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12/05/2010

Chap. VI. Vertiges

(Pour avoir le début de l'histoire, cliquez ICI.)

Yale, 26.03.1978

 

Me voilà à Yale. Il est tard. J’ai pris un train en fin de journée, sans trop savoir pourquoi. Revenir dans cette galerie que tu aimes tant. La première fois que nous l’avions découverte ensemble, nous avions l’impression d’avoir un trésor de guerre. Tant de chefs-d’œuvre réunis dans une si petite place. Le bar de Van Gogh, les hollandais grotesques, Hopper, la partie du XVIème siècle… Nous étions restés des heures dans ce petit musée de qualité, puis nous étions allés prendre un café dans la librairie pas très loin pour prolonger le plaisir de la culture. C’était en hiver, la neige ne donnait pas du tout le même aspect qu’aujourd’hui. Yale… tu me manques. Je n’arrive pas à comprendre comment le cœur humain peut aimer à ce point. Je t’imagine perdue au milieu de nulle part, effrayée peut être, et moi. Moi qui erre en te cherchant tout en attendant plus rien. Je n’espère plus car c’est trop douloureux. Tu es avec moi à chaque instant, chaque seconde, chaque soupir. Je t’aime. Ma douleur. Puis-je te remplacer un jour ? Je ne crois pas. Je suis dans un petit hôtel pris au hasard, je passe la nuit ici avant de retourner à Manhattan. Il est sordide, je m'y sens bien.

Un, deux, trois… Mon esprit s’égare. La fatigue. Ou peut-être le joint que je viens de fumer. C’était un jeune qui errait près de mon hôtel. Mon allure a du l’inspirer, il est venu me propose. Au point où j’en suis. Un non-retour. Peut-être que si je me laisse aller au plus bas, une étincelle, une révélation. Quand on traverse des marécages, on en sort imprégné des odeurs, on s’embourbe, on s’enlise. Ne pas se retourner, jamais. Que vais-je faire en rentrant à New-York ? Je suis l’équilibriste des âmes perdues, la clé des songes incompris. Me souvenir. Qui ai-je été ? Que deviens-je ? Aucune importance. Demain, ou hier, les heures défilent, je me suis mis dans un espace temps qui échappe à la normalité si tenté est qu’elle existe. Je regarde la foule s’agiter dans ses préoccupations quotidiennes avec un détachement désabusé. On finira tous pareil, à six pied sous terre ou éparpillés dans l’espace. Ils courent tous à l’aveugle derrière des statuts, des positions sociales, des voitures. Ils courent, courent derrière eux-mêmes. Ces gens. Eux. Les autres. Je deviens délibérément fou. Il suffirait que je décide d’arrêter. Il suffirait. Il est aisé d’être fou. On pose des briques, les unes après les autres. On achève la construction avec un ciel indigo. On ajoute des miroirs ci et là. Des brisures de glaces qui morcellent notre image. Le puzzle se recompose en kaléïdoscope… ou pas.Tic, tac, tic, tac. Passez votre route Madame. Tic, Tac, Tic, Tac, je vous en prie, prenez la route des Muets merveilleux. A BOIRE ! Alcools ou drogues, que choisir ? Ultra-contrôle ou décadence, les deux extrêmes se répondent. Je suis Jekyll, je suis Hide, et je les emmerde tous.  »

16/07/2008

Chap V. Elle

(pour avoir le début de l'histoire, vous pouvez cliquer ICI)
 
-    La photographie c’est plus qu’un art ! C’est une histoire d’amour, une obsession ! L’amour de l’éphèmère. la matérialisation d’un double désir exhibitioniste et voyeuriste. Vous regardez pour mieux montrer. Que ça soit un être humain, un animal, un paysage, un objet, du vide… Transcendez-vous les enfants !  Oubliez les techniques, les règles, les notions de cadre ou de lumière. Interrogez-vous perpétuellement sur vos motivations. Pourquoi aimez-vous la photographie ? Pourquoi ce cliché plutôt qu’un autre. Un jour, arrêtez-vous sur un trottoir. Fermez les yeux, et imaginez que vous êtes aveugle. Accordez de l’importance aux sons, aux odeurs, vous ne voyez plus. Au bout de cinq minutes, vous prendrez conscience de tous ces autres sens que vous utilisez de manière inconsciente. Votre photo aura alors tout son sens… Ne plus regarder les choses uniquement avec vos yeux, mais avec toute votre âme.. C’est ça le secret !
 
