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18/07/2008

Solidays, le bilan....

En attendant les photos et la séquence vidéo promise (si si ça va arriver) ICI et LA, voilà le bilan de Solidays :

Plus de 160.000 festivaliers, plus de 66.400 billets vendus, plus de 800 bénévoles, plus de 3 heures d'attente le vendredi, 2 Nuits électro  : Solidays 2008 a battu tous les records !

Un tel succès de billetterie va permettre de financer à nouveau des projets de prévention et d'aide aux malades en France ainsi qu'à l'international hors-Afrique. Ce qui est évidemment une joie immense après l'année difficile que Solidarité Sida vient de traverser.

Voilà déjà la photo officielle des 10 ans (tous les bénévoles n'étaient pas sur la photo....)

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10:27 Publié dans Zoom out | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : solidays, le bilan

06/07/2008

Solidays, last day....

11h30. La plupart des bénévoles sont arrivé(e)s entre 9h et 10h pour remettre en ordre le site avant l’ouverture du dernier jour du festival à 13h00… Ambiance plus zen, la fatigue se fait sentir, les tensions du premier jour d’ouverture pour que tout se déroule bien retombent. Mais les gens sont heureux, satisfaits parce que les 10 ans de Solidays sont un grand succès. Plus de 150 000 festivaliers, c’est un record. L’argent récolté va permettre d’accroitre les budgets pour les soins à des malades, de financer d’autres opérations de prévention, ou d’aides, ce que les précédentes sessions de Solidays moins fructueuses n’ont parfois pas permis.

Hier, les cieux ont été cléments. Après les grosses pluies du matin, comme par miracle, le soleil a de nouveau pointé son nez pour offrir une après-midi moins chaude mais très agréable à tous les spectateurs… Sur la scène de Paris, Hocus Pocus et Asia Dub Fondation ont mis le feu sur les pelouses de Longchamp. Un vrai bonheur. Puis vers 23h30, Luc Barruet invite environ 300 bénévoles parmi les plus anciens à monter sur cette scène devant ses 150 000 festivaliers pour les remercier et souffler les bougies avec lui. Qui n’a jamais été devant une foule aussi enthousiaste ne peut comprendre combien ça donne une énergie incroyable. On comprend les artistes qui aiment revenir à Solidays. Avec une telle assemblée, on ne peut qu’être transcendé. Les musiciens aiment Solidays, bon enfant et ambiance “very healthy”, dixit un des musiciens de Tiken Jah Fakoly, choppé au cours de son petit-déjeuner dans les backstages (vous aurez la petite séquence vidéo après le festival). Bref, c’est “ça” l’esprit Solidays. Des gens de tout âge en backstage, de tout horizon social, et présents pour la même chose : se divertir tout en s’engageant. C’est une drogue dure pour la plupart. Quand on y goûte une fois, on devient très vite accroc. Notre dose d’adrénaline, de fatigue, d’enthousiasme annuelle, dans une environnement musical. Quand l’artistique se mêle à l’engagement, ça donne un mélange détonnant.

Les festivaliers sont plus jeunes avec des moyennes d’âge allant de 15 à 30 ans en moyenne.

12h00, tous les bénévoles sont conviés en face de la scène de Paris pour faire la photo des 10 ans. Moins fort que l’hommage aux bénévoles sur scène, mais tout aussi sympathiques tous ces moments où nous sommes tous réunis même que pour dix minutes. 12h30 et quelques plusieurs clichés ont été pris, chacun retourne à ses postes, ou passe flâner un peu devant les scènes où les artistes qui règlent leurs balances, comme La Chanson du Dimanche sous le chapiteau Domino. J’en croise d’autres aux concessionnaires repartant avec leurs sandwichs ou leur barquette de frites avant que la foule ne débarque…

13h00, le coup d’envoi. Me concernant il est temps de rejoindre les entrées techniques pour accueillir les journalistes qui arriveraient encore. Le contact avec les journalistes est globalement assez sympa, notamment avec Rkst.org, Direct Matin, et pas mal d’autres… Les filles de L C les filles, l’agence de communication depuis 10 ans de Solidarité Sida assurent en parallèle de l’équipe Media de Solidays un travail énorme d’organisation des interviews, conférences de presse, d’accompagnement des journalistes et/ou photographes sur les devants de scène…

