Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

17/07/2007

1h24.... Weight of the World


podcast
 
Toujours de Patrick Watson...
 
 
1h27  à présent....
Tic, tac, tac, tic...
Les heures passent, les jours passent, les semaines se succèdent, puis les mois, puis les années.
Un air dans la tête, celui-là, langoureux, lancinant, lourd, pesant...  
Des cycles, des vagues, des tourbillons... tout s'emmêle et se démêle...
Poum, Pam, padam... pam... padam..
 
- Allô ? Il y a quelqu'un ?  
- Oui, c'est pourquoi ?
- C'est bien ici que viennent les âmes perdues ?
- Ah non, ici c'est le bureau des âmes tourmentées... Les âmes perdues c'est la porte du fond à gauche...
- Très bien merci.
 
Poum, Pam, padam... pam... padam...
 
Toc, Toc.
 
- Oui, c'est pour quoi ?
- C'est bien ici que viennent les âmes perdues ?
- Oui, très chère, entrez donc, venez vous asseoir là comfortablement sur ce fauteuil sans fond, vous vous y trouverez bien.
- Merci, vous êtes bien aimable.
 
Poum, Pam, padam... pam... padam...
 
1h34 à présent...  
Tic, tac, tac, tic...  
Les heures passent, les jours passent, les semaines se succèdent, puis les mois, puis les années.
 
- Quel est votre nom ?
- J'ai oublié...
- Votre âge ?
- La nuit des temps.
- Votre poids ?
- 5 kilogrammes de plumes blanches et 200 grammes de bulles de savons.
- Votre dernière visite à ce bureau ?
- Je ne suis jamais venue, avant j'allais plutôt au bureau des âmes tristes.
- Quelle est la motivation de votre visite ce jour ?
- J'ai tout oublié ....
- Comment ça tout oublié ?
- J'ai oublié d'où je viens, j'ai oublié où je vais, j'ai oublié si le vent va au Sud plutôt qu'à l'Est, j'ai oublié si la montagne a un goût de sel ou si les vagues ont le goût de l'incertain. J'ai oublié ma vie, mes bonheurs, mes joies, mes hauts, et mes bas. J'ai oublié la morsure de la douleur, tant je me suis perdue. J'ai oublié le désespoir tant j'ai été meurtrie. Et j'erre à travers mes univers, sans plus savoir lequel est le bon... Fuyant ma propre illusion. J'ai tout oublié, plus de passé, plus de présent, plus de futur, mais un ailleurs impalpable.. 
- Je vois. Restez là tranquille, on va venir vous chercher. Ne vous inquiétez pas tout va rentrer dans l'ordre.
- Merci.
 
1h42 à présent...
Tic, tac, tac, tic...
Les heures passent, les jours passent, les semaines se succèdent, puis les mois, puis les années.
 
- Par ici Mademoiselle, traversez les portes du temps, nous allons nous retrouver dans l'autre dimension.
- Laquelle ?
- Celle que vous avez oubliée.
- Comment y aller si je l'ai oubliée ?
- Fermez les yeux, laissez vous transporter par cette chaleur qui vous envahit, puis cette froideur... Laissez vous porter...
- J'ai mal, ça fait mal, j'ai mal, Monsieur.
- Oui, et c'est normal, laissez venir, aller laissez.
- Il y a du rouge, du bleu, du noir, des flames, des éclairs, des visages tristes, ils pleurent, lis m'entourent, ils sont là...  On me tire le bras, on me tire le coeur,  on ouvre mes entrailles.... un torrent de poussière... Un gouffre, et l'univers vaste, dense. Je vole, je ne suis plus, dématarialisée.  
- Très bien, c'est très bien. Où êtes vous à présent ? 
- Ici et ailleurs, entre deux univers, entre plusieurs rêves, et mes centaine de songes.
- Vous voyez cette porte là bas ? Celle qui n'existe pas et que personne ne voit ?
- Oui je la vois...
- C'est là bas que vous devez aller, et vous vous sentirez mieux.
- Merci... Je vous dois combien ?
- Un rêve et deux songes.
- Voilà pour vous. Je vous donne un songe en plus, car vous êtes aimable.
 
1h50 à présent...
Tic, tac, tac, tic...
Les heures passent, les jours passent, les semaines se succèdent, puis les mois, puis les années.  
 

27/04/2007

1h14 ... retour du bureau...

Ca faisait longtemps que je n'étais pas sortie à plus de minuit du taff. Une séance qui s'est éternisée, un master à livrer demain matin impérativement. Mais contrairement à des séances nocturnes ereintantes, celle-là ne m'a pas fatiguée, c'était juste long et j'avais prévu de faire autre chose, mais c'est ainsi.

L'avantage, c'est que j'aime tellement marcher dans les rues de Paris la nuit, surtout par ce temps là, que le retour n'était que du bonheur...

