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10/09/2007

Grande enquête américaine sur la sexualité des personnes âgées

par MARTINE PEREZ./Le Figaro
Publié le 10 septembre 2007
Actualisé le 10 septembre 2007 : 08h12

Un pourcentage important des 57 à 75 ans continue à avoir une vie sexuelle. Les hommes, plus souvent que les femmes. Après 75 ans, un quart des seniors sont actifs.
 
LA VIE SEXUELLE ne s'arrête pas à 50 ans. Même si c'est ce que laissent supposer les images du cinéma ou de la publicité pour lesquelles l'amour entre personnes âgées reste globalement inconcevable.
 
Des chercheurs américains ont publié dans le New England Journal of Medicine daté du 23 août les résultats d'une enquête levant le voile de manière pudiquement statistique sur la sexualité des plus âgés et confirmant que l'amour n'est pas l'apanage de la jeunesse. Bien que l'âge venant, et avec lui parfois le veuvage ou la maladie, les rapports sexuels deviennent effectivement moins fréquents, alors que le nombre de personnes abstinentes est plus élevé.
 
Pourquoi une telle enquête ? D'abord parce que depuis les années 1940, beaucoup d'études se sont focalisées sur l'évaluation de la sexualité en s'arrêtant au seuil de la vieillesse, ensuite parce la qualité de la vie sexuelle fait désormais partie des critères visant à définir le bien-être. Mais aussi parce que le nombre de personnes âgées augmente considérablement, enfin parce qu'un nombre croissant de médicaments destinés à « booster » la sexualité arrive sur le marché, créant un nouveau secteur médico-économique porteur. Il faut cependant se garder de toute vision normative qui considérerait que ne plus avoir de rapports sexuels après 80 ans est une forme de déviance à médicaliser en urgence !
 
« Il n'existe pas de données représentatives aux États-Unis, permettant aux médecins de connaître le comportement en matière de sexualité des personnes âgées, pour les aider à répondre aux demandes de leurs patients », expliquent les auteurs de cette enquête, des gynécologues et des sociologues de l'Université de Chicago et de Toronto. Pour pallier ce déficit, ils ont sélectionné par tirage au sort 3 005 personnes âgées (50 % d'hommes, 50 % de femmes) de 57 à 84 ans, pour répondre à un long entretien portant sur le mode de vie, les problèmes de santé et la sexualité. Ils ont ensuite analysé l'activité sexuelle, selon l'âge, l'état de santé et le statut marital.
 
Les résultats révèlent que la sexualité reste importante avec l'âge, même si elle décline progressivement : ainsi, 73 % des 57-64 ans sont sexuellement actifs, tout comme 53 % des 65-75 ans et 26 % des 75-85 ans. La sexualité est une composante plus prégnante de la vie des hommes que des femmes à tout âge : entre 57-64 ans, 83 % d'hommes actifs contre 62 % de femmes ; entre 65-75 ans, 67 % des premiers sont actifs et 40 % les secondes ; au-delà de 75 ans, ces chiffres tombent respectivement à 38,5 % et 16,7 %. À noter qu'après 75 ans, la moitié des hommes « actifs » avoue avoir encore deux à trois rapports sexuels par semaine.
 
14 % des hommes ont recours à un médicament

 
Par ailleurs, le fait d'être en bonne santé est corrélé dans tous les cas au maintien d'une activité sexuelle (81 % des hommes de 57 à 85 ans se considérant en très bonne santé sont actifs, contre 46 % de ceux qui s'estiment mal en point). L'impuissance serait d'ailleurs un marqueur du risque cardiaque.
 
Au-delà de ces données générales, les auteurs ont voulu connaître les différentes pratiques ou les difficultés sexuelles en fonction de l'âge, du sexe, de l'état de santé. On retiendra qu'un nombre plus élevé de femmes que d'hommes assure ne plus être intéressé par le sexe. Ces derniers, même quand ils gardent le désir chevillé au corps, présentent relativement souvent des dysfonctions érectiles. Enfin, on relèvera que 14 % des hommes dans cette tranche d'âge ont déjà eu recours à un médicament pour améliorer leurs performances (contre 1 % des femmes). Une information importante pour les laboratoires pharmaceutiques, à la recherche d'un nouveau souffle pour les molécules destinées aux troubles de l'érection et alors que de nouveaux produits visant à stimuler la libido féminine arrivent sur le marché.
 