15h00, retour à la tente Presse pour une permanence de deux heures encore. Je croise les journalistes de Nova qui ont fini à 4h00 du mat’ la veille. Le temps de rédiger cette note, de faire encore un p’tit tour pour mes micro-trottoirs backstages bénévoles... arrivent Java qui sont interviewvés, petite discussion avec Fixi (qui m’a accordée aussi un micro-trottoir), l’accordéoniste du groupe. C’est sa deuxième édition de Solidays, il apprécie l’ambiance aussi, l’esprit. Il reviendra.

17h00, je prends ma réelle première vraie pause depuis vendredi qui va durer 2h00, le temps de faire faire un grand tour du site et des backstages à un ami, ainsi qu’une petite escapade avant-scène pour montrer lui montrer les coulisses à la scène Bagatelle. C’est Java qui joue  et ils font monter des gens sur scène avec eux… La régie me pousse sur scène et me voilà valsant un peu avec Fixie. Pas le temps de trop rester, je m’esquive de la scène devant le public encore déchaîné…  Nous repartons par les arrières de Soliays, pour déboucher à côté du saut à l’élastique (tous les ans, il y a du saut à l’élastique possible sur le site de Solidays), puis s’installer près de la scène de Paris pour écouter les Cow Boys Fringuants. Groupe très sympathique, mode assis sur la pelouse.

19h00, il est temps de revenir au Q. G. Presse avant de finir vers 20h00…  La Chanson du Dimanche sont en interview, c'était leur première scène cette année, un léger trac avant d'entrer sur scène très rapidement oubliée par le public. Dixit le groupe : ils se sont immédiatement sentis portés par une énergie positive. Vous les aurez en interview via les rencontres de neirie un peu plus tard (rendez-vous à caler). Ce soir au programme IAM, Tiken Jah FakolyToots & the Maytals, La Caravane passe…. pour finir par une soirée spéciale bénévole.... 

05/07/2008

Solidays, en direct...

11h45, 2ème jour de Solidays sous la pluie, après une première journée explosive. Le rendez-vous des bénévoles était fixé vers 9h pour une ouverture public et presse à 15h. Coup de speed, le montage n'était pas totalement terminé que ça soit au Camping, sur le village des associations ou encore sur le site en lui-même. Solidays, côté bénévole c'est une expérience à faire et à refaire.
 
Je n'ai jamais connu l'évènement en tant que festivalière, mais ça ne me manque pas. L'ambiance côté "backstage" est géniale, et les bénévoles  motivés, solidaires, enthousiasmes et généreux. Population très mixée tant au niveau socio professionnel qu'au niveau des âges.  Solidays ce sont des échanges humains qui vous donnent une énergie incroyable. 3000 bénévoles en moyenne, environ 150 000 festivaliers cette année à l'occasion des 10 ans, 8 millions d'euros récoltés, 100 associations et 360 partenaires en tout genre. Pour ses 10 ans, Solidays a choisi une programmation musicale décalée de ses choix antérieurs avec  Radio Nova comme nouveau partenaire radio. Deux nuits électros avec des noms comme Laurent Garnier, Etienne de Crécy, Jennifer Cardini, Midnith Juggernauts, DJ Medhi, Chinese Man, Missill, Dub Pistol .... Solidays cette année, c'est aussi Patrice, Nneka, Les artistes du métro, Cocoon, Têtes Raides, Hocus Pocus, MC solaar, Asian Dub Foundation, Bumcello, et un concert des 10 ans qui réunit NTM, Raphaël, La Grande Sophie, Tétél, Thomas Dutronc, Jeanne Cherhal.. Bref, une programmation exceptionnelle qui a eu l'écho qu'elle méritait.
 
