04.09.2007

Chambre séparée pour mariage longue durée

>>>> ENFIN !!!!!! Depuis le temps que je soutiens cette théorie, et qu'on me regarde comme si j'étais un ovni, enfin on y vient... Et oui, le quotidien peut tuer les couples... et j'en reste convaincue, l'idéal étant pour moi 2 appartements dans le même immeuble ;), ou au moins chacun sa pièce, et une chambre en commun... Bon, ok il faut avoir de l'argent à Paris... mais idéalement, je reste convaincue que ça reste le meilleur modèle !

 

Jusqu’ici, faire chambre à part laissait entendre qu’il y avait de l’eau de le gaz… Et si c’était le contraire ? Aux États-Unis, de plus en plus de couples optent pour une séparation de corps intermittente, justement pour préserver leur relation. En France, petit à petit, l’idée fait son nid.

Paru le 03.09.2007, par Stéphanie Trastour

Rien n’irait-il plus entre eux ? Voilà que Serge et Julie, ce couple d’amis modèles que vous couviez du regard chaque fois que vous étiez en leur compagnie, ne dorment plus toutes les nuits ensemble. Mais toujours sous le même toit. Un modus vivendi « pour-les-enfants » qui leur permettrait de cohabiter, donc d’éviter le divorce ? Pas du tout. Juste une autre manière de vivre ensemble, « chacun dans sa chambre ».
En France, cette conjugalité new look gagne du terrain. Les raisons ? Un conjoint qui ronfle, des horaires décalés, un bébé qui pleure, l’envie d’avoir son espace à soi… En clair, le besoin d’éviter au maximum ces petits tracas quotidiens qui enveniment lentement les rapports amoureux jusqu’à transformer le lit en champ de bataille. La paix du ménage passerait donc par la désertion de la chambre conjugale ? Aux États-Unis, où le « home-sleeping-alone syndrome » a envahi les foyers, la question ne se pose même plus.

Une étude récemment menée par la National Association of Home Builders (1) (Association des constructeurs immobiliers) va même jusqu’à prédire que plus de 60 % des domiciles compteront deux chambres par couple, dès 2015. Pour l’heure, un quart des nouveaux projets de construction intégreraient déjà cette configuration (2). Dans notre pays encore attaché aux valeurs catholiques du lit commun, l’engouement est moins sensible. Mais si le phénomène reste plus marginal, environ 17 % des couples se laisseraient tenter par l’expérience.
Simple effet de mode ou changement réel de la vie conjugale ? « La volonté de faire chambre à part est le corollaire de la montée de l’individualisme dans notre société, explique le sociologue Jean-Claude Kaufmann. Même au sein d’un couple, chacun se vit comme un être autonome, aspirant à son espace de respiration personnel. »

L’équation n’est pas simple. Car il faut à la fois défendre son pré carré, respecter celui de l’autre et construire une histoire commune. Une problématique particulièrement à l’oeuvre dans l’espace confiné de la chambre à coucher. D’autant que celle-ci est devenue un vrai lieu de vie, dans lequel on mange, on bouquine, on téléphone, on regarde la télévision, on joue à l’ordinateur… Et, de préférence, quand on veut. Raison de plus pour en faire son territoire inaliénable.

04.04.2007

Combien tu m'aimes, n'aimes que moi...

"- Je t'aime..."

"- Moi aussi je t'aime.."

"- C'est vrai ?..."

"- Mais oui c'est vrai..."

"- C'est vraiment vrai ?..."

"- Mais oui, c'est vraiment, vrai de vraiment vrai..."

"- Mais quand tu dis vraiment, c'est vraiment comment ?.."

"- C'est VRAI DE VRAI DE VRAI DE VRAI, enfin !!!!..."

"- Ah tu vois, tu t'énerves, c'est que tu ne m'aimes pas vraiment..."

"- Mais NON je ne m'énerve pas, et je t'aime, et c'est vrai !!..."