Les différences entre les deux sexes doivent être interprétées en tenant compte du fait que 78 % des hommes de plus de 75 ans ont encore une épouse ou une compagne, contre seulement 40 % pour les femmes du même âge. Une des explications à la moindre activité du sexe faible pourrait tenir au fait que les femmes âgées (du fait d'une espérance de vie supérieure de plusieurs années à celles des hommes) sont bien plus souvent seules. L'étude n'explore pas le champ plus subtil du sentiment amoureux. Peut-être un jour.


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09/09/2007

L'animation dynamise l'exportation de programmes français

LE MONDE | 07.09.07 | 14h24  •  Mis à jour le 07.09.07 | 14h24

Une fois de plus, les ventes de programmes français ont progressé sur les marchés internationaux. En 2006, les exportations de fictions, d'animations et de documentaires ont connu une hausse de 4,2 %, pour atteindre 157 millions d'euros.

En pratique, même si elles restent encore modestes, les ventes de programmes français connaissent un regain qui ne se dément pas depuis trois ans. Cette embellie se traduit aussi par une affluence record d'acheteurs étrangers au treizième Rendez-vous de TV France International, le marché annuel des exportations françaises, qui se tient à Biarritz du 3 au 7 septembre.

Dans le détail, l'Allemagne, avec 23,1 % des ventes, est redevenue le premier client de la France, loin devant la Grande-Bretagne, qui ne passe pas le seuil des 10 %. Ce sont toujours les programmes d'animation qui tirent les exportations françaises. L'an passé, les dessins animés - tels "Totally Spies" ou encore "Martin Mystère", produits par Vincent Chalvon Demersay pour Marathon - ont pesé à eux seuls 42,6 % du total des ventes. Une proportion toutefois en légère régression par rapport à 2005, où elles avaient culminé à 45,3 %.

Les efforts de Canal+ (la série "Engrenages" à notamment été achetée par la BBC) ou encore de France Télévisions pour produire des fictions véritablement originales ne se traduisent pas encore dans les chiffres de ventes. En 2006, les exportations de séries françaises ce sont légèrement effritées, à 22,1 % contre 22,4 % un an plus tôt.

En revanche, les jeux, variétés et divertissements s'exportent bien. Grâce notamment aux bonnes ventes des "Fort Boyard" et autres "Des chiffres et des lettres", ce secteur a retrouvé son score de 2004 avec plus de 10 %. L'Espagne et la Grande-Bretagne sont les deux territoires de prédilection des jeux, variétés et divertissements produits en France.

L'an passé, la part de l'Europe de l'Ouest, déjà fortement majoritaire, s'est encore accrue pour atteindre 72 %. A l'inverse, pour cause de faiblesse du dollar et du peu d'appétit des téléspectateurs américains pour les programmes français, la part de l'Amérique du Nord a nettement baissé. Elle n'est plus que de 14,2 %, contre 16,8 % un an plus tôt.

Guy Dutheil
Article paru dans l'édition du 08.09.07


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Sept villes françaises se disputent le titre de capitale européenne de la culture 2013

LE MONDE | 09.09.07 | 10h53  •  Mis à jour le 09.09.07 | 10h53
Marseille Correspondant régional

Pas moins de sept villes françaises postulent à l'obtention du label Capitale européenne de la culture en 2013. Il est d'ores et déjà acquis que, cette année-là, une ville française et une cité slovaque porteront le titre. Reste à les départager. Bordeaux, Lyon, Marseille, Nice, Saint-Etienne, Strasbourg et Toulouse espèrent toutes ce label attribué par la Commission européenne. Celui-ci ne donne droit à aucune subvention. Mais, bien utilisé, il peut être un formidable accélérateur de notoriété, d'équipement public et d'aménagement urbain, comme l'a démontré l'expérience de Lille en 2004.