Ce festival est unique, l'atmosphère bon enfant (l'alcool à part la bière est prohibé sur le site), la cause à défendre mobilise le jeunes. Car Solidays ce n'est pas uniquement les concerts, c'est aussi un énorme village  qui réunit des associations humanitaires françaises ou étrangères (Cameroun, Côte d'Ivoire, Madagascar, Inde, Roumanie...) ayant toutes une action qui touche au VIH. C'est cosmopolite et éducatif.  Educatif avec le Forum Solidarité Sida qui permet d'organiser des débats ou des rencontres... Aujourd'hui, par exemple, 15h une table ronde sur "les étrangers ont-ils vraiment droit à la santé en France ?" et un débat à 17h30 sur "Du concert à l'activisme : quelle efficacité de l'action associative ?".... Ludique aussi avec le fameux parcours Sex and the City qui aborde la sexualité de différentes manières en sensibilisant aussi sur les risques et la prévention.
 
 Bref, une expérience à vivre une fois dans votre vie, voire à renouveler... Il est 12h10, les portes aujourd'hui ouvrent à 13h...  Quelques photos + montage vidéos des backstages plus tard :)  Et si vous voulez encore plus de détails, vous pouvez toujours relire l'interview d'Emmanuel Dollfus, responsable de la communication et partenariats à Solidarité Sida !

26/04/2008

Les rencontres de Neirie n°2 - Emmanuel Dollfus, responsable de la communication de Solidarité Sida

149162773.JPG(photo de gauche, prise par Oneiri)
Deuxième interview, je choisis Emmanuel Dollfus. Encore un engagé dans une association, encore une “grande cause” me direz-vous. Les profils seront plus variés, n’ayez aucune craintes, mais ces deux personnes me tenaient vraiment à coeur.

L’entrevue s’est déroulée, près des locaux de Solidarité Sida à Parmentier, lors encore d’un déjeuner. J’ai connu Emmanuel au lycée, c’est une longue et sincère amitié. Si je commençais à dresser le portrait de “Manu”selon moi, je manquerais naturellement d’objectivité. Aussi me contenterai-je de : Manu est un mec bien, un mec vraiment bien.

C’est avec un plaisir renouvelé (comme pour Julien Bayou
) que je vous le présente, nouveau témoignage que la “jeunesse” se bouge pour des causes et que ça marche. J’ai particulièrement de l’affection pour l’association qu’il représente, car moi-même engagée une année comme bénévole.

(NDLR : Emmanuel est aussi staffeur dans l’association Rollers et Coquillages, mais ce n’est pas cet aspect qui m’intéresse ici…)

Emmanuel, présente-toi …
Je suis Emmanuel, j’ai 30 ans, Poitevin et Parisien maintenant, je suis dans la communication, après être passé par la politique, l’administration et la création d’entreprise. Pas très original mais bon. Je travaille à Solidarité Sida en tant que responsable de la communication depuis 2 ans et demi. Je m’occupe de la communication institutionnelle et évènementielle de l’Association, de tout ce qui concerne Internet, et de monter les partenariats avec les entreprises et les  collectivités locales. (pour info : Emmanuel est diplomé d’un magistère en droit de la communication à Poitiers)

Tu as toujours été impliqué dans les associations depuis que je te connais, mais comment as-tu atteri à Solidarité Sida ?
J’ai toujours été dans le monde associatif, et même pendant mes études de droit, j’étais toujours impliqué dans les associations, étudiantes essentiellement. Quand je suis arrivé à Paris, j’ai naturellement cherché une association dans laquelle m’investir et m’impliquer. Par hasard, j’ai rencontré Solidarité Sida un peu comme tout le monde en allant à Solidays, et j’ai trouvé que le projet, les évènements qui étaient montés , c’était à la fois magique et intéressant. Du coup, j’ai voulu m’investir et pendant 5 ans j’ai été bénévole, puis j’ai rejoint l’activité en tant que salarié que très récemment.