Elle adorait ce vieux professeur qui avait renoncé à sa carrière de photographe pour finalement l’enseigner. Il était convaincu que l’aboutissement de son travail était dans la formation d’autres regards…. Fantasque, il déclamait souvent ses cours, et soutenait à ses étudiants que les cieux lui avaient été favorables dans sa carrière, car il était né en 1907, en même temps que la commercialisation de l’autochrome. Ce procédé avait été mis au point par les Frères Lumière et permettait la pratique de la photographie couleur. Pour lui, c’était une preuve indiscutable de sa destinée. Un illuminé talenteux qui avait connu les premiers Leica, en travaillant l’été pour le photographe local, les premiers polaroids et bien d’autres évolutions qui avaient marqué l’histoire de la photographie… Son enthousiasme était communicatif. Ses élèves l’écoutaient religieusement, persuadés qu’ils trouveraient eux aussi “leurs” voies en décryptant ses discours parfois vaporeux. Ils avaient re-baptisé leur professeur bien-aimé, “Professeur Tournesol”, référence au célèbre personnage de la bande dessinée Tintin. Comme ce scientifique imaginaire, le professeur Edison avait une barbichette grisonnante, des lunettes rondes et son génie. Edison n’était pas son vrai nom, mais nul n’avait jamais su son véritable patronyme. Il s’était lui-même rebaptisé comme le célèbre inventeur pour lui rendre hommage, convaincu que l’âme de ce dernier veillait sur lui. Le nom d’Edison ne devait pas tomber dans l’oubli, et le Professeur s’était juré de nommer un jour, un successeur digne de porter à son tour ce nom, quand ses jours s’achèveraient.

C’était lors d’une de ces oraisons que Laurent l’avait remarquée. Il avait été chargé par la gazette de son école de journalisme d’interviewver le Professeur. Ce dernier l’avait convié à assister à une de ses classes, avant l’interrogatoire. Elle avait la peau assez blanche même si légèrement halée, une taille très fine, et des hanches attirantes. Elle portait un petit haut à fleur à manche courte qui soulignait parfaitement ses seins, un jean à pattes d’éléphant. Un bandeau rouge contrastait violemment avec le jais de sa chevelure. Les traits de son visage étaient fins, son petit nez adorable, ses lèvres charnues. Mais elle avait surtout ces magnifiques yeux d’un bleu aigue-marine mis en valeur par ses cils très noirs. Laurent était tombé sous le charme. Il avait prêté une oreille peu attentive au cours, trop occupé à détailler le physique et les expressions de Marylène. Il su bien plus tard qu’elle avait joué de ses grâces pendant le cours, ayant remarqué qu’il n’y était pas indifferent. Il avait 23 ans, elle en avait 21 et Charles Aznavour était primé en Grande-Bretagne pour son single “She”.

 
“(…) She
May be the reason I survive
The why and where for I' m alive
The one I' ll care for through the rough and rainy years
Me I' ll take her laughter and her tears
And make them all my souvenirs
For where she goes I got to be
The meaning of my life is
She, she, ....she ” - 1974

30/05/2008

Chapitre IV. Mélodie

“                                                                                                                   New-York, 24.03.1978



