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22/05/2008

Chap. III. Avant la disparition…

"  - C’est fini, tu m’entends, fini, tes mensonges, tes affabulations, je n’en veux plus, tes « tu es unique », tes « tu sais très bien au fond de toi que tu comptes pour moi », je n’en veux plus, tu m’as menti trop de fois. Toutes ces phrases, ces déclarations, ces marques d’attention, ces instants de rêves, ces nuits où je pensais être la seule au monde… MENSONGES ! Tu croyais me duper toute la vie ? Tu pensais sincèrement que tu parviendrais à me bluffer ? VAS TE FAIRE FOUTRE ! Je sais tout, enfin j’en sais suffisament, car avec toi j’imagine bien que ce n’est qu’une partie cachée de l’iceberg… Elles aussi n’est ce pas ? Elles aussi c’était « spécial » ? Elles aussi tu ne savais pas trop ce que tu ressentais, mais tu savais qu’elles étaient importantes pour toi ? Elles aussi, tu les as pris dans tes bras, tu les as embrassées, tu les as pris par la taille, tu leur as préparé la cuisine, tu as parsemé leurs vies de petites attentions…. Est ce que quand tu étais avec moi le soir, la nuit tu rêvais de leurs corps en me faisant l’amour ? Ces attentions… J’y ai crû, tu comprends ?  Je n’ai rien voulu savoir, rien, j’ai bu tes paroles, j’ai voulu croire en toi, tu réalises ce que ça signifie ? Je ne voulais rien savoir, mais parfois à un moment donné il faut se rendre à l’évidence…
- Je suis désolé…
- C’est trop tard, trop tard pour les excuses, les explications, le mal est fait. Je suis naïve, idiote, d’avoir crû une seule seconde que je pouvais être importante pour toi…
- Mais tu l’es…
- Arrête, tes mots sont des coups de couteau dans mes idéaux, cesse je te prie… Elle m’a tout dit. Oui c’est vrai je lui ai demandée, j'avais le choix, mais je n’en pouvais plus des soupçons, des doutes. J’en sais suffisament pour partir, te laisser, t’abandonner. Tu n’as que ce que tu mérites.
- Je ne veux pas que tu partes, mais je comprends que tu m’en veuilles. Elle, ce n’était rien, c’est de l’histoire ancienne… Tu sais au fond de toi, tu sais…
- Elle ou elles ?
- …"


-    C’est un peu trop Soap Opera à deux francs, non ce scénario, t’en penses-quoi ?
 
-    J’en pense que la seule chose qui m’intéresse, c’est ce qui se cache sous cette chemise blanche...
 
-    Non, allez, s’il te plaît, je dois donner mon avis, c’est Justine qui me l’a demandée avant de le déposer dans la boite de prod’.
 
-    Comment veux-tu que je te donne mon avis sur une tirade pris au milieu de nul part ? A chaud là, je te dirais que oui ça fait très mélo, mais c’est une scène… Ca parle de quoi ce truc à part la dispute ? C’est quoi le synopsis ?
 
-    C’est un peu tiré par les cheveux. C’est l’histoire d’un mec qui est une sorte de mythomane ou serial killer de l’amour, et qui grosso modo enchaîne les conquêtes en laissant à chaque fois derrière lui des filles desespérées qui ne comprennent jamais le pourquoi du comment, des éternelles amoureuses, des frustrées, des dépressives… C’est un véritable gentleman, il les fait rêver, il est doux, attentionné, “le prince charmant”, mais toutes pensent être les “seules”. Il joue sur les mots, arrive toujours à s’en tirer, mêmes des situations les plus flagrantes… L’espoir fait vivre, c’est une maxime qu’il a parfaitement intégrée. Mais un jour, une journaliste télé qui a connu une de ses proches amies qui miraculeusement s’en est tirée, décide de faire un reportage sur cette sorte de Dom Juan moderne pour qu’il raconte son histoire, enfin sa version de sa biographie… Au fur et à mesure, elle rencontre toutes ses “ex” et recoupe les faits et découvre une personnalité complexe, une gueule d’ange et un mental manipulateur… Sauf qu’au final il devient aussi la victime de ses jeux. Bref en gros c’est ça.
 
-    Mouais, c’est réaliste ça ?
 
-    J’en sais rien moi… Dom Juan, tu crois qu’il existait vraiment ?
 
-    Non mais bon là ton mec, il est quand même bien barré.
 
-    Pas tant que ça, dans le scénario, c’est vraiment monsieur tout le monde, c’est ça qui fait le piment. On lui donnerait le bon dieu sans confession, ou presque.
 
-    Mouais.. bon écoute je sais pas… Je note que c’est toujours le mec qui a le mauvais rôle… Bande de féministes !
 
-    Oui et non, c’est plus nuancé. Par exemple, il est souvent assez clair avec elles, mais comme elles sont très amoureuses, elles ne veulent parfois rien savoir, jusqu’au jour où… Mais que peuvent-elles lui reprocher de fait ? Parfait criminel, il fait en sorte de ne laisser presque aucune preuve derrière lui en cas de jugement… Bon finalement, je m’apperçois que c’est pas si mal son scénar', en te l’expliquant..
 
-    Est ce que ça veut dire qu’à présent, nous pouvons….

A l’instant où il prononça cette phrase, Laurent saisit le manuscrit de sa femme pour le poser sur la table basse, l’attira contre lui en déboutonnant consciencieusement les boutons de sa chemise… Il commença à l’embrasser dans le cou, tout doucement, puis le lobe de son oreille gauche. Elle frissonne. Sa main droite la serrait par la taille, alors que sa main gauche penchait sa tête en arrière pour qu’il puisse mieux l’embrasser. Il la poussa alors doucement sur le canapé, en continuant à l’embrasser dans le cou, puis le creux de sa poitrine. Son soutien gorge enlevé, il lécha d’abord son sein droit en le massant avec sa main gauche. Elle s’abandonne au plaisir. Abordant ensuite son sein gauche, il poursuit sa descente vers son nombril, tout en effleurant du bout de ses doigts ses côtes. Elle tressaille. Sa main gauche s’aventure alors vers le mont venus sous le jean de son aimée. Elle le désire. Il lui retire son pantalon. Elle se laisse faire. Avec sa langue, il châtouille son clitoris. Elle gémit. Il introduit doucement ses doigts dans son vagin. Elle savoure l’instant. Puis il remonte tout en continuant à la caresser. Elle fait glisser ses doigts sous son t-shirt, le long de son dos, en le gardant près d’elle. Il retire son pantalon, enlève son t-shirt, et l’allonge ur le sofa. Sur elle. En elle. A son tour de gémir, au rythme de ses va-et-vients… La danse des corps-à-corps amoureux dure une éternité... C'était la dernière fois, avant qu'elle ne disparaisse.