Les candidats doivent remettre le 1er novembre un dossier touffu à un jury de sept experts de l'Union européenne et de six experts français. Ce jury établira une short-list en décembre, avant de désigner le vainqueur à l'été 2008.

Pour étoffer leur dossier et séduire le jury, les villes ont recruté des personnalités culturelles aux réseaux précieux. A Nice, l'architecte vedette Jean Nouvel est président d'un comité d'organisation piloté par l'ancien président du Festival d'Avignon, Bernard Faivre d'Arcier. Olivier Poivre d'Arvor, le directeur de Cultures France, organisme chargé de la promotion de la création française à l'étranger, préside le comité toulousain. Marseille s'est assuré la collaboration de Bernard Latarjet, ancien président de la Grande Halle et du parc de La Villette.

La candidature exige un énorme travail de conception, de préparation et des investissements que M. Latarjet estime à 100 millions d'euros pour Marseille. Pourquoi dépenser une telle somme ?

Jacques Pfister, président de la chambre de commerce et d'industrie des Bouches-du-Rhône, a pris la présidence de l'association qui porte l'événement à Marseille. Il avance deux raisons à l'investissement des milieux économiques dans cette opération de culture : "L'analyse économique des festivals, nombreux dans notre région, montre que 1 euro investi génère 6,50 euros de retombées." Sur le long terme, il pense "qu'il est décisif pour une ville comme Marseille et sa métropole de figurer dans le Top 20 des métropoles européennes. Or nous sommes 23e : avec le label Capitale européenne de la culture, nous entrerions certainement dans les vingt premiers".

La ville de Lyon, qui travaille au projet depuis aussi longtemps que Marseille, raisonne de la même façon. Pour l'adjoint au maire chargé de la culture, Patrice Beghain (PS), "2013 est une opportunité de franchir une nouvelle étape dans notre politique culturelle et de territorialiser notre action à l'échelle de l'agglomération".

RECONNAISSANCE INTERNATIONALE

Ce souci d'utiliser la culture pour coordonner des actions parfois disparates se retrouve dans toutes les villes candidates. Richard Coconier, homme de théâtre qui travaille pour la candidature de Bordeaux, parle "d'une occasion unique pour les collectivités locales voisines de travailler ensemble sur un objectif à cinq ans".

Même raisonnement chez Michel Thiollière, maire UMP de Saint-Etienne, qui élargit le propos : "Travailler sur un tel projet, c'est d'abord fédérer les énergies locales : des commissions travaillent sur les quarante questions posées par le jury. Mais c'est aussi fédérer les énergies européennes : nous sommes déjà associés à la Slovaquie puisque notre Ecole des beaux-arts travaille avec celle de Bratislava."

Pourtant, pour toutes les villes candidates, la motivation essentielle reste la volonté de changer d'image et, dans le même mouvement, d'obtenir une meilleure reconnaissance internationale. Autant de leviers pour soutenir le développement économique de la ville et de la région. André Barthe, adjoint au maire de Nice chargé de la culture, explique : "Nous voulons montrer que nous n'avons pas que des attraits touristiques. Il nous faut surprendre, montrer que la Côte d'Azur est un lieu de travail intellectuel et physique."

A Toulouse, le maire centriste, Jean-Luc Moudenc, "vise la reconnaissance de l'importance de notre palette culturelle. Nous avons une image liée à Airbus et au Stade toulousain. Nous n'avons pas assez de tourisme d'agrément. Avec notre thème des "Chemins", nous allons montrer la diversité culturelle de notre métropole".

Tandis qu'à Saint-Etienne, une ville en pleine reconversion, le maire ajoute : "Nous voulons montrer que nous avons misé sur la créativité et l'ouverture aux formes contemporaines pour sortir de nos difficultés industrielles." "Nous sommes dans une dynamique sociale et culturelle nouvelle, explique-t-il. Nous voulons nous inscrire dans l'Europe des villes moyennes, celles que l'Europe doit aider."

