18.07.2008
Solidays, le bilan....
En attendant les photos et la séquence vidéo promise (si si ça va arriver) ICI et LA, voilà le bilan de Solidays :
Plus de 160.000 festivaliers, plus de 66.400 billets vendus, plus de 800 bénévoles, plus de 3 heures d'attente le vendredi, 2 Nuits électro : Solidays 2008 a battu tous les records !
Un tel succès de billetterie va permettre de financer à nouveau des projets de prévention et d'aide aux malades en France ainsi qu'à l'international hors-Afrique. Ce qui est évidemment une joie immense après l'année difficile que Solidarité Sida vient de traverser.
Voilà déjà la photo officielle des 10 ans (tous les bénévoles n'étaient pas sur la photo....)
10:27 Publié dans Zoom out | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : solidays, le bilan
17.07.2008
Deux étrangers au bout du monde si différent.... Afghanistan.
Pour en savoir plus sur l’affaire de Carcassonne :
Article du Figaro du 29/06/08 : “Carcassonne : 17 blessés dans une caserne militaire”
Article du Monde du 01/07/08 : “Carcassonne : le chef d'état-major de l'armée de terre démissionne”
Article du Point du 02/07/08 : “Défense-Sarkozy : Le sentiment de flottement se poursuit”
Article de RTL du 14/07/08 : “Le Général Jean-Louis Georgelin : "Nicolas Sarkozy a dissipé le malentendu avec l'Armée"
Article du Monde du 16/07/08 –"Je me sens mendésiste dans l'idée que faire n'est pas forcément durer"
Article de Libération du 17/07/08 : “A Carcassonne, l'enquête de l'armée de terre conclut à la faute individuelle”
Et l’extrait du journal de 13h :
Pour en savoir plus sur le conflit Afghan :
La page Google pour l’histoire du conflit afghan, vous n’avez qu’à cliquer ICI.
La page Google pour l’actualité 2008 du conflit afghan, cliquez LA.
17:30 Publié dans Zoom out | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : afghanistan, affaire de carcassonne, général cuche, machiavel, iran, pakistan, nicolas sarkozy
06.07.2008
Solidays, last day....
Hier, les cieux ont été cléments. Après les grosses pluies du matin, comme par miracle, le soleil a de nouveau pointé son nez pour offrir une après-midi moins chaude mais très agréable à tous les spectateurs… Sur la scène de Paris, Hocus Pocus et Asia Dub Fondation ont mis le feu sur les pelouses de Longchamp. Un vrai bonheur. Puis vers 23h30, Luc Barruet invite environ 300 bénévoles parmi les plus anciens à monter sur cette scène devant ses 150 000 festivaliers pour les remercier et souffler les bougies avec lui. Qui n’a jamais été devant une foule aussi enthousiaste ne peut comprendre combien ça donne une énergie incroyable. On comprend les artistes qui aiment revenir à Solidays. Avec une telle assemblée, on ne peut qu’être transcendé. Les musiciens aiment Solidays, bon enfant et ambiance “very healthy”, dixit un des musiciens de Tiken Jah Fakoly, choppé au cours de son petit-déjeuner dans les backstages (vous aurez la petite séquence vidéo après le festival). Bref, c’est “ça” l’esprit Solidays. Des gens de tout âge en backstage, de tout horizon social, et présents pour la même chose : se divertir tout en s’engageant. C’est une drogue dure pour la plupart. Quand on y goûte une fois, on devient très vite accroc. Notre dose d’adrénaline, de fatigue, d’enthousiasme annuelle, dans une environnement musical. Quand l’artistique se mêle à l’engagement, ça donne un mélange détonnant.
Les festivaliers sont plus jeunes avec des moyennes d’âge allant de 15 à 30 ans en moyenne.