Il est environ 5h du mat’, mon sommeil est perturbé comme toutes les nuits. Et je me mets à nouveau là devant ces pages que je remplis sans trop savoir pourquoi, sans trop savoir si un jour cela servira à quelque chose. Vis-je à travers l’illusion de ton retour ? L’espoir fait vivre ou il rend fou. Je me suis surpris la nuit dernière, si épuisé physiquement de ces sucessions de nuits blanches, à espérer le pire. Tu serais morte peut-être serait-ce plus facile à supporter que ce flou où je réalise que je cours peut-être derrière une chimère. La nuit est propice à ces pensées morbides, tristes. Désemparé. Je me sens seul face à mes démons. Je me bats contre l’invisible, moi. Si je t’abandonne, je ne serais jamais serein. Si je continue, peut-être vais-je me perdre moi-même… ou ne le suis-je déjà pas ? Condamné à l’exil de ma propre vie. La mort est moins pénible je crois. Elle donne une réponse, elle est irrémédiable. On apprend à vivre avec le manque, mais on ne vit pas avec cette interrogation “et si ?…” Comment refaire ma vie avec ce doute que peut-être tu es encore vivante quelque part, et que peut-être tu vas réapparaître un jour ? Comment ? Nous nous sommes unis pour le pire et pour le meilleur… Je n’avais jamais imaginé que le pire pouvait être l’enfer dans lequel je me sens sombrer progressivement… Je traverse des sables mouvants. Mon destin est tracé. Aucune issue, aucun échappatoire. Vagabond à la recherche du fantôme de son âme soeur, jolie perspective. Je sais, je deviens cynique. Ma douleur… Et ce sentiment d’injustice. Pourquoi nous ? Pourquoi toi ? Etions-nous trop heureux ?  Je n’ai jamais été très pratiquant et tu le sais, mais après cette nouvelle, je suis allé tous les soirs dans notre paroisse jusqu’à mon arrivée ici. Je ne vais plus prier. Le désespoir nourrit les religions, jusqu’au moment où nous ne croyons plus, confronté à l’injustice. J’ai invoqué Dieu, j’ai allumé des cierges, je me suis confessé. La foi peut déplacer des montagnes, pourtant les miracles n’ont pas toujours lieu. Tu n’es toujours pas là. Je suis dans un état second d’épuisement. Je ne sais plus où te chercher, ni quoi faire. Ces quatre derniers jours, je n’ai rien fait pour faire avancer mes recherches. Découragé. Je ne suis pas sorti de l’appartement, à part pour me nourrir. Ces rues, ces avenues ne me donnent rien à quoi me rattacher désormais. Pas un espoir, pas une piste nouvelle à explorer.  Rien.  A quoi bon repasser pour la énième fois dans tous ces endroits. Je n’ai rien trouvé, rien.  C’est le Néant… Néant… Néant… Néant….  “


L’écriture était devenue plus grifonnée et moins fluide. La fatigue de l’insomniaque. Il avait du s’arrêter brutalement, d’épuisement sans doute, car il y avait une tâche d’encre significative sur les derniers mots. Assise en tailleur sur le parquet contre son lit, elle ferma le cahier. Ce n’était pas un roman, ni le scénario d’un film policier ou fantastique qu’elle feuilletait. “L.” avait existé. Cette prise de conscience l’attrista pour celui dont elle était en train de violer l’intimité. Elle ne pouvait plus uniquement considérer cette découverte comme un simple amusement, ou un jeu de piste ludique. C’était il y a trente ans. Supposant que “L.” avait une trentaine d’année à l’époque de ce journal, peut-être était-il encore vivant aujourd’hui… Ses parents n’allaient pas tarder à rentrer de leur dîner, mais elle ne les interrogerait pas ce soir. Demain, elle avait cours, il était temps de se mettre au lit. Mélodie se releva, déposa avec précaution le cahier sur son lit, puis se dirigea vers sa salle de bain, après avoir saisi sa nuisette bleue Petit Bâteau.
 
Devant son miroir, en se brossant les dents, Mélodie s’observait. Elle était encore à l’âge où on découvrait son corps. Femme depuis peu, Mélodie n’assumait pas encore toute sa féminité. Au contraire, elle aimait déformer son visage en grimaçant, gênée souvent du fait qu’elle se savait assez jolie. Ne voulant pas être cataloguée parmi les filles uniquement intéressées par leurs apparences, elle cassait souvent sa plastique agréable avec un style vestimentaire neutre. Jean, converses, petite chemise ou t-shirt. Rarement des jupes ou petites robes. Pas de maquillage, contrairement à beaucoup de ses amies. Devant son miroir, elle ouvrait grand ses yeux verts pour faire “le monstre” comme elle le faisait pour ses petites cousines. Elle détacha sa queue de cheval, et ses cheveux châtains retombèrent sur ses épaules jusqu’au milieu de son dos. Elle avait le teint hâlé, quelques petites tâches de rousseur sur les pommettes, de grands cils, le visage assez allongé. Si elle n’était pas coquette, elle soignait sa peau. Elle avait établi une sorte de rituel avant de se coucher. Elle faisait les choses toujours dans le même ordre : brossage de dents, exfoliant léger quotidien pour le visage, lotion tonique, crème hydratante pour la nuit, crème pour le corps, puis déshabillage et pliage de ses vêtements qu’elle déposait ensuite sur la chaise de la salle de bain, avant d’enfiler de son pyjama.

