une poule, j'en aurais sa chair ! 

- Je suis heureux de tout ce que j'ai déjà pu vivre. J'ai encore des projets pour mon avenir... Trouver ma femelle, voir grandir des petits éléphanteaux, parcourir les savanes inconnues... J'ai de la chance déjà d'exister, et d'avoir vécu jusqu'à présent. C'est un beau cadeau, j'aurais pu rester une particule. La fin, n'est pas une fatalité, quand on vit chaque instant comme si c'était le dernier...

- Si tu le dis.  Mais, ne meurs pas tout de suite, j'ai encore envie de barir avec toi quelques années.

- Moi aussi, ne t'inquiète pas. Mais la mort n'est pas une séparation. C'est la sensation de manque, de vide qui est la plus insupportable. C'est pour ça qu'il nous reste nos souvenirs.... Ca peut accentuer la douleur, mais ça l'adoucit aussi. Il y a toujours deux manières de voir le monde... Ce qui n'est ou ne sera plus ou ce qui a été. Je préfère regarder ce qui a été et être heureux déjà de ce vécu, m'enthousiasmer pour ce qui sera peut être, plutôt que d'anticiper ou pleurer sur ce qui ne sera peut être plus ou  ne sera jamais... 

 

07/08/2007

Cold Water

 

podcast
 
Cold Water - Damien Rice 

 

-    Bonsoir Vous.

-    Vous, ici ?

-    Etes vous surpris ?

-    Je ne vous attendais plus.

-    Pourtant je vous avais promis que je reviendrai.

-    C’est vrai, mais vous savez, l’Espoir à travers les nuages, à travers les étoiles évolue, tantôt joyeux, tantôt triste, tantôt conquérant, tantôt défaitiste. Il ne meurt jamais vraiment, mais peut s'éclipser pendant de longs Sommeils. Il s’esquive quand il croise un vent trop glacé et s’anime quand il rencontre Sirocco ou Simoun, car il festoie avec eux, tournoyant et dansant. Il rêve avec Zéphyr, s’extasiant devant les aubes prometteuses de journées ensoleillées. Il fuit Aquilon, en a peur, s’évade avec Chamsin de Guizeh à Louxor. L’Espoir, Madame, m’a fait vivre bien des choses sans que je ne bouge de ce banc de pierre où nous nous sommes échangés ce baiser il y a quelques fleurs déjà.

-    Quelques fleurs, êtes-vous certain ?

-    Oui, certain. J’ai eu loisir de converser avec les muguets, jouer avec les marguerites à “elle m’aime, un peu….”,  rêver des champs de tulipes de la Venise du nord, chanter les Coquelicots,  retrouver le Petit Prince et sa rose, apprécier les fleurs blanches du temps des cerises. Régulièrement toutes ces amies, sont parties puis revenues,  différentes à chaque fois, mais toujours aussi belles.

-    Pourtant, il me semble que l’infini dont vous semblez me parler est goutte de rosée.

-    Vous êtes  Liberté. Rien ne vous enchaîne, rien ne vous attache, c’est ce qui fait votre charme, qui m’a rendu si épris de vous. Votre larme matinale est l’Océan des autres.

-    Pour vous ?

-    Oui, aussi, car j’étais amour.

-    Etais ?

-    A l’époque j’étais encore jeune.  Je vous attendais dès que vous me quittiez, je me morfondais dès que vos regards n’étaient plus sur moi, je jalousais toutes ces Grandes Causes qui réclamaient la Liberté, je vous voulais pour moi seul, à l’étroit sur ce banc de pierre. Ma Liberté à moi qui ne devait être partagée…

-    Je commence à me souvenir.

-    Un soir, vous m’avez accordée ce baiser. C’était doux, sensuel, chaud, chargé de tendresse et de complicité. Cette promesse d’une vie merveilleuse partagée. amour et Liberté, je rêvais. Je rêvais de nous deux sous les ciels étoilés allongés sur une herbe tendre pendant les mois estivaux. Je rêvais de ballades nocturnes dans des endroits pas forcément magiques, ni nécessairement luxueux, seulement vous à mes côtés. Je rêvais de longs moments main dans la main allongés en silence. Je rêvais déjà d’observer tous ces details de votre visage qui me feraient craquer chaque jour davantage. Ces imperfections selon vous… Ces ridules, près des yeux dès que vous souriiez, cette petite cicatrice sous votre lèvre, que moi seul pouvait connaitre, cette lumière dans votre regard qui s’enthousiasmait pour un rien. J’aimais cette petite fossette dès que vous riiez et ce grain de beauté sur le coin de votre joue, tout près de votre oreille J’aimais aussi la douceur de votre peau où je pouvais laisser ballader mes doigts pendant des heures sans me lasser…  Ce baiser, Madame, pendant des fleurs, je me suis souvenu de cette unique sensation et du bonheur qu’elle m’a apportée.

-    Je me souviens. Je me souviens de cette douceur que j’ai gardée en et avec moi à travers mes vagabondages, du contact de nos lèvres... Et ce désir que jamais ça ne s’arrête. Mais je suis partie.