12h00, tous les bénévoles sont conviés en face de la scène de Paris pour faire la photo des 10 ans. Moins fort que l’hommage aux bénévoles sur scène, mais tout aussi sympathiques tous ces moments où nous sommes tous réunis même que pour dix minutes. 12h30 et quelques plusieurs clichés ont été pris, chacun retourne à ses postes, ou passe flâner un peu devant les scènes où les artistes qui règlent leurs balances, comme La Chanson du Dimanche sous le chapiteau Domino. J’en croise d’autres aux concessionnaires repartant avec leurs sandwichs ou leur barquette de frites avant que la foule ne débarque…
13h00, le coup d’envoi. Me concernant il est temps de rejoindre les entrées techniques pour accueillir les journalistes qui arriveraient encore. Le contact avec les journalistes est globalement assez sympa, notamment avec Rkst.org, Direct Matin, et pas mal d’autres… Les filles de L C les filles, l’agence de communication depuis 10 ans de Solidarité Sida assurent en parallèle de l’équipe Media de Solidays un travail énorme d’organisation des interviews, conférences de presse, d’accompagnement des journalistes et/ou photographes sur les devants de scène…
15h00, retour à la tente Presse pour une permanence de deux heures encore. Je croise les journalistes de Nova qui ont fini à 4h00 du mat’ la veille. Le temps de rédiger cette note, de faire encore un p’tit tour pour mes micro-trottoirs backstages bénévoles... arrivent Java qui sont interviewvés, petite discussion avec Fixi (qui m’a accordée aussi un micro-trottoir), l’accordéoniste du groupe. C’est sa deuxième édition de Solidays, il apprécie l’ambiance aussi, l’esprit. Il reviendra.
17h00, je prends ma réelle première vraie pause depuis vendredi qui va durer 2h00, le temps de faire faire un grand tour du site et des backstages à un ami, ainsi qu’une petite escapade avant-scène pour montrer lui montrer les coulisses à la scène Bagatelle. C’est Java qui joue et ils font monter des gens sur scène avec eux… La régie me pousse sur scène et me voilà valsant un peu avec Fixie. Pas le temps de trop rester, je m’esquive de la scène devant le public encore déchaîné… Nous repartons par les arrières de Soliays, pour déboucher à côté du saut à l’élastique (tous les ans, il y a du saut à l’élastique possible sur le site de Solidays), puis s’installer près de la scène de Paris pour écouter les Cow Boys Fringuants. Groupe très sympathique, mode assis sur la pelouse.
19h00, il est temps de revenir au Q. G. Presse avant de finir vers 20h00… La Chanson du Dimanche sont en interview, c'était leur première scène cette année, un léger trac avant d'entrer sur scène très rapidement oubliée par le public. Dixit le groupe : ils se sont immédiatement sentis portés par une énergie positive. Vous les aurez en interview via les rencontres de neirie un peu plus tard (rendez-vous à caler). Ce soir au programme IAM, Tiken Jah Fakoly, Toots & the Maytals, La Caravane passe…. pour finir par une soirée spéciale bénévole....
19:37 Publié dans Zoom out | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : solidays, solidarité sida, chanson du dimanche, java, luc barruet
05.07.2008
Solidays, en direct...
Je n'ai jamais connu l'évènement en tant que festivalière, mais ça ne me manque pas. L'ambiance côté "backstage" est géniale, et les bénévoles motivés, solidaires, enthousiasmes et généreux. Population très mixée tant au niveau socio professionnel qu'au niveau des âges. Solidays ce sont des échanges humains qui vous donnent une énergie incroyable. 3000 bénévoles en moyenne, environ 150 000 festivaliers cette année à l'occasion des 10 ans, 8 millions d'euros récoltés, 100 associations et 360 partenaires en tout genre. Pour ses 10 ans, Solidays a choisi une programmation musicale décalée de ses choix antérieurs avec Radio Nova comme nouveau partenaire radio. Deux nuits électros avec des noms comme Laurent Garnier, Etienne de Crécy, Jennifer Cardini, Midnith Juggernauts, DJ Medhi, Chinese Man, Missill, Dub Pistol .... Solidays cette année, c'est aussi Patrice, Nneka, Les artistes du métro, Cocoon, Têtes Raides, Hocus Pocus, MC solaar, Asian Dub Foundation, Bumcello, et un concert des 10 ans qui réunit NTM, Raphaël, La Grande Sophie, Tétél, Thomas Dutronc, Jeanne Cherhal.. Bref, une programmation exceptionnelle qui a eu l'écho qu'elle méritait.
Ce festival est unique, l'atmosphère bon enfant (l'alcool à part la bière est prohibé sur le site), la cause à défendre mobilise le jeunes. Car Solidays ce n'est pas uniquement les concerts, c'est aussi un énorme village qui réunit des associations humanitaires françaises ou étrangères (Cameroun, Côte d'Ivoire, Madagascar, Inde, Roumanie...) ayant toutes une action qui touche au VIH. C'est cosmopolite et éducatif. Educatif avec le Forum Solidarité Sida qui permet d'organiser des débats ou des rencontres... Aujourd'hui, par exemple, 15h une table ronde sur "les étrangers ont-ils vraiment droit à la santé en France ?" et un débat à 17h30 sur "Du concert à l'activisme : quelle efficacité de l'action associative ?".... Ludique aussi avec le fameux parcours Sex and the City qui aborde la sexualité de différentes manières en sensibilisant aussi sur les risques et la prévention.