Et à cet instant précis, rentrée, j'apprécie sur mon balcon, le calme des nuits parisiennes... Certes des bruits de moteurs au loin, des voitures qui passent de temps à autre. Mais à cette heure, Paris se calme enfin. Même si dans des sous-sols, certains se déchaînent sur des rythmes à la mode... Même si d'autres flânent sur les quais ou dans les rues... Même si Paris n'est jamais une ville complètement éteinte, là, c'est calme. Sur ma gauche là-bas, quelques lucarnes allumées. Sur ma droite, la Tour Eiffel. Au loin aussi, quelques fenêtres allumées encore. Une lueur rougeâtre en bas, halo des lampadaires. Mon ordi sur les genoux. Et juste fermer les yeux... inspirer... expirer profondément... Prendre le temps d'écouter... Prendre le temps de sentir la fraîcheur de la nuit sur sa peau, sur mon bras. Prendre le temps de sentir l'odeur humide de cette nuit...  La ville reprend un poul normal, et moi aussi. 

La maison est calme... Tout le monde dort.. Me voilà installée dans le canap' du salon, je profite encore du bonheur de prendre son temps... Bonheur très simple, mais essentiel. La journée est finie, on cesse de courir, et aller d'un métro à l'autre, d'un étage à l'autre. On prend ces quelques minutes qui ne sont rien qu'à soi. Fondamentales. On prend le temps d'écouter son corps au lieu de sa tête ou de ses émotions. Juste les sens. Ecouter sa propre respiration, entendre tous les bruits, même les plus infimes, fermer les yeux pour mieux les entendre... Et s'endormir apaisée... Bonne nuit...

17/04/2007

1h44 - Vagabondages...

Insomnies et nervosité vont de paire... 

Mes nuits blanches ne sont pas toutes agréables en ce moment...

Fermer les yeux, inspirer profondément et expirer doucement...

Fermer les yeux et oublier, ne penser à rien... tenter de ne penser à rien... juste le vide, oublier la pièce, oublier l'appartement, oublier l'immeuble, oublier la rue, oublier le quartier, oublier l'arrondissement, oublier la ville, oublier la terre, et la voir d'en haut.. Elle n'apparait même plus la ville vue d'en haut, elle n'apparait même plus au milieu des étoiles, des milliards d'étoiles qui nous entourent..  Là je suis une bulle de savon en appesanteur au milieu de l'espace qui n'a aucune limite... Là soudain tout n'existe plus, et rien n'est plus. La seule chose dont on a conscience, c'est la légèreté... oublier...  Oublier et se sentir allégée des poids, des fardeaux, tout ça c'est en bas, tout ça c'est là bas sur cette sphère bleue, mais là où on est à présent, tout ça n'a plus d'importance, on est une petite bulle au milieu de l'espace qui n'a aucune limite et on regarde tout ça de haut...

Fermer les yeux, inspirer profondément, et expirer doucement...

Reprendre son souffle, prendre son temps.

Reprendre son souffle, tout simplement.

Pause. Tic, tac, tic, tac... une horloge ? Tic, tac, tic tac.... non, plus d'horloge. Le temps n'a plus d'importance, le temps n'est qu'une valeur relative, le temps n'existe plus...

Fermer les yeux, inspirer profondément, et expirer doucement... 

Mon esprit vagabonde, et je peux enfin dormir, il est parti loin de mon corps, cette nuit il va me laisser enfin dormir... 

07/04/2007

Sous le ciel de Paris.... :)

 La musique de cette nuit ... - d'Edith Piaf

 

J'adore Paris, et j'adore cette chanson aussi...  

 podcast

Sous le ciel de Paris
S'envole une chanson
Hum Hum
Elle est née d'aujourd'hui
Dans le cœur d'un garçon
Sous le ciel de Paris
Marchent des amoureux
Hum Hum
Leur bonheur se construit
Sur un air fait pour eux

Sous le pont de Bercy
Un philosophe assis
Deux musiciens quelques badauds
Puis les gens par milliers
Sous le ciel de Paris
Jusqu'au soir vont chanter
Hum Hum
L'hymne d'un peuple épris
De sa vieille cité

Près de Notre Dame
Parfois couve un drame
Oui mais à Paname
Tout peut s'arranger
Quelques rayons
Du ciel d'été
L'accordéon
D'un marinier
L'espoir fleurit
Au ciel de Paris

Sous le ciel de Paris
Coule un fleuve joyeux
Hum Hum
Il endort dans la nuit
Les clochards et les gueux
Sous le ciel de Paris
Les oiseaux du Bon Dieu
Hum Hum
Viennent du monde entier
Pour bavarder entre eux

Et le ciel de Paris
A son secret pour lui
Depuis vingt siècles il est épris
De notre Ile Saint Louis
Quand elle lui sourit
Il met son habit bleu
Hum Hum
Quand il pleut sur Paris
C'est qu'il est malheureux
Quand il est trop jaloux
De ses millions d'amants
Hum Hum
Il fait gronder sur nous
Son tonnerr' éclatant
Mais le ciel de Paris
N'est pas longtemps cruel
Hum Hum
Pour se fair' pardonner
Il offre un arc en ciel