-    Oui, vous m’avez laissée, avec la promesse de revenir. J’ai pourtant éprouvé un reel chagrin, et les coups de couteau contre lesquels on ne peut lutter et dont on porte les marques à vie. Plus de musiques, plus de rêves, plus rien, le vide, le néant, et les entrailles qui ne cessent de vous torturer… L’Espoir des retrouvailles n’a pas empêché ni le Manque ni la Douleur. Je vous avais perdue. Combien de fleurs ?  Nul ne le savait.

-    Vous m’avez attendue...

-    J’ai vieilli. On ne lutte pas contre son destin. Le mien était de grandir, et d’évoluer. J’ai accepté votre essence… Liberté, je vous aime.  Liberté, point ne vous garderai égoïstement. Vous m’avez fait devenir Amour. Vous aimer, n’est plus aimer ce que vous m’apportiez, mais ce que vous êtes. Les fleurs sont passées…

-    J’ai survolé les montagnes, les deserts, navigué dans les songes, guidé des Armées du Coeur, et parcouru les 7 Univers … J’ai rencontré des opprimés de gouvernements qui m’avaient bannie, des timides qui ne réussissaient pas à danser avec  moi, des prisonniers de leurs propres vies, des amoureux esclaves de leurs  passions étouffantes… J’ai rencontré les Préjugés, les Cadres,les croyances irrationnelles qui empêchaient de s'accomplir, les chemins tout traces. J’ai vu des rêveurs ne rêvant plus… Toujours au galop, toujours dans le mouvement, jamais ne me suis-je arrêtée.
Si je suis revenue, c’est que moi, Liberté, je vous aime, vous, Amour. Vous donnez du sens à mon existence, et grace à vous je peux enfin réellement exister et m’épanouir dans mon Essence. Merci….

28/07/2007

I've got you under my skin


podcast
 

Ive got you under my skin
Ive got you deep in the heart of me
So deep in my heart, that youre really a part of me
Ive got you under my skin

Ive tried so not to give in
Ive said to myself this affair never will go so well
But why should I try to resist, when baby will I know than well
That Ive got you under my skin

Id sacrifice anything come what might
For the sake of having you near
In spite of a warning voice that comes in the night
And repeats, repeats in my ear

Dont you know you fool, you never can win
Use your mentality, wake up to reality
But each time I do, just the thought of you
Makes me stop before I begin
cause Ive got you under my skin

 

 

2h56 .... Fermer les yeux, comme souvent, quand je me retrouve enfin au calme, alors que tout le monde dort. Fermer les yeux et inspirer, et expirer à fond. Prendre le temps. Prendre le temps d'écouter tous les sons de cette musique que j'adore. Les souvenirs qui s'y rattachent peut être aussi...  Les tristesses, les morsures, la colère, mais aussi la nostalgie, la joie, les bonheurs. Tout se mêle entre la batterie, la trompette, la basse... Entendre à nouveau ces rires, revoir les sourires. imaginer quelques pas de danse.  Elégance, le soir dans un salon, on est en janvier 1956... Frank Sinatra est encore vivant et nous sommes encore en pleine guerre froide. Tam, tadam, tadam. Hop, un tour, on se balance un peu d'un côté et de l'autre, sur le rythme langoureux de cette chanson célèbre. 

- Une danse mademoiselle ?

- Vous êtes bien aimable, volontiers.

Il tend sa main pour qu'elle se redresse du fauteuil, près du feu, où elle est assise. Il aime ses longs gants blancs, sa jolie robe dernière tendance... Et il l'emporte dans un tourbillon cadencé et rythmé. Complicité et tendresse. Tam, tadam, tadam, tam.... Et comme dans les films hollywoodiens de la Grande Epoque, ils se regardent en se perdant dans les yeux de l'un et de l'autre. Heureux et se promettant en silence leur amour pour l'éternité. L'éternité d'un instant. 

- Mademoiselle, vous êtes charmante... Comment connaissez-vous Frank ?

- Nous nous croisons souvent chez des amis. Et j'aime beaucoup sa musique...

Fermer les yeux encore. Zoom out lent sur les deux danseurs. Plan large. Ils sont sur une scène de music-hall à présent.

- Pourquoi dansons-nous ?

- Pour nous dire tout ce que nous n'arrivons pas à exprimer avec la parole.

- Et que me dites vous sans me l'exprimer ?

- Je pourrais vous dire des roses et des fleurs, des bijoux comme meilleur ami des femmes, mais je vous mentirai.  Je vous dis simplement que je vous désire, que nous pourrions laisser nos corps se découvrir et s'entendre. Je vous dis que je rêve d'escapades improvisées, de chamailleries mignonnes pour mieux se retrouver ensuite... Je rêve des matinées où tendrement je vous enlacerai après vous avoir observé dormir. Je rêve des surprises que nous nous ferons pour entretenir, cette petite flamme des premiers temps. Je rêve de ces douleurs que nous surmonterons pourtant. Je rêve à cette fin que vous souhaitez déjà anticiper, pourtant laissez-vous juste porter par cet air. J'aime sentir votre parfum, et, si vous m'en laissez le temps, cette fragrance racontera peut-être toute notre future belle histoire d'amour.  Je vous dis que nous avons la chance que nos routes se croisent... Voilà tout ce que je vous dis, sans l'exprimer. 

Noir. "I've got you ... under my skin.... ".... 

 

3h49 - Distraite, endormie... Inspirer profondément, expirer profondément et zou... tout le monde au lit.