Julien Bayou, de Génération Précaire ou Jeudi Noir, utilise la mise en scène, le spectacle, l’évènementiel pour faire passer ses messages. Solidarité Sida défend aussi sa cause souvent via des évènements festifs, artistiques. C’est une approche qui te plait ?
Je trouve ça intéressant cette façon de communiquer qui ne se base pas sur la pitié, l’émotion pure, mais sur l’envie de bouger et l’enthousiasme. Se baser sur la jeunesse pour monter tous ces évènements, démontre aussi que les jeunes sont plus solidaires et beaucoup plus enthousiastes par rapport aux grandes causes qu’on ne veut bien le croire habituellement. Le parcours de l’association me ressemble un petit peu, parce qu’effectivement c’est toujours ludique. C’est une façon de faire des choses positives et d’être utile à l’autre sans s’ennuyer. Par exemple quand on va à Solidays, on n’y va pas d’abord pour être utile à l’autre, on y va  parce que c’est un super rassemblement et qu’on s’y amuse. Après, affectivement c’est utile, mais les deux choses sont sur le même plan. C’est d’abord s’amuser, c’est d’abord de l’enthousiasme, c’est d’abord passer un bon moment - plus que s’amuser d’ailleurs - et ensuite se dire que ce bon moment qu’on a passé, il va servir à améliorer le quotidien de malades, des choses comme ça.

Le Sida, c’est la cause qui te touche, ou finalement ça aurait pu être autre chose ?
Avec ce parcours ça aurait pu être une autre cause. Y’a pleins de causes qui valent le coup de se bouger. Le Sida me touche particulièrement, parce que c’est une maladie de ma génération, mais c’est surtout le projet de l’association, la façon de voir les choses, de les mettre en forme et de communiquer de l’association qui m’a motivé pour m’engager plus que la cause en elle-même.

J’ai aussi posé cette question à Julien, quelles sont les déceptions que tu as pu avoir, des éventuelles limites à ton engagement ?

Il n’y a pas beaucoup de déceptions car c’est sûr que, quand on a la chance de faire quelque chose, qui vous porte et en plus d’en vivre, y’a pas mieux. Maintenant effectivement on peut toujours se demander où est la limite entre le professionnel, le personnel. Est-ce que passer mes week-ends et mes soirées sur ce projet à résoudre les difficultés qui sont très importantes, est une position qu’on peut tenir longtemps ? Moi, je pense que c’est quelque quelque chose qu’on fait tant qu’on n’en a encore la possibilité, tant qu’on en a encore le choix, et j’espère le faire encore longtemps. Mais je sais aussi que c’est  forcément une période de la vie, car il y a un tel engagement personnel dans ce qu’on fait, que c’est compliqué de séparer les deux choses. D’avoir une vraie vie personnelle complétement séparée du boulot. Je suis un peu dans la position de quelqu’un qui aurait crée son entreprise, même si c’est pas le cas. On adhère tellement au projet…. On dort en pensant à ça, on se réveille en pensant à ça, le week-end on va travailler... C’est une tournure d’esprit. C’est quelque chose qui au fur et à mesure des années sera peut être plus difficile à vivre quotidiennement…

As tu rencontré des rigidités/oppositions à vos actions ?
On est souvent confronté à des rigidités. Mais l’état d’esprit de Solidaridé Sida et des évènements qu’on produit font que l’enthousiasme, on841674983.jpg essaie de le générer auprès des festivaliers, auprès des gens qui travaillent - les bénévoles -, mais aussi auprès des partenaires qu’on peut avoir qu’ils soient privés ou institutionnels.  C’est sûr que générer l’enthousiasme auprès d’un président de région, d’un ministre ou de son cabinet, c’est moins simple qu’auprès d’un bénévole qui a 20 ans. Mais nous, c’est notre travail de fédérer synergies, et de donner envie à tous ces gens là aussi. Mon travail c’est de donner envie. C’est comme ça qu’on pourrait résumer l’ensemble de ce qu’on fait. Finalement ces rigidités sont souvent de courtes durées et on arrive très facilement à obtenir les choses avec une mentalité comme ça. A vouloir donner envie aux gens, forcément y’a un moment où on tombe sur des individus qui n’avaient pas envie avant de nous rencontrer puis avaient un peu plus envie après…

