06.04.2008
Il est 5h38... Je n'ai pas sommeil et Paris ne s'éveille pas encore :)
" Les travestis vont se raser
Les stripteaseuses sont rhabillées
Les traversins sont écrasés
Les amoureux sont fatigués
(...)
Il est cinq heures
Paris se lève
Il est cinq heures
Je n'ai pas sommeil"
Cet air dans la tête, alors que l'aube n'est pas encore au rendez-vous, même si le ciel commence à rougir. Loin de l'agitation du bal l'Elysée, après le défoulement, des heures à danser sur de la musique live toujours excellentissime, le calme et le silence sont d'autant plus appréciés. Sentiment de liberté et d'apaisement. Les oiseaux commencent à chanter, j'aime autant l'aube que les nuits, comme beaucoup les noctambules. Vivre en décalage avec l'activité, avoir l'impression qu'on peut respirer, retrouver notre rythme... Ce sont des sensations dont je ne me lasse pas.
"J'vis toujours des soirées parisiennes... j'voudrais vivre des soirées belles à Siennes et vivre au vent, à feu, à cent, m'ouvrir au sang, tu mens..."
Ces soirées parisiennes improvisées... J'adore. 2h00 du mat' ... "Tu es là-bas ?" " Oui" "J'arrive !" Le bal de l'Elysée Montmartre ! il faut vivre cette expérience au moins une fois. J'aime cette salle, l'esprit qui y règne, où les gens sont là pour s'amuser, plutôt que pour se montrer. Certes des regards ci et là, naturellement. Mais contrairement à beaucoup d'autres "boites" parisiennes, ici on s'éclate, on aime danser, et on aime avant tout danser. Le live reprend des airs bien connus de tous, des classiques, des nouveautés, chaque musique entraîne et entraîne jusqu'à l'aube... 200% de plaisir. Puis on se sépare, l'une part en ballade pour prolonger le plaisir, l'autre rêvasse sur un simple échange de regard...
il est 6h17... il ne fait pas encore jour... et je n'ai toujours pas sommeil....
06:20 Publié dans Les Noctamphiles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31.03.2008
Wax Tailor - Seize the day
03:20 Publié dans Bul'art, Les Noctamphiles | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : wax tailor, seize the day
30.03.2008
5h09... Une expat' parisienne à Paris...
Oublier tous nos repères, nos habitudes, et voir la Ville comme si nous la découvrions pour la première fois. Les rencontres amoureuses sont comparables. Au début il y a la nouveauté, l'excitation des sens, l'observation, l'apprivoisement... Et au fur et à mesure, il y a l'approfondissement, le quotidien, les détails des premiers jours auxquels nous ne faisons plus attention. Il y a les qualités que nous apprenons à aimer chaque instant davantage, mais aussi les défauts qu’on accepte et qu’on finit par adorer aussi. Puis vient le temps de l’agacement, des crises qu’il faut apprendre à gérer, les tentations d’un ailleurs plus sexy, l’attrait de la nouveauté…
Paris, j’aime tellement Paris, et pourtant notre histoire d’amour n’était pas si bien partie, car Paris était trop grande, Paris était oppressante, ne pas pouvoir projeter mon regard loin sans buter sur des immeubles, du béton, était fatiguant.
Et finalement… j’aime le spectale permanent qu’offre cette ville-musée. Notre-Dame, l’île Saint Louis, la place de la Nation, la place de Notre Dame des Victoires, celle des Vosges, la Madeleine, la Concorde, le Champ de Mars, la Butte aux cailles, l’esplanade de la BNF, les ruelles du 20ème, le Père Lachaise, le microcosme de Bastille ou la rue Montorgueuil, le Panthéon, la Sorbonne, l’Opéra Garnier, Beaubourg et le Marais et… Montmartre. Ah Le Sacré Coeur, j’aime et ne me lasse.
