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18/07/2008

Solidays, le bilan....

En attendant les photos et la séquence vidéo promise (si si ça va arriver) ICI et LA, voilà le bilan de Solidays :

Plus de 160.000 festivaliers, plus de 66.400 billets vendus, plus de 800 bénévoles, plus de 3 heures d'attente le vendredi, 2 Nuits électro  : Solidays 2008 a battu tous les records !

Un tel succès de billetterie va permettre de financer à nouveau des projets de prévention et d'aide aux malades en France ainsi qu'à l'international hors-Afrique. Ce qui est évidemment une joie immense après l'année difficile que Solidarité Sida vient de traverser.

Voilà déjà la photo officielle des 10 ans (tous les bénévoles n'étaient pas sur la photo....)

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10:27 Publié dans Zoom out | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : solidays, le bilan

17/07/2008

Deux étrangers au bout du monde si différent.... Afghanistan.

Afghanistan… Mon beau-frère est en Afghanistan depuis plus d’un mois et demi et pour encore un mois environ. L’Aghanistan…

Est-ce que vous vous souvenez pourquoi les militaires sous le drapeau onusien sont encore là-bas ? Là-bas c’est loin, là-bas ça fait tellement longtemps que ce conflit a commencé que nous avons oublié – moi y compris – les premières raisons de la présence militaire internationale là-bas. La “guerre oubliée” disent certains, à raison. Entre temps, il y a eu d’autres actualités entre Ingrid Betancourt, les catastrophes naturelles, les élections présidentielles et pourtant… Avant de faire un bref rappel géo-politico-historique, je reviens sur la délicatesse de N. S. 

Car si le chef de l’Etat, qui est aussi sensé être le chef des Armées a vraiment utilisé le terme “d’amateur” publiquement  pour qualifier l’ex chef d’état major de l’armée de terre de ses armées, le Général Cuche, au sujet de l’affaire de Carcassonne ça me plaisse perplexe.

Perplexe, car si montrer du doigt ce qui ne fonctionne pas est somme toute assez normal, faire preuve d’un relatif mépris public dans sa manière de parler envers un chef des Armées très apprécié par l'Armée, ou l’Armée en général (c’est très étonnant le flou autour de cette histoire, les différents medias se contredisent et le nouveau chef des armées a naturellement défendu son president) n’est pas diplomatique. Le chef de l’Etat doit pouvoir s’appuyer sur ses armées et non être en opposition. L’affaire de Carcassonne  est un incident à ne naturellement pas laisser passer  mais il convient – me semble-t-il – pour un Président de la République de mesurer la conséquence ses paroles dans un certain contexte. Le sang-froid légendaire de N. S....

Perplexe encore, car N. S. manque de finesse psychologique en employant ce vocabulaire. Quelque part ça témoignerait de quelqu’un qui semble loin de certaines réalités (serait-ce possible ? Loin de moi cette idée naturellement...) et non de quelqu’un qui a conscience qu’en d’autres points du globe, il y a des hommes qu’il a envoyé risquer leurs vies tous les jours, qui attendent de leur “chef” un minimum de reconnaissance pour leurs engagements dont ils font preuve. L’esprit militaire est un esprit de Corps. Attaquer son chef ou d’autres “collègues”, touche l’armée entière.  Dans les règles de management de base, il n’est écrit nul part qu’un “chef” qui dénigre ses employés ait souvent des bons résultats. Chacun ses méthodes me direz-vous. Mais au moment où le gouvernement annonce 54 000 emplois en moins dans l’armée, N. S. n’est pas au top de sa popularité auprès de ses engagés expatriés pour défendre leur Patrie.