Il était déjà 23h00 légèrement passé lorsque Mélodie se glissa sous sa couverture. Réglage de réveil. 7h00. Elle pris le cahier rouge, l’observa comme s’il s’agissait d’un précieux parchemin qu’il fallait manipuler doucement pour ne pas qu’il se détériore. La tentation était forte de le ré-ouvrir pour connaître la suite… Mais il n’était pas épais. Mélodie pouvait probablement tout lire en une heure et demi. Elle pris le parti de faire durer le plaisir de la découverte. Ne pas aller trop vite, ne pas gâcher le trésor par trop d’impatience.  Elle ouvrit le tiroir de sa table de nuit et l’y déposa. Au moment où elle éteignit sa lumière de chevet, elle entendit la voiture de ses parents entrer dans le jardin.

22/05/2008

Chap. III. Avant la disparition…

"  - C’est fini, tu m’entends, fini, tes mensonges, tes affabulations, je n’en veux plus, tes « tu es unique », tes « tu sais très bien au fond de toi que tu comptes pour moi », je n’en veux plus, tu m’as menti trop de fois. Toutes ces phrases, ces déclarations, ces marques d’attention, ces instants de rêves, ces nuits où je pensais être la seule au monde… MENSONGES ! Tu croyais me duper toute la vie ? Tu pensais sincèrement que tu parviendrais à me bluffer ? VAS TE FAIRE FOUTRE ! Je sais tout, enfin j’en sais suffisament, car avec toi j’imagine bien que ce n’est qu’une partie cachée de l’iceberg… Elles aussi n’est ce pas ? Elles aussi c’était « spécial » ? Elles aussi tu ne savais pas trop ce que tu ressentais, mais tu savais qu’elles étaient importantes pour toi ? Elles aussi, tu les as pris dans tes bras, tu les as embrassées, tu les as pris par la taille, tu leur as préparé la cuisine, tu as parsemé leurs vies de petites attentions…. Est ce que quand tu étais avec moi le soir, la nuit tu rêvais de leurs corps en me faisant l’amour ? Ces attentions… J’y ai crû, tu comprends ?  Je n’ai rien voulu savoir, rien, j’ai bu tes paroles, j’ai voulu croire en toi, tu réalises ce que ça signifie ? Je ne voulais rien savoir, mais parfois à un moment donné il faut se rendre à l’évidence…
- Je suis désolé…
- C’est trop tard, trop tard pour les excuses, les explications, le mal est fait. Je suis naïve, idiote, d’avoir crû une seule seconde que je pouvais être importante pour toi…
- Mais tu l’es…
- Arrête, tes mots sont des coups de couteau dans mes idéaux, cesse je te prie… Elle m’a tout dit. Oui c’est vrai je lui ai demandée, j'avais le choix, mais je n’en pouvais plus des soupçons, des doutes. J’en sais suffisament pour partir, te laisser, t’abandonner. Tu n’as que ce que tu mérites.
- Je ne veux pas que tu partes, mais je comprends que tu m’en veuilles. Elle, ce n’était rien, c’est de l’histoire ancienne… Tu sais au fond de toi, tu sais…
- Elle ou elles ?
- …"


-    C’est un peu trop Soap Opera à deux francs, non ce scénario, t’en penses-quoi ?
 
-    J’en pense que la seule chose qui m’intéresse, c’est ce qui se cache sous cette chemise blanche...
 
-    Non, allez, s’il te plaît, je dois donner mon avis, c’est Justine qui me l’a demandée avant de le déposer dans la boite de prod’.
 