Marc Dondey, chef d'un projet lancé à Strasbourg depuis plus d'un an, enchaîne : "Travailler là-dessus nous oblige à revoir notre positionnement, à reconsidérer nos acquis, à repenser nos partenaires : bref à tout refonder."

Autant d'enjeux auxquels ces sept villes devront faire face quoi qu'il arrive, mais que douze d'entre elles affronteront sans le renfort du label européen.

Michel Samson
Article paru dans l'édition du 09.09.07


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Une mode XXL toujours plus sexy

LE MONDE | 08.09.07 | 15h06  •  Mis à jour le 08.09.07 | 15h06

D'ordinaire, Véronique Sibille est marin-cuisinière embarquée. Depuis six mois, cette jolie quadragénaire s'est aussi lancée dans la mode. "L'idée a mûri en moi, parce que j'ai toujours eu beaucoup de poids et énormément de mal à m'habiller, explique-t-elle. A 20 ans déjà, les tailles 46 avec des grosses fleurs, cela ne me correspondait pas."

Avec Camille, sa styliste de 21 ans, elles ont mis au point "Viladoh", une collection pour l'été 2008 à la coupe sixties : petit manteau trapèze à encolure bateau, mini-robes aux découpes poitrine et dos, tuniques colorées pop art. Des pièces rarement proposées au-delà du 44.

Comme Véronique Sibille, ils sont une douzaine de créateurs réunis au Salon professionnel du prêt-à-porter (à Paris, jusqu'au 9 septembre) pour y montrer une mode créative pour filles XXL. La plupart viennent de se lancer. Chacun a déjà ses astuces pour habiller les Marylin Monroe d'aujourd'hui.

"Si on n'est pas gros, on ne mesure pas le calvaire des enrobés, raconte Alex Scheuring, styliste du français One O One Private. Une veste ajustée, même en taille XXL, vous rend ridicule neuf fois sur dix, car les rondeurs ne sont pas localisées au même endroit : l'une voit ses hanches déborder, pour l'autre ce sont les bras ou la poitrine qui sont comprimés..." Il a donc élaboré des tenues sans emmanchures et sans pinces jusqu'à la taille 60. Son stand ne désemplit pas, avec ces tee-shirts voile "qui cachent sans trop cacher", ces vestes en lin légèrement drapées sur le corps, à porter sur des pantalons noirs.

ETOFFES LÉGÈRES


La Franco-Ivoirienne Amy Camara associe l'imprimé graphique des batiks, la fluidité des boubous africains et la rigueur des coupes européennes. Ces robes tuniques à pans ouverts, à imprimés ashanti, se glissent sur des pantalons fluides blancs ou noirs, et inversement. Une collection plus classique est celle du belge Xandrès X-Line, qui privilégie les couleurs aquarelle et les étoffes légères, car "les femmes rondes n'aiment pas les matières lourdes". Les tenues sont raffinées, comme cette veste en daim si fine, cette saharienne taupe ou cette jupe en voile vert d'eau.

Finis donc un style unique et des teintes passe-muraille. "Ce sont les Françaises qui réclament des vêtements plus sexy, car elles vivent mieux leurs courbes et leurs kilos qu'autrefois", souligne Liseline Lacroix, la directrice commerciale du salon, qui a réussi à dénicher toutes ces marques pour rondes.

Une révolution silencieuse s'opère dans le milieu de la mode, depuis qu'on sait que la Française mesure 1,62 m pour 62,8 kg en moyenne et qu'elle a pris 6 cm de tour de taille en trente ans, selon l'Institut français du textile et de l'habillement. Max & Co, le groupe italien qui fabrique Marina Rinaldi et qui est leader en France sur le marché des grandes tailles, a décidé de lancer "Now", ligne destinée aux jeunes filles : des trenchs multicolores, des jeans slim, des leggings fluo... de la taille 40 au 48. Désormais le coeur du marché.

Véronique Lorelle
Article paru dans l'édition du 09.09.07


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