Sachez qu’au moment où j’écris cette note, certains volent pour transporter des hommes ou des vivres de 3h00 du mat’ à 15h de l’après-midi. Le rapport de décès est de 1 mort dans la coalition contre 3 morts chez les Talibans, alors qu’il y a quelques semaines il était de 1 pour 10. L’Iran et le Pakistan renforcent les rébellions contre le gouvernement en place et les occidentaux notamment les Américains. Bref, le conflit se densifie. “Sur place, tu vois naître les désordres, auxquels tu peux parer aussitôt; mais à distance, tu en es informé lorsqu'ils sont si grands qu'il n'y a plus remède.”, le Prince – Machiavel.

Aussi que nous soyons pour ou contre la guerre là-bas, pour ou contre l’armée, il ne faut pas oublier qu’il y a ces envoyés volontaires qui défendent leurs idéaux, leurs patries et qui surtout obéissent à des ordres. C’est leurs choix me direz-vous, il est vrai. Est-ce pour autant une raison de les “laisser dans leur m… ” pour parler vulgairement ? Je n’en suis pas certaine. La notion patriotique n’est plus à la mode en France trop rapidement associée à tort au concept nationalisme, mis à l’index par les internationalistes. On peut être patriote, fier de sa culture, de son identité, croire dans les notions fondamentales de nos démocraties et vouloir les défendre sans pour autant sombrer dans le nationalisme. Qu’est ce que la Patrie pour vous ? La France, l’Europe, le Monde …  ? Où sont vos frontières ? J'aime la France et j'aime encore plus la France intégrée dans un contexte international et multi-culturels... Le patriotisme du XXIème siècle n'a plus de frontières classiques.
 
En ce qui concerne l’Aghanistan, c'est une problématique complexe… Au nom de quelle vision du monde avons nous le droit d’intervenir dans des pays, sous prétexte que leurs us et coutumes nous semblent inhumaines ou à l’encontre des “droits de l’homme” ? Nous pouvons toujours tout relativiser.  Notre culture d’ouverture d’esprit aux autres cultures pousserait à la non-intervention. Mais je n’entrerai pas ici dans une discussion autour de la légitimité ou non de la présence internationale en Afghanistan (ça serait plutôt l’objet d’une autre note, et je suis toujours très nuancée dans ce genre de conflit étant donné les intérêts affichés des Etats - défense des droits de l'homme, démocraties -  et les intérêts moins avouables - économiques, vieux démons hégémoniques etc etc.. - ).  J’attire simplement l’attention sur cette “guerre oubliée” où pourtant chaque jour meurent des engagés qui sont là-bas sur ordre des différents Chefs des Armées…

Pour en savoir plus sur l’affaire de Carcassonne :
Article du Figaro du 29/06/08 : “Carcassonne : 17 blessés dans une caserne militaire”

Article du Monde du 01/07/08 : “Carcassonne : le chef d'état-major de l'armée de terre démissionne”

Article du Point du 02/07/08  : “Défense-Sarkozy : Le sentiment de flottement se poursuit”

Article de RTL du 14/07/08 : “Le Général Jean-Louis Georgelin : "Nicolas Sarkozy a dissipé le malentendu avec l'Armée"

Article du Monde du 16/07/08 –"Je me sens mendésiste dans l'idée que faire n'est pas forcément durer"

Article de Libération du 17/07/08 : “A Carcassonne, l'enquête de l'armée de terre conclut à la faute individuelle”

Et l’extrait du journal de 13h :


Pour en savoir plus sur le conflit Afghan :


La page Google pour l’histoire du conflit afghan, vous n’avez qu’à cliquer ICI.

La page Google pour l’actualité 2008 du conflit afghan, cliquez LA.

06/07/2008

Solidays, last day....

11h30. La plupart des bénévoles sont arrivé(e)s entre 9h et 10h pour remettre en ordre le site avant l’ouverture du dernier jour du festival à 13h00… Ambiance plus zen, la fatigue se fait sentir, les tensions du premier jour d’ouverture pour que tout se déroule bien retombent. Mais les gens sont heureux, satisfaits parce que les 10 ans de Solidays sont un grand succès. Plus de 150 000 festivaliers, c’est un record. L’argent récolté va permettre d’accroitre les budgets pour les soins à des malades, de financer d’autres opérations de prévention, ou d’aides, ce que les précédentes sessions de Solidays moins fructueuses n’ont parfois pas permis.