Tes meilleurs souvenirs ?
Les meilleurs souvenirs ce sont les expériences sur Solidays et ça c’est renouvelé tous les ans donc c’est génial ! A la fin du festival, ou quand on fait le bilan, même si on est super crevé, c’est génial. Ces moments de retrouvailles des 800 bénévoles... Et puis un moment particulier c’est la Parade Solidarité Sida qu’on a organisé en mai 2006. Personne n’y croyait y compris beaucoup de gens en interne. On a réussi à sortir de terre un évènement qui n’avait jamais été fait jamais nul part dans le monde, en tous cas pas à cette échelle-là. On a fait monter sur des camions des groupes qui jouaient live entre Bastille et les Invalides. Il a fait un temps pourri sur la fin, ça a un tout petit peu gaché le plaisir, mais quel pied quand on vu le premier char partir de Bastille avec  Tiken Jah Fakoli dessus qui a fait monter la foule  !!!!! Une heure avant on flippait parce qu’il n’y’avait personne à Bastille. Au final 500 000 personnes !!! La rue de Rivoli était blindée de gens. Tout le monde sautait. Y’avait Bénabar qui était perché en haut de son camion qui chantait. Il était près de la foule à un mètre à peine, 50 cm, on pouvait le toucher !  Ou ce groupe de métal qui était sur le dernier char, qui s’élance de Bastille, c’était AQME je crois,  avec tous les métaleux qui étaient autour à pogoter comme des malades… Les bénévoles qui étaient ent train de faire un cordon de sécurité autour du camion pour le protéger. Y’avait une énergie incroyable ! Sur le coup c’était pas très agréable de se faire bousculer par des métalleux mais quand même c’était génial... Là, on était en plein Paris ! C’était magnifique, monstrueux !

Une seconde édition, peut-être ?

Non. Une seconde édition, on a toujours espéré en faire une, mais maintenant je pense que ça perdrait peut-être un peu de sa magie. Et puis aussi c’est un évènement qui avait quand même un but politique : c’était de convaincre les candidats aux élections présidentielles que le Sida était toujours une cause d’actualité et qu’il fallait encore s’en préoccuper. L’objectif a été rempli. Pour faire un évènement comme ça, il faut un vrai message politique derrière. Et puis surtout nous, à ce moment-là, on avait choisi de dépenser de l’argent pour le produire,  et même si on avait trouvé des partenaires pour minimiser l’investissement c’est quand même quelque chose qui nous a couté de l’argent. Un moment on a arbitré de dépenser de l’argent sur ce créneau-là,  mais ce  n’est pas forcément tous les ans, car on a d’autres priorités :  soins des malades, préventions etc… des choses qu’il ne faut pas oublier.  Donc la mobilisation, l’action politique, c’est quelque chose qui est très très important, mais ça restera toujours au second plan derrière d’autres priorités qu’on peut se fixer.

La politique, ta prochaine vie ?

La politique m’a toujours intéressé. J’ai travaillé au plus près du politique au début de ma carrière professionnnelle, et c’est quelque chose qui m’intéresse. Maintenant je n’ai toujours pas trouvé LA personne qui me donnera envie de m’engager derrière elle et de tout oublier. Pour s’engager en politique, je pense qu’il faut avoir des vraies convictions. C’est aussi une question de trouver la structure qui permettrait d’exprimer ses idées. Aujourd’hui j’ai le sentiment qu’elle n’existe pas. Je n’ai pas envie de faire les choses à moitié ou de faire de la politique dans une structure existante qui ne me plairait pas. La solution serait peut-être de créer son propre parti, mais c’est pas évident. La politique c’est donc quelque chose qui m’a attiré, peut-être un petit peu moins maintenant.

Tu dis un peu plus haut, que l’amusement est essentiel dans ton engagement. Julien Bayou, va plus loin. Il évoque l’adrénaline éprouvée à travers ses actions, nécessaires en ce qui le concerne… As-tu aussi parfois ce sentiment ?

