Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

25/06/2008

Quelques heures avec Ceux qui marchent debout... - concert du New Morning / 23-06-2008

IMG_0645.JPG(Photo prise au concert du New Morning, 23/06/08, par L. N.)
 
18h30… J’arrive au New Morning pour interviewver Roufi du groupe Ceux qui Marchent Debout. Ils sont en répétition, pour faire les derniers réglages de son, le concert est à 21h. Le New Morning, une salle mythique pour les amateurs de Jazz. Assez “pourrie” d’apparence, mais le lieu est culte. Il y a une sorte d’aura qui plane sur cette salle. Ca sent le vieux, le visité, l’usé. Concerts après concerts, des artistes prestigieux, des groupes débutants. J’aime cette salle pour ce qu’elle représente, l’histoire…

Manu, du staff de CQMD, me propose très gentiment et immédiatement un verre en attendant. Soyons soft, on commence par du Coca. J’observe. Des tables sont dressées pour faire diner l’équipe avant le début du concert, Jean-Louis derrière les fourneaux a préparé des mets qui, ma foi, ont l’air délicieux : cuisine du sud-ouest avec des pincées de coriandre ci et là – à ce qu’il parait. Observée – “qui es-tu ?” – mais très bien accueillie. Je me régale de voir l’avant-concert. J’ai toujours aimé ça, les préparations, les répétitions au cinéma, au théatre, avant les galas… Les avants-scènes. Le monde du spectacle et du divertissement a son charme. Après le travail, la mise en place, la magie s’opère quand le spectacle commence….

Vers 19h00 et quelques, il est temps de dîner pour l’équipe qui se pose au compte-goutte, les uns après les autres arrivent et s’attablent.  Jean-Louis me propose de me  joindre à eux. Ayant déjeuné à 16h,  mon estomac ne réclame pas encore de pitance quelconque, mais je me laisse pervertir par un verre de vin rouge. Je fais connaissance avec Roufi, Tafani… Tafani se délecte visiblement avec le gaspacho de Jean-Louis. Roufi m’expose un peu son parcours. Graphiste à une époque lointaine, il a travaillé chez BUF Compagnie. Les rencontres et les hasards, et le voilà Soubassophoniste de ce groupe créé en 1992. On parle ensuite un peu des festivals. Non, ils ne seront pas à Solidays cette année,  l’an prochain peut-être. On parle de Nova et de leur unique expérience avec EMI : conclusion, l’autoproduction rien de tel.

Vers 20h00, on plie les tables. Passage du côté des coulisses. Les backstages du New,  c’est la grande classe – 2nd degré - avec une peinture de Prince (private joke). Micro-salle peu entretenue. Mais c’est sympa ces arrières pas aseptisés aussi. Ca accentue le côté “salle mythique” du New Morning. Pour l’anecdocte le QG de N. S pendant sa campagne présidentielle était juste derrière ce mur. S’il savait ce qui s’y passe…

Rencontre de  Bart, le tromboniste du groupe. Bart est curieux – qui suis-je ? – et on discute de lui, de son parcours aussi, des choix qu’il a du faire. Bart est posé, calme, ce qui ne laisse pas du tout présager de l’énergie qu’il déploit sur scène. Pourquoi je m’intéresse à ce groupe dans le cadre de mes interviews ? Vos parcours, le hasard de la vie qui a fait que aujourd’hui vous vivez de votre passion. Bart a fait des études de physiques jusqu’en maîtrise, et suivi des cours aux Arts et Métiers. Il aimait déjà le son à cette époque. Il a rencontré une première fois le fondateur de CQMD dans le Sud où il faisait des tours avec sa fanfare,  puis il l’a retrouvé à Paris par hasard. De fil en aiguillle, le groupe s’est formé. Pas facile d’avoir choisi la voie de la musique plutôt que celle de professeur de physique ? Un peu, mais sans hésitations néanmoins. Il n’aurait pas choisi le groupe, il l’aurait regretté. Et quel pied pendant toutes ces années, même si, comme dans tout des moments avec, des moments sans. Son premier souvenir fort au niveau du groupe c’est quand ils ont fait l’avant-première de Bootsy Collins. Bart flippait, mais quelle adrénaline ensuite. Le Bataclan, son père, son frère, souvenirs. Oui, ça valait le coup de lâcher la physique.

Dans les coulisses, il y a aussi le vieux pote de Bart, Yasha, qui lave ses jeans à la main, depuis qu’il a rencontré un militaire à Dakar qui lui a montré comment faire. Santiagues et chemise blanche à deux euros, il est haut en couleur, j’aime bien ce genre de personnalités. On sent que ce groupe c’est avant tout des vieux potes, ça se ressent dans leur manière d’agir, ou de jouer sur scène. Aucun bluff, ils aiment ce qu’ils font, et ils aiment faire ça ensemble. 

21h00, le concert va débuter plus tard, on attend que la salle se remplisse. Mes amies sont arrivées entre temps. Soudain, vers 21h40… ça démarre. Dès les premières notes, c’est le pied – pardonnez le langage familier -. C’est parti pour 2h00 de son excellent, la salle s’échauffe, L’énergie de CQMD est communicative. J’adore ! En CD, c’est déjà pas mal, mais en live.. En live, c’est incroyable !

Surfin’ Italia, She don’t love me, we made it… Les CQMD sont proches de leurs publics, et ce n’est pas qu’une image de marque. Ils descendent de la scène, jouent de manière effrenée au milieu du public. Ils s’éclatent et ça se sent. Ils descendent au milieu du public, et ça c’est bon. 2h00 de bonne humeur, 2h00 d’enthousiasme… Il n’y a pas de “leader” sur ce groupe, ils chantent tous. Bref, les CQMD sont un groupe, un vrai pour le bonheur de leur public qui s’est totalement laissé transporter durant toute leur représentation…

23h30 et quelques, c’est fini. En sueur, et de bonne humeur, je laisse mes “convives” profiter de leur post-concert, on fera l’interview de Roufi un autre jour.  En attendant, le mieux c’est encore de regarder ces extraits (montage maison, sans étalonnage, pour vous donner un petit aperçu. Pardonnez l’image (prise avec mon appareil numérique) et ce n’est pas exhaustif car j’étais à cours de batterie !)…. Bref, la prochaine fois qu’ils passent… ALLEZ-Y ! (l’ITW sera publiée probablement mi-juillet)




04/06/2008

Ceux qui marchent debout...

Bon, le bul'art a été publié, mais je viens d'écouter le dernier album de Ceux qui marchent debout, suite à une note ICI, et aussi parce que mon collègue Renzo m'ayant fait découvrir ce groupe, il m'a aussi immédiatement alpaguée avec celui là...

Et je dois dire que, oui c'est du bon son, oui moi j'aime...

Deux extraits (difficile de faire le choix, la plupart des morceaux sont très bons !), et pour plus d'informations sur le groupe, cliquez ICI.  Leur myspace c'est LA.

She don't love me

podcast
 
Surfin' Italia
 
podcast