Hier, les cieux ont été cléments. Après les grosses pluies du matin, comme par miracle, le soleil a de nouveau pointé son nez pour offrir une après-midi moins chaude mais très agréable à tous les spectateurs… Sur la scène de Paris, Hocus Pocus et Asia Dub Fondation ont mis le feu sur les pelouses de Longchamp. Un vrai bonheur. Puis vers 23h30, Luc Barruet invite environ 300 bénévoles parmi les plus anciens à monter sur cette scène devant ses 150 000 festivaliers pour les remercier et souffler les bougies avec lui. Qui n’a jamais été devant une foule aussi enthousiaste ne peut comprendre combien ça donne une énergie incroyable. On comprend les artistes qui aiment revenir à Solidays. Avec une telle assemblée, on ne peut qu’être transcendé. Les musiciens aiment Solidays, bon enfant et ambiance “very healthy”, dixit un des musiciens de Tiken Jah Fakoly, choppé au cours de son petit-déjeuner dans les backstages (vous aurez la petite séquence vidéo après le festival). Bref, c’est “ça” l’esprit Solidays. Des gens de tout âge en backstage, de tout horizon social, et présents pour la même chose : se divertir tout en s’engageant. C’est une drogue dure pour la plupart. Quand on y goûte une fois, on devient très vite accroc. Notre dose d’adrénaline, de fatigue, d’enthousiasme annuelle, dans une environnement musical. Quand l’artistique se mêle à l’engagement, ça donne un mélange détonnant.

Les festivaliers sont plus jeunes avec des moyennes d’âge allant de 15 à 30 ans en moyenne.

12h00, tous les bénévoles sont conviés en face de la scène de Paris pour faire la photo des 10 ans. Moins fort que l’hommage aux bénévoles sur scène, mais tout aussi sympathiques tous ces moments où nous sommes tous réunis même que pour dix minutes. 12h30 et quelques plusieurs clichés ont été pris, chacun retourne à ses postes, ou passe flâner un peu devant les scènes où les artistes qui règlent leurs balances, comme La Chanson du Dimanche sous le chapiteau Domino. J’en croise d’autres aux concessionnaires repartant avec leurs sandwichs ou leur barquette de frites avant que la foule ne débarque…

13h00, le coup d’envoi. Me concernant il est temps de rejoindre les entrées techniques pour accueillir les journalistes qui arriveraient encore. Le contact avec les journalistes est globalement assez sympa, notamment avec Rkst.org, Direct Matin, et pas mal d’autres… Les filles de L C les filles, l’agence de communication depuis 10 ans de Solidarité Sida assurent en parallèle de l’équipe Media de Solidays un travail énorme d’organisation des interviews, conférences de presse, d’accompagnement des journalistes et/ou photographes sur les devants de scène…

15h00, retour à la tente Presse pour une permanence de deux heures encore. Je croise les journalistes de Nova qui ont fini à 4h00 du mat’ la veille. Le temps de rédiger cette note, de faire encore un p’tit tour pour mes micro-trottoirs backstages bénévoles... arrivent Java qui sont interviewvés, petite discussion avec Fixi (qui m’a accordée aussi un micro-trottoir), l’accordéoniste du groupe. C’est sa deuxième édition de Solidays, il apprécie l’ambiance aussi, l’esprit. Il reviendra.

17h00, je prends ma réelle première vraie pause depuis vendredi qui va durer 2h00, le temps de faire faire un grand tour du site et des backstages à un ami, ainsi qu’une petite escapade avant-scène pour montrer lui montrer les coulisses à la scène Bagatelle. C’est Java qui joue  et ils font monter des gens sur scène avec eux… La régie me pousse sur scène et me voilà valsant un peu avec Fixie. Pas le temps de trop rester, je m’esquive de la scène devant le public encore déchaîné…  Nous repartons par les arrières de Soliays, pour déboucher à côté du saut à l’élastique (tous les ans, il y a du saut à l’élastique possible sur le site de Solidays), puis s’installer près de la scène de Paris pour écouter les Cow Boys Fringuants. Groupe très sympathique, mode assis sur la pelouse.