Bref, une expérience à vivre une fois dans votre vie, voire à renouveler... Il est 12h10, les portes aujourd'hui ouvrent à 13h... Quelques photos + montage vidéos des backstages plus tard :) Et si vous voulez encore plus de détails, vous pouvez toujours relire l'interview d'Emmanuel Dollfus, responsable de la communication et partenariats à Solidarité Sida !
12:44 Publié dans Zoom out | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : solidays, solidarite sida, radio nova, emmanuel dollfus
27.12.2007
Pakistan : Benazir Bhutto tuée dans un attentat lors d'un meeting à Islamabad

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INCIDENTS DANS TOUT LE PAKISTAN
"Elle est morte en martyre", a déclaré Rehman Malik, un responsable de sa formation politique, le Parti du peuple pakistanais (PPP). "Cet acte est l'œuvre de ceux qui veulent désintégrer le Pakistan. Parce qu'elle était un symbole d'unité, ils ont achevé la famille Bhutto. Ce sont des ennemis du Pakistan", a affirmé Farzana Raja, autre responsable du PPP. Devant l'hôpital où sa mort a été annoncée, ses partisans ont détruit des portes en signe de douleur et de colère, avant d'entonner des slogans contre le président Pervez Musharraf, un des principaux rivaux de Mme Bhutto.
M. Musharraf, qui a immédiatement organisé une réunion gouvernementale d'urgence, a condamné "dans les termes les plus vigoureux l'attaque terroriste qui a coûté la vie à Benazir Bhutto et à de nombreux autres Pakistanais innocents", selon l'agence de presse officielle. Il a appelé "la population à rester calme face à cette tragédie" pour "que les desseins diaboliques des terroristes soient mis en échec".
Malgré ces appels au calme, les manifestations et les incidents se sont multipliés dans plusieurs villes du Pakistan. A Peshawar, des partisans de Mme Bhutto ont été dispersés à coups de bâton et de gaz lacrymogènes. Ils ont incendié des panneaux d'affichage en scandant des slogans hostiles au président Pervez Musharraf, et des bruits de tirs d'armes à feu ont également été entendus. Des manifestations ont également eu lieu dans la ville de Multan et à Jacobabad, la ville de l'actuel premier ministre pakistanais, où le principal tribunal a été incendié. A Karachi, fief politique de Benazir Bhutto, les commerces ont fermé pour trois jours de deuil.
M. SHARIF S'EST ADRESSÉ AUX PARTISANS DE BENAZIR BHUTTO
Quelques heures plus tôt, à Islamabad, au moins quatre personnes sont mortes au cours d'un échange de tirs lors d'une réunion électorale d'un autre opposant, l'ancien premier ministre Nawaz Sharif. Les coups de feu semblaient provenir d'un bâtiment hébergeant un parti politique rival qui soutient le président Pervez Musharraf, selon des témoins. Après avoir appris que Benazir Bhutto était grièvement blessée, Nawaz Sharif s'est rendu à son chevet à l'hopital de Rawalpindi. M. Sharif s'est ensuite adressé à la foule massée devant l'hopital. "Je vous promets que je mènerai votre guerre à partir de maintenant", a-t-il lancé aux partisans de Mme Bhutto, dont la plupart étaient en pleurs. "Je partage votre douleur et votre chagrin, avec la nation toute entière".
Ces drames sont les derniers d'une série record d'attentats-suicides dans l'histoire du Pakistan, qui ont fait plus de sept cent quatre-vingts morts en 2007. A son retour au Pakistan après six années d'exil, Benazir Bhutto avait déjà été la cible le 18 octobre d'un attentat, qui avait fait cent trente-neuf morts parmi la foule qui s'était massée à Karachi pour l'accueillir. Les autorités avaient par la suite multiplié les avertissements, assurant que des informations "précises" permettaient de penser que les terroristes islamistes voulaient attenter à sa vie. Après l'attentat du 18 octobre, Benazir Bhutto avait accusé à plusieurs reprises des "hauts responsables" proches du pouvoir et des membres des services de renseignements d'être à l'origine de cette attaque, sans jamais le prouver.