"- Non, tu t'énerves... je ne te crois plus....En plus si tu m'aimais VRAIMENT tu l'aurais dis en premier(er) non ? "

Là, qui que vous soyez, n'avez vous pas envie d'hurler : "ARRRRRGGGGGHHHHHHHHHHHHHHHHH !!!!!! TU ME SAOULES !!!!!!!!!" Et si vous répondez :"NON", admettez une once de mauvaise foi... non ?  ;-) Est-ce qu'en toute honnêteté, vous ne vous êtes pas dit : "MAIS QU'ELLE/IL EST SAOULANT(E) !!!!!". Est-ce qu'en toute honnêteté, vous ne vous êtes pas dit à un moment donné :"MAIS ENFIN CROIS LA/LE PUISQU'ELLE/IL TE LE DIS !!! ET ARRETE DE FAIRE C...R !"

Alors, vous, je ne sais pas, mais moi si.. je me suis même repassée la réplique de R. Duris dans l'Auberge Espagnole, où il s'adresse gentiment à sa mère dans la voiture d'un : "TA GUUUUUUEULEEEEEEE !!!!! TA GUEULLLLE MAMAN !!!!! MERDE !"...

C'est toujours plus facile quand on voit cette scène de l'extérieure, et surtout quand elle est caricaturée. Pourtant, nous sommes tous confronté(e)s à ce genre de situation, le besoin d'être rassuré(e), le besoin d'avoir des preuves que l'autre nous aime, le besoin de tester l'autre..

Je trouve ça fascinant et quand je constate ça, je me dis pourquoi et surtout pour quoi ? Et ce n'est pas que féminin, ce besoin d'être rassuré. Chez la gente masculine ça se manifestera de manière différente... Est ce que ça vient de nos héritages culturels (l'amour courtois et tout le tralala, les contes de fées, la notion de pour m'avoir prouve le moi ...) ? Ou est-ce que c'est profondément ancré dans la nature humaine ?

D'où vient ce besoin, par ailleurs, de devoir être unique au yeux de l'être qu'on chérit et qu'on aime ? Que l'autre soit unique pour nous, c'est nous qui l'avons décidé. Je t'aime toi, parce que pour moi tu es unique. Mais pourquoi l'autre serait-il obligé d'avoir la même vision ?

La monogamie sentimentale est-elle naturelle ou sociétale ? Il y a différentes manières d'aimer... Amicalement, familialement, amoureusement, et dans chacune de ces catégories, il y a des nuances. Pourquoi renier qu'on peut aimer différement des personnes, éprouver  des sentiments forts pour différentes personnes ? Au nom de l'Amour tel que les modèles de société le définissent depuis quelques temps  ? Tu ne peux avoir qu'un amour de ta vie, tu ne peux aimer qu'une seule personne à la fois. Soit.

Que se passe-t-il quand le coeur en décide autrement ? Est ce que ça ne génère des conflits internes, principalement dus à "la morale" communément admise, de ce qui se "fait" et ce qui ne se "fait pas" ?  La recherche de cet "amour de sa vie" est-ce vraiment naturel, pourquoi ne peut on aimer plusieurs fois, de manière différente, et peut être plusieurs personnes en même temps ? Loin de prôner la polygamie -  sauf si les deux personnes se sont entendues pour, et appliquent les mêmes règles pour l'une et pour l'autre - je prône l'acceptation du coeur au dépend d'une morale établie, de codes sociaux. D'où vient cette idée, que l'unicité d'une personne est une évidence/preuve d'amour par exemple ?

D'où vient cette idée que l'amour doit être dans les deux sens obligatoirement ? L'amour n'est-il pas quelque chose justement de gratuit.. Je t'aime... Je ne t'aime pas pour que tu m'aimes, je t'aime parce que je t'aime. Je ne t'aime pas pour moi, je t'aime pour toi et pour ce que tu es. Sans doute la nuance est là, est accepter celà c'est sans doute éviter beaucoup de remises en question.

L'amour est un acte gratuit, vous aimez, ou vous n'aimez pas, et vous n'aimez pas pour qu'on vous aime. Simple ? En théorie, oui, pourtant dans la réalité, ça semble quelque chose difficile à appliquer... Orgueil, amour-propre, confiance en soi, vouloir coller son idéal de prince charmant et princesse charmante... L'amour aujourd'hui ne peut il pas se décliner sur plusieurs formes ?