19h00, il est temps de revenir au Q. G. Presse avant de finir vers 20h00…  La Chanson du Dimanche sont en interview, c'était leur première scène cette année, un léger trac avant d'entrer sur scène très rapidement oubliée par le public. Dixit le groupe : ils se sont immédiatement sentis portés par une énergie positive. Vous les aurez en interview via les rencontres de neirie un peu plus tard (rendez-vous à caler). Ce soir au programme IAM, Tiken Jah FakolyToots & the Maytals, La Caravane passe…. pour finir par une soirée spéciale bénévole.... 

05/07/2008

Solidays, en direct...

11h45, 2ème jour de Solidays sous la pluie, après une première journée explosive. Le rendez-vous des bénévoles était fixé vers 9h pour une ouverture public et presse à 15h. Coup de speed, le montage n'était pas totalement terminé que ça soit au Camping, sur le village des associations ou encore sur le site en lui-même. Solidays, côté bénévole c'est une expérience à faire et à refaire.
 
Je n'ai jamais connu l'évènement en tant que festivalière, mais ça ne me manque pas. L'ambiance côté "backstage" est géniale, et les bénévoles  motivés, solidaires, enthousiasmes et généreux. Population très mixée tant au niveau socio professionnel qu'au niveau des âges.  Solidays ce sont des échanges humains qui vous donnent une énergie incroyable. 3000 bénévoles en moyenne, environ 150 000 festivaliers cette année à l'occasion des 10 ans, 8 millions d'euros récoltés, 100 associations et 360 partenaires en tout genre. Pour ses 10 ans, Solidays a choisi une programmation musicale décalée de ses choix antérieurs avec  Radio Nova comme nouveau partenaire radio. Deux nuits électros avec des noms comme Laurent Garnier, Etienne de Crécy, Jennifer Cardini, Midnith Juggernauts, DJ Medhi, Chinese Man, Missill, Dub Pistol .... Solidays cette année, c'est aussi Patrice, Nneka, Les artistes du métro, Cocoon, Têtes Raides, Hocus Pocus, MC solaar, Asian Dub Foundation, Bumcello, et un concert des 10 ans qui réunit NTM, Raphaël, La Grande Sophie, Tétél, Thomas Dutronc, Jeanne Cherhal.. Bref, une programmation exceptionnelle qui a eu l'écho qu'elle méritait.
 
Ce festival est unique, l'atmosphère bon enfant (l'alcool à part la bière est prohibé sur le site), la cause à défendre mobilise le jeunes. Car Solidays ce n'est pas uniquement les concerts, c'est aussi un énorme village  qui réunit des associations humanitaires françaises ou étrangères (Cameroun, Côte d'Ivoire, Madagascar, Inde, Roumanie...) ayant toutes une action qui touche au VIH. C'est cosmopolite et éducatif.  Educatif avec le Forum Solidarité Sida qui permet d'organiser des débats ou des rencontres... Aujourd'hui, par exemple, 15h une table ronde sur "les étrangers ont-ils vraiment droit à la santé en France ?" et un débat à 17h30 sur "Du concert à l'activisme : quelle efficacité de l'action associative ?".... Ludique aussi avec le fameux parcours Sex and the City qui aborde la sexualité de différentes manières en sensibilisant aussi sur les risques et la prévention.
 
 Bref, une expérience à vivre une fois dans votre vie, voire à renouveler... Il est 12h10, les portes aujourd'hui ouvrent à 13h...  Quelques photos + montage vidéos des backstages plus tard :)  Et si vous voulez encore plus de détails, vous pouvez toujours relire l'interview d'Emmanuel Dollfus, responsable de la communication et partenariats à Solidarité Sida !