-    Comment veux-tu que je te donne mon avis sur une tirade pris au milieu de nul part ? A chaud là, je te dirais que oui ça fait très mélo, mais c’est une scène… Ca parle de quoi ce truc à part la dispute ? C’est quoi le synopsis ?
 
-    C’est un peu tiré par les cheveux. C’est l’histoire d’un mec qui est une sorte de mythomane ou serial killer de l’amour, et qui grosso modo enchaîne les conquêtes en laissant à chaque fois derrière lui des filles desespérées qui ne comprennent jamais le pourquoi du comment, des éternelles amoureuses, des frustrées, des dépressives… C’est un véritable gentleman, il les fait rêver, il est doux, attentionné, “le prince charmant”, mais toutes pensent être les “seules”. Il joue sur les mots, arrive toujours à s’en tirer, mêmes des situations les plus flagrantes… L’espoir fait vivre, c’est une maxime qu’il a parfaitement intégrée. Mais un jour, une journaliste télé qui a connu une de ses proches amies qui miraculeusement s’en est tirée, décide de faire un reportage sur cette sorte de Dom Juan moderne pour qu’il raconte son histoire, enfin sa version de sa biographie… Au fur et à mesure, elle rencontre toutes ses “ex” et recoupe les faits et découvre une personnalité complexe, une gueule d’ange et un mental manipulateur… Sauf qu’au final il devient aussi la victime de ses jeux. Bref en gros c’est ça.
 
-    Mouais, c’est réaliste ça ?
 
-    J’en sais rien moi… Dom Juan, tu crois qu’il existait vraiment ?
 
-    Non mais bon là ton mec, il est quand même bien barré.
 
-    Pas tant que ça, dans le scénario, c’est vraiment monsieur tout le monde, c’est ça qui fait le piment. On lui donnerait le bon dieu sans confession, ou presque.
 
-    Mouais.. bon écoute je sais pas… Je note que c’est toujours le mec qui a le mauvais rôle… Bande de féministes !
 
-    Oui et non, c’est plus nuancé. Par exemple, il est souvent assez clair avec elles, mais comme elles sont très amoureuses, elles ne veulent parfois rien savoir, jusqu’au jour où… Mais que peuvent-elles lui reprocher de fait ? Parfait criminel, il fait en sorte de ne laisser presque aucune preuve derrière lui en cas de jugement… Bon finalement, je m’apperçois que c’est pas si mal son scénar', en te l’expliquant..
 
-    Est ce que ça veut dire qu’à présent, nous pouvons….

A l’instant où il prononça cette phrase, Laurent saisit le manuscrit de sa femme pour le poser sur la table basse, l’attira contre lui en déboutonnant consciencieusement les boutons de sa chemise… Il commença à l’embrasser dans le cou, tout doucement, puis le lobe de son oreille gauche. Elle frissonne. Sa main droite la serrait par la taille, alors que sa main gauche penchait sa tête en arrière pour qu’il puisse mieux l’embrasser. Il la poussa alors doucement sur le canapé, en continuant à l’embrasser dans le cou, puis le creux de sa poitrine. Son soutien gorge enlevé, il lécha d’abord son sein droit en le massant avec sa main gauche. Elle s’abandonne au plaisir. Abordant ensuite son sein gauche, il poursuit sa descente vers son nombril, tout en effleurant du bout de ses doigts ses côtes. Elle tressaille. Sa main gauche s’aventure alors vers le mont venus sous le jean de son aimée. Elle le désire. Il lui retire son pantalon. Elle se laisse faire. Avec sa langue, il châtouille son clitoris. Elle gémit. Il introduit doucement ses doigts dans son vagin. Elle savoure l’instant. Puis il remonte tout en continuant à la caresser. Elle fait glisser ses doigts sous son t-shirt, le long de son dos, en le gardant près d’elle. Il retire son pantalon, enlève son t-shirt, et l’allonge ur le sofa. Sur elle. En elle. A son tour de gémir, au rythme de ses va-et-vients… La danse des corps-à-corps amoureux dure une éternité... C'était la dernière fois, avant qu'elle ne disparaisse.