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10/05/2008

Chap I. "L'Antre Magique"

"Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n'y est pas, car si le loup y était, il nous mangerait, mais comme il n'y est pas il nous mangera pas..."

- Crois-tu que le chaperon rouge connaissait cette chanson ?

- Qui sait...

- Non, c'est aburde, si elle l'avait apprise, elle aurait su que le Loup était dans le lit de la grand-mère.

- Si tu le dis.

- Ca t'importe peu ce que je raconte n'est-ce pas ?

- Non, pas du tout, mais vois-tu, là, il y a une chose beaucoup plus importante que tes questions existentielles. LE FOOT !

- Certes. Je te le concède. Regarde ton match tranquillement, je vais aller explorer le grenier une nouvelle fois.

- Vu le nombre de fois où tu y es allée, je suis certain que tu pourrais en décrire le moindre grain de poussière.

- Je suis sûre que la solution se trouve dans ce grenier. Je le sens, la clé de toutes mes interrogations est cachée dans cette pièce. Peut-être derrière la toile d'araignée qui se trouve à droite de la lucarne, ou bien dans ce minuscule trou de la 4ème planche du parquet. J'ai bien tenté de regarder en-dessous, je n'ai rien pu y voir. Peut-être qu'un jour je vais devoir soulever cette planche. Car si le parchemin s'y trouve, qu'est ce qu'une petite planche après tout ?

- Je ne suis pas certain que les parents apprécieront ton entreprise.

- Les parents ne le sauront pas, sauf si tu me dénonces !

- Alors file, car j'aimerais pouvoir regarder ce match tranquillement jusqu'à la fin, sans ma petite soeur qui ne cesse de ne poser des questions toutes les deux secondes. Va conquérir ton nouveau monde et trouve tes réponses.

- Je trouverai ! Et là, tu seras bien penaud.

Elle se redressa fièrement du haut de son mètre soixante trois et ses seize années devant son frère qui ne broncha pas, tourna les talons pour commencer son ascension vers son "Antre Magique", comme elle l'avait baptisée. C'était une pièce à laquelle on pouvait y accéder via une chambre située au dernier étage de leur maison. Il y avait une trappe dans le plafond. Elle avait souvent été intriguée par ce qui pouvait se cacher "en-haut", sans avoir eu le droit d'accéder à cet espace secret avant ses douze ans. Son père avait ce jour-là  accepté de lui donner les clés du paradis, en lui installant une échelle dans la pièce pour qu'elle puisse découvrir ce mystérieux endroit. Son premier contact avec l'objet de ces désirs ne fut pas à la hauteur de ce qu'elle avait toujours espéré. A peine la tête passée à travers la trappe, elle s'était faite agressée par un troupeau de moutons poussiéreux. Un sombre morceau de tissu sur la lucarne ne laissait passer que quelques rais de lumière, elle ne voyait rien. Mélodie, prenant son courage à deux mains, alla s'équiper pour affronter cet endroit lugubre. Lampe torche, foulard noué sur le nez, et armée d'un balai, elle accéda à nouveau à cette pièce d'environ 50 mètres carrés, sur une hauteur variable allant d'un mètre vingt à deux mètres. 

Une ampoule chancelante éclairait faiblement l'endroit. Mélodie découvrit un capharnaüm prometteur pour ses futures explorations. Des étagères remplies de dossiers, papiers, livres. Un coffre en bois là-bas, des jouets éparpillés ci et là, des caisses en plastiques remplies de brics-à-bracs non identifiés, des tabourets, des chaises empilés, un vieux tapis enroulé, des boites à chaussures, des sacs poubelles  remplis de trésors sans aucun doute, des toiles d'araignées aussi, quelques pièges à souris, des images, des vieux magazines, des photos, des cadres, gravures jonchaient le sol... La croisade avait commencé. Mélodie allait trouver le graal ici, elle en était convaincue. Elle débuta sa quête en dépoussiérant l'endroit. Quelques heures plus tard, le sombre tissu de la lucarne avait été oté et elle avait tiré une ralonge électrique depuis la chambre pour pouvoir installer un halogène. Et la lumière fût....