Dans son cas particulier, c’est des choses illégales, donc y’a pas mal ce côté-là. Même si effectivement il est très couvert par les médias et qu’on ne peut pas lui faire grand chose, ce qu’il fait est souvent illégal. Nous, on n’en est pas là, mais y’a quand même une adrénaline. Parce que quand arrive l’évènement, toutes les choses préparées pendant des mois se mettent en place, les unes après les autres, un petit peu comme par magie. C’est du travail. Des mois de travail comme un puzzle. Ouais, y’a une espèce d’euphorie qui se dégage forcément. A l’inverse comme on y met beaucoup de coeur et de sentiment la déception aussi est super cruelle. Si un évènement marche un peu moins bien, on le prend très personnellement, certainement beaucoup plus que si c’était un simple travail, un simple gagne-pain. On a beaucoup de mal à relativiser les choses, et je pense que c’est le cas pour tous les gens qui sont engagés dans des opérations de ce type-là. Ca doit être le cas pour Julien. L’échec, ça arrive, c’est aussi dur à encaisser que c’était euphorisant d’avoir réussi.

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Un agenda hebodmadaire de Emmanuel, ça donne quoi ?
C’est un rendez-vous à la région Ile-de-France pour négocier le partenariat pour Solidays de cette année, puis une réunion avec les bénévoles pour le blog, puis un appel à une société de street marketing pour mettre en place des actions de promo terrain sur des vélib’s, puis c’est un brieffing pour organiser la mise en ligne du site internet. Des journées qui sont vouées à la préparation des évènements qu’on peut organiser. Il n’y a pas vraiment de semaine type parce que dans cette activité-là, on est très très polyvalent. Y’a énormément de choses à faire qui sont très différentes en fonction des périodes. Mais ce que j’adore c’est que c’est très varié, on peut faire de la négociation, de la communication visuelle, du web. On passe souvent d’un sujet à l’autre, c’est fatiguant intellectuellement, mais c’est très très intéressant.

Et ta vie privée se gère comment ?
Ca se gère que ma copine est dans la même association que moi. Quand je disais que le personnel, et le professionnel se rejoignaient souvent c’est un peu ça. Et puis voilà, on gère, on met à côté un certains nombre de passions, de chose qu’on aurait envie de faire pour pouvoir se consacréer à sa tache, au lieu de faire du shopping le samedi après midi on est à l’association en réunion, parce que la réunion qu’on a pas eu le temps de caler la semaine on cale le week-end.

Le regard de ta famille ?
Pour l’instant, je pense qu’il y a forcément pas mal de tendresse et aussi d’inquiétudes effectivement par rapport au coté très engagé, je pense. Mais j’imagine - enfin je suis une famille où on fait pas beaucoup étalage de ses sentiments - j’imagine qu’il doit y avoir un peu de fierté parce qu’effectivement ce sont des gros évènements. Je pense que ma famille ne se rend pas compte de ce que ça représente en terme de travail. Je pense qu’elle se rendait même pas compte qu’on pouvait travailler pour un truc comme Solidarité Sida ou pour Solidays et que ça pouvait être un métier à l’année.

Tu avais un appel à passer, non ?
On a besoin de beaucoup de compétences dans plein de domaines, On a surtout besoin de soutien car nous savons que cette édition de Solidays  ne va pas être facile parce qu’il y a une énorme concurrence en terme d’évènements ce même we. Pas simple non plus, car on a pris beaucoup de risques au niveau de la programmation artistique, même si pour nous elle est d’une qualité jamais égalée encore, en tous cas jamais vue pour Solidays. On a pris des risques… Donc on a besoin de tout le soutien possible en termes de communication, de buzz… Donc si les gens ont envie de venir à Solidays, welcome ! Et s’il ont envie d’en parler autour d’eux, welcome aussi !

Une phrase qui te fait lever tous les matins, ou qui t’aide à croire dans ce que tu fais ?

Pour pouvoir espérer il faut oser. L’un ne va pas sans l’autre, on peut toujours espérer dans son coin, si on bosse pas, y’a rien qui se fait et rien ne se passe. Il faut sauter le pas et foncer. C’est un peu une maxime de vie pas vraiment liée à l’engagement, mais je pourrais te dire :  “Fais ce que dois, advienne que pourra”. C’est un proverbe qui me correspond bien. Il faut y aller, et puis c’est la seule chose qui vaille. En tous cas pour moi c’est un moteur de faire les choses et ça entretient aussi l’espérance que ça puisse aller mieux. Faut oser pour pouvoir espérer et vice versa.
Pour plus d’informations :
Solidarité SidaICI.
Solidays : LA

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