18:11 Publié dans Zoom out | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.11.2007
La grève des gardiens de prison ce jour
sous ma fenêtre, toute à l'heure !
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19.09.2007
Scaramouche
Scaramouche, Scaramuccio en italien, est un personnage-type la commedia dell'arte, dont le nom (escarmouche) signifie « petit batailleur ».
Son type primitif, originaire de Naples, se rapproche du Capitan. Comme celui-ci il est vantard, fanfaron et peureux, et il finit toujours par fuir ou être battu. Tout de noir vêtu, à la mode espagnole, et porteur d’une longue rapière, il s’annonce comme étant pour le moins prince ou duc, mais il remplit au besoin des rôles plus modestes. Scaramouche prit en effet, sons le nom de Pasquariello, l’emploi d’un valet gourmand et ivrogne, doué d’une agilité de gymnaste, puis devint, sous celui de Pasquino, un serviteur intrigant, menteur et bel esprit ; enfin, il subit sur la scène française une troisième métamorphose, celle de Crispin.
Il existe des Scaramucciana ou bons mots du personnage.
Les scaramouches ont été joués en France, avec un grand succès, par le célèbre Napolitain Tiberio Fiorelli venu à Paris, sous Louis XIII, dans la troupe italienne.
Goldoni tint cet emploi dans la troupe des Fedeli et Giuseppe Tortoretti s’y fit connaître en 1685 dans la variété de Vasquariello.
12:34 Publié dans Zoom out | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.09.2007
Rentrée très agitée pour les stars de la télé
QUI VENDRA ? À qui ? Et pour combien de millions d'euros ? Jamais une rentrée n'a été aussi agitée chez les animateurs-producteurs. « C'est la révolution », s'amuse Julien Courbet dont la société Concepteria est convoitée, tout comme celles de Marc-Olivier Fogiel, de Sébastien Cauet, de Nagui, de Laurence Ferrari et de Thierry Ardisson.
La rentrée 2006 avait été celle du mercato des stars de la télé. Celle de 2007 sera celle où ils pourraient « passer à la caisse » en vendant leurs sociétés. Cette excitation générale est due au départ de Stéphane Courbit qui quitte Endemol France. Cet homme de l'ombre qui fait partie du top 4 des décideurs est soupçonné de vouloir rebondir fort très rapidement. « Stéphane Courbit est capable dès demain de créer une société de production et de s'entourer de stars qu'il fidéliserait en rachetant leurs sociétés », lâche un grand producteur. Hier soir, Stéphane Courbit a catégoriquement démenti être en train de créer une société de production.
« Et une fois parti d'Endemol, il fait quoi ? », s'inquiètent ses rivaux terrorisés par la puissance de Stéphane Courbit et de Silvio Berlusconi, le nouveau propriétaire d'Endemol. Le scénario qu'ils redoutent ? D'un côté, Berlusconi possède un imposant catalogue de concepts (dont la Star Ac...). De l'autre, l'hypothétique nouvelle société de Stéphane Courbit aurait la main sur les animateurs. D'où l'excitation générale sur le thème : « Il faut prendre Stéphane Courbit de vitesse et racheter avant lui les sociétés des animateurs-producteurs. C'est maintenant ou jamais ! » Pour faire grimper les enchères, les animateurs soulignent qu'à l'antenne, la cote des plus de 40 ans grimpe. Les chaînes françaises s'inspirent en effet de plus en plus des États-Unis où tous les animateurs ont les cheveux blancs, dans les journaux télévisés comme dans les talk-shows. Leurs noms sont des marques et leur aisance à l'antenne est une sécurité pour les grandes chaînes. Un détail qui compte à l'heure où leurs audiences et donc leurs recettes publicitaires s'effritent à cause de la TNT.
Plus de 30 % de marges
En attendant de s'enrichir un peu plus, les animateurs-producteurs ont des soucis. En 2000, ils dominaient les chaînes. En 2007, le rapport s'est inversé. Les diffuseurs ont le choix entre pléthore de divertissements où l'animateur est interchangeable. Les patrons des chaînes ne voient pas pourquoi leurs fournisseurs feraient plus de 30%, voire 50 %, de marges (les profits exacts des uns et des autres sont le secret le mieux gardé du PAF) alors que les chaînes font beaucoup moins. Du coup, ils réclament des émissions plus riches en contenu, mais pour le même prix qu'il y a cinq ans.
« Cette année, le marché est encore plus difficile, car une émission qui ne marche pas disparaît aussitôt