Le romantisme parisien que perçoivent les Touristes, je le conçois, cette ville fait rêver… Moi Américaine, Anglaise, Japonaise, Espagnole, Italienne, Biélorussienne et toutes les autres, j’ai rêvé de Paris, de la French Touch des hommes, de la Tour Eiffel illuminée, des bâteaux-mouche. J’ai voulu sentir l’atmosphères des Cafés, des bistrots, acheter ma baguette fraîche, découvrir le Louvres, me balader dans le jardin des Tuileries ou du Luxembourg, et flâner sur les quais St Martin ou me perdre sur les Buttes Chautmont. Chaque quartier a une âme. Il y a aussi les odeurs de pains au chocolat dans le métro des Champs Elysées, ou celles chargées des quartiers Chinois que ça soit Belleville ou le 13ème… Il y a les chanteurs dans les métros, des immigrés ou artistes de rues. Il y a ces Taxis, tantôt sympathiques, tantôt renfrognés, et impossible à trouver le soir. Il y a tous ces restaurants, et les kiosques à journeaux, les distributeurs du 20 minutes ou Métro le matin. Il y a tous ces marchands de crêpes, et les bouquinistes sur les quais… Le pont des Arts…
Paris sera toujours Paris… et j’ai plus de deux amours, mais elle en fait partie…
05:08 Publié dans Les Noctamphiles | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
27.03.2008
Une étoile, deux étoiles, trois étoiles... une noctamphile...
2h22... j'entends la pluie tapant sur les échaffaudages des ravalements de mon immeuble.
2h23... dormir ou ne pas dormir, this is the question.
2h24... un tour sur le blog de Charles', je n'avais pas vu qu'il m'avait taggée.. Mais Charles j'avais déjà répondu à ce tagg, et au fond, je n'aime pas trop ça les tags.. aussi je répondrai demain directement sur ton blog....
2h25... la comptine des petites marionnettes dans ma tête, allez savoir pourquoi.
2h26... musique ? Musique... Pourquoi pas, une playlist.... Pour les noctamphilien(ne)s, quelques musiques de nuit.... Enjoy, point de texte accompagnant cette nuit... Juste fermez les yeux et appréciez.
1. James Brown - Please, Please, Please
2. Miles Davis - Summertime
3. Chet Baker - My funny valentine
4. Ella Fitzgerald & Louis Armstrong - Summertime
5. Dean Martin - Sway
6. John Coltrane - Naima
7. Rickie Lee Jones - Lucky guy
02:55 Publié dans Les Noctamphiles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : charles, noctamphiles, jame brown, miles davis, chet baker, ella fitzgerald, louis armstrong
13.12.2007
Et Paul chantait Yesterday…. - Michel Delpech & Barbara Carlotti
Le monde est bleu comme une orange…
Cette phrase dans ma tête, sur l’air de Paul chantait Yesterday….
Pourquoi ? Que sais-je ? Pour quoi ? On s’en fiche…
Et toi ? Et vous ? L’univers vous le voyez comment ?
Orange, rose, vert, arc-en-ciel, bleu, violet … Quelle couleur ?
“Là dans mon coeur, tous les signes avant-coureurs, les symptomes de l’amour et du bonheur….”
Scène 1 - 1 comédien et 1 comédienne, 1 projectionniste.
Un matelat double posé simplement sur un sommier au milieu de la scène, derrière le lit un grand tableau Le Baiser de Klimt. Au-dessus du tableau, une ouverture et un vieux projecteur de cinema, qui projete la scène sur un tissu blanc tendu dans la salle sour les régies. Les protagonistes sont dans la même ambiance qu'une salle de cinema. Les deux comédiens sont allongés habillés en vêtements quotidiens sans chaussure sur le lit regardant vers le ciel, se tenant juste la main.
Lui – Crois-tu que le monde est bleu ?
Elle – Non
Lui – Crois-tu qu’un jour on volera au milieu des étoiles ?
Elle – Je ne pense pas…
Il se tourne vers elle, lui caresse les cheveux avec son autre main, la regarde…
Lui – Depuis quand ne rêves-tu plus ?
Elle – Depuis quand sommes-nous devenus des adultes ?
Puis un autre jour, tu m’as dit : “C’est fini, il faut grandir à present ! Nos jeux d’enfants ne doivent plus durer, soyons adultes !”. Quelques plumes plus tard, tu as joué le rôle de la “femme” selon ton idée… J’ai donc joué aussi le role de l’”homme”. Nous nous sommes installés, nous avons acheté notre petit appartement, nous nous sommes mariés, nous n’avons pas encore d’enfants, mais tu en parles…. J’imagine que nous sommes “devenus” adultes le jour de cette grande declaration.
Elle – Pourquoi m’avoir écoutée ?
Lui – Parce que c’était ton rêve et je t’avais fait une promesse…
Elle – Je ne rêve plus ?
Lui – Tu rêves de ce qui est possible, concret, construit…. Tu ne rêves plus comme une enfant…
Elle – Je ne me souviens plus.
Lui – Ferme les yeux, viens avec moi !
Il l’enlace contre sa poitrine, et ferme les yeux aussi….
Scène 2 – Un comédien, une comedienne, un projectionniste, Salvador Dali
Changement de décor pendant que parle le projectionniste.
Le tableau de Klimt se retourne et apparait une toile peinte à la manière d’un enfant représentant une fenêtre ouverte avec un grand ciel bleu, des nuages blancs, un gros soleil… Le Lit double est sorti de la scène avec les comédiens dessus. Ils sont ramenés sur un long fauteuil rouge qu’on place sous la fenêtre, toujours enlacés, allongés et endormis. Des tournesols géants beaucoup plus grands qu’eux sont places ci et là sur la scène. Bruit de fond : rivière, chants de rossignols, bise…
Le projectionniste, agacé – Où est la bobine ? Quelqu’un par ici pourrait me monter la nouvelle bobine ? Mes spectateurs s’endorment ! Allez vite ! Depêchez-vous !
Le projectionniste change la bande, se positionne. Noir sur sa fenêtre, et grand jour sur le plateau.
Elle, ouvrant les yeux – Mais où sommes-nous ?
Lui, de même – Dans nos Songes, me semble-t-il…
Elle – Dans les miens, ou dans les tiens ?
Lui – Je l'ignore...
Les deux comédiens se redressent et s’asseoient face aux spectateurs.
Entrée de Salvador Dali. Il se ballade entre les tournesols, doucement de long en large de la scène, sortant de temps à autre sa montre gousset de son gilet. Il s’avance sur le devant de la scène, au centre, dos aux comédiens, sort une pipe et tape 3 fois contre la tige d’un tournesol qui se trouve à sa droite. Une chaise transparente Louis Ghost de Starck apparait en montant derrière lui. Il s’installe.
Salvador Dali – Tout influe sur moi, rien ne me change.
Elle à lui, en chuchotant – Mais que dit-il ? Pourquoi nous tourne-t-il le dos ? Ils ne respectent plus rien ces mettteurs en scène contemporains. On ne tourne pas le dos au public. Jamais ! Non, mais sans blague !
Salvador Dali – Dormir est une façon de mourir ou tout au moins de mourir à la réalité, mieux encore, c’est la mort de la réalité.
Elle à lui, toujours en chuchotant - C’est vraiment insupportable cette mise en scène, non seulement nous ne comprenons rien à ce qu’il dit, et en plus, le décor est minable. Juste une chaise transparente et un personnage fantasque.
Salvador Dali – Avez-vous vu Gala ?
Elle à lui, toujours en chuchotant – Si nous partions, ça devient absurde, je ne comprends rien. Ces prises de têtes intellectuelles ne sont pas pour moi. Je n’entends presque rien, et ne comprends rien à ce qu’il dit. Et ça fait déjà une demi heure que la pièce a commence.
Lui à elle, normalement – Ma puce, pour partir, il faudrait se réveiller… pour se réveiller, il faudrait savoir qui de nous deux est en train de rêver…
Elle à lui, toujours en chuchotant- Mais nous ne rêvons pas, nous sommes au theâtre !
Il se lève, se dirige vers Salvador Dali…
Elle, chuchotant fort – Mais enfin que fais-tu ? Tu ne vas pas aller sur scène !!!
Il arrive derrière Salvador Dali, prend le dossier de la chaise, la fait glisser pour la positionner de profil. Et il se met face à lui, debout.
Lui à Salvador Dali – Cher Monsieur, pouvez-vous dire à ma mie, que vous n’êtes qu’une construction de son imagination ?
Salvador Dali - Savez-vous où est Gala ?
Lui – Non, j’ignore qui est et où est Gala, mais ce qui m’importe c’est que vous vous adressiez à mon amie pour lui dire de se réveiller.
Salvador Dali – Etes vous mon ami Bunuel ?
Lui – Non, non je ne suis pas Bunuel, allez ! Je suis elle, elle est moi, et nous ne sommes qu’un. Regardez mon amie est là bas sur le canapé…
Salvador Dali – C’est l’Âge d’or mon ami….
Lui – En coulisse peut être !
Salvador Dali – Je me retire, mais souvenez-vous que les sanglantes osmoses du rêves et de l'amour occupent entièrement la vie de l'homme...
La chaise redescend avec Salvador Dali toujours assis dessus et disparaît sous la scène.
Scène 3 - 1 comédien et 1 comédienne, 1 projectionniste.
La lumière est faite sur la fenêtre du projectionniste, pendant qu’on change le décor.
Retour au décor de la 1ere scène, pendant que le projectionniste parle à un ami qu’on ne voit pas mais qu’on imagine.
Le projectionniste : non mais tu as vu ce film ? C’était nul ! Tu as compris quelque chose toi ?
La voix : et bien il … il dit des belles phrases non ?
Le projectionniste : que du blabla…. Ce film ne vaut pas un clou… encore un film pour pseudos-intellectuels qui encenceront le sens profond du minimalisme et surréalisme de ce réalisateur ….
La voix : tu crois ?
Le projectionniste : c'est mon opinion, passe-moi l’autre bobine…
Même lumière que sur la 1ere scène à nouveau, on retrouve les amoureux sur le lit dans la meme position qu’à la fin de la scène 1.
Lui, ouvrant les yeux – mais tu dors ?
Elle dort visiblement. Il se degage un peu, la déshabille et la met sous la couverture…
Elle, moitié endormie – il faut partir…. C’est nul, partons….
Lui, doucement – pardon ?
Elle, toujours moitié endormie – oui, car je ne comprends rien, je ne connais pas Gala.
Lui, doucement – moi non plus ma puce, rendors toi…
02:15 Publié dans Divagations, Les Noctamphiles | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
04.12.2007
Il y a des jours, il y a des nuits...
Des nuits magiques et enchantées, des nuits d'amours, des nuits de pleurs.
Des jours heureux, des jours rieurs, des jours pluvieux, des gerbes de fleurs.
Il y a des jours, et il y a des nuits...
Des nuits colères, des nuits amères, des nuits - averses - des nuits tonnerre.
Des jours toujours, des jours bonjour, des jours d'enfers.
Plouf.... tout s'en va, plouf, c'est parti. Plouf, c'est fini.
Tournent toutes les pages, même les plus belles...
Que tout cela devienne poussière,
Se désagrège loin, derrière...
Il y a des jours, et il y a des nuits....
Rêves encore... une fois, deux fois, trois fois...
- C’est moi, ton ami.
- J'entends un son, qu'est-ce ?
- Ton ami.
- Etrange bourdonnement...
- C'est moi !
- Quelqu'un m'appelle ?
- Je suis là !
- Un mirage encore... J'ai rêvé. J'ai crû entendre mon vieil ami...
- J'existe ! Regarde-moi, je suis devant toi !
- Pourtant, je sens une présence...
- Pourquoi ne me vois-tu pas ?
- Je parle seul, à nouveau. Il est temps de renoncer à mes Chimères. Adieu mon Songe.
- Pourquoi t'en vas-tu ? Pourquoi ne m'entends-tu pas ? Pourquoi ? Je suis là !
- Tu étais doux, une promesse des Ondes, un rayon de soleil... mon compagnon. Merci.
- S'il te plait, entends-moi...
- Je t'ai parlé des milliers de plumes, c'était merveilleux…
- Cassez ce mur invisible qui nous sépare !
- Mais, maintenant, je sais, je renonce, je grandis…
- Je suis là !!!!
- Adieu, mon Songe. Je n'oublie rien. Je vais errer seul désormais.
- Mais je suis là !
- Adieu, je me reveille…
Il y a des jours, il y a des nuits ...
- Silence –
Des nuits magiques et enchantées, des nuits d'amours, des nuits de pleurs.
Des jours heureux, des jours rieurs, des jours pluvieux, des gerbes de fleurs.
Il y a des jours, et il y a des nuits...
Des nuits colères, des nuits amères, des nuits - averses - des nuits tonnerre.
Des jours toujours, des jours bonjour, des jours d'enfers.
Plouf.... tout s'en va, plouf, c'est parti. Plouf, c'est fini.
Tournent toutes les pages, même les plus belles...
Que tout cela devienne poussière,
01:30 Publié dans Divagations, Les Noctamphiles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.11.2007
1h26... Noctamphile, ça faisait longtemps....
1h26, ça faisait longtemps que je n'avais pas rédigé de noctamphile. Pause.
Fermer les yeux et inspirer.
Les bruits des chaussures à talons sur le bitume, les feuilles mortes qui parsèment les rues, le froid qui pénètre à travers les vêtements. Novembre.
Conduire, rouler... Rues après rues, les boulevards, à droite, à gauche, peu importe la direction, peu importe la destination, juste rouler. Paris à partir d'une certaine heure devient une ville apaisante. Les grands boulevards... Place de la Concorde, Place de la Pyramide du Louvres, île de la Cité, Notre Dame, Montmartre, Avenue de Clichy, République, Bastille, le pont de Bercy, l'Esplanade de la BNF, la place du Panthéon, Quais St Martin, Boulevard Saint Germain, Institut du Monde Arabe, Place d'Italie... Paris la nuit. Souffler.
Le vent est glacial. Les trottoirs humides scintillent sous les projecteurs.
Rouler encore, plus loin et en dehors. Bois de Boulogne, Bois de Vincenne, Paris Parc des Princes, Neuilly, Nogent sur Marne, Joinville, Montrouge...
Paris respire pendant qu'un autre Paris danse, en transe, boit, se drogue, joue, s'échange... Paris derrière les rideaux de théâtre...
L'agitation est à huis-clot et Paris m'appartient... A droite, à gauche, tout droit, quelle importance. Des balladeurs nocturnes à côté des festifs joyeux. De temps à autre un taxi, ou une voiture de patrouille... Des vélib's aussi à présent la nuit, souvent.
1h41... allons rêver.
01:35 Publié dans Les Noctamphiles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.11.2007
Je voulais te dire que je t'attends - Les Enfoirés
Lecture aléatoire / Temp d'arrêt / Le temps d'une pause, le temps d'un souffle.
- Regarde...
- Regarde où ?
- A gauche de ton coeur.
- Je ne vois rien.
- Essaie encore, prends ton temps, prends le temps d'entendre le piano, les intonations de voix, ferme les yeux.
- "Moi, je vous regarde...."
- C'est ça...
- "Je voulais te dire que je t'attends... et tant pis si je perds mon temps... Je t'attends, je t'attends, tout le temps..."
- Alors ?
- Dans mon univers, il y a des douceurs, des rires d'enfants, des rêves qui jouent à saute-mouton avec le Ciel. La lune rousse me regarde - amusée - se réjouissant de mon air béat quand je la regarde. Naturellement c'est la plus belle femme de tous les Songes. Oui, je sais, je ne suis pas objectif. Mais que veux-tu, c'est trop tard n'est ce pas ? Quand on est émerveillé chaque fois qu'on l'apperçoit, quand il y a ce frisson qui vous envahit dès qu'elle vous sourit, l'évidence. Je peux rester des heures dans ses bras, apaisé et heureux. Je n'ai besoin de rien, je ne pense plus à rien, ce bien-être... Parfois je me surprends en pleine journée à rêver de la douceur de sa peau, son odeur, et je me sens bien. Elle est toujours là, quelque part en moi, à chaque instant, quand je travaille, marche, et mes rêves... Naturellement. Elle est belle ma Tendresse.
- Comment sais-tu que ? ...
- C'est une plume, aérienne, elle est légère... Elle me fait voyager à travers les Sphères réelles ou irréelles, je suis en Egypte, en croisière sur le Nil vers la Vallée des rois, en haut de l'Empire State Building et le Monde s'offre à nous... En ballade dans les rues de Paris, ou au fond des Océans jouant avec les dauphins, ou aux Sommets des 7 Univers au milieu des étoiles filantes. Le Temps hiberne, et nous batifolons. Mon Inspiration est douce.
- Mais alors...
- Oui...
- Que faire ?
- Regarde...
- Regarde où ?
- Là, à droite de ton coeur.
- Je ne vois rien.
- Essaie ! Si j'ai réussi, tu devrais pouvoir y parvenir.
- "Ma vie s'est arrêtée quand tu m'a quitté(e)..."
- C'est ça...
- "L'autre jour j'ai vu quelqu'un qui te ressemble... Et la rue était comme une photo qui tremble... Si c'est toi qui passe, le jour où je me promène. Si c'est vraiment toi, je vois déjà le ciel !"
- Alors ?
- Les nuits blanches, les angoisses, le manque, le vide, la douleur, la souffrance, les tristesses, les doutes, les pleurs, le désespoir... Un pull en cashmere sous des flocons de neige. Elle dessine une fleur rose dans le ciel avec son feutre. Elle cherche son rayon de soleil, mais il a été volé et mis dans un flacon par le Seigneur Spleen. Il erre à travers les plaines sans noms. Passion, elle les torture.
- Comment sais-tu que ?...
- Car elle est son oxygène, il est sa respiration. Elle est son désir, et lui son rêve... Des gouttes de rosée... fragiles, délicates, éphémères... Regarde-les, ils visitent Complicité, enthousiates.
- Mais alors...
- Oui...
- Que faire ?
- Rire et rêver encore ....
01:55 Publié dans Divagations, Les Noctamphiles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.09.2007
Ballade 6 - 16/09/07
20:30 Publié dans Les Noctamphiles, Paris-i | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.09.2007
Ballade 5 - 12/09/07
16:20 Publié dans Les Noctamphiles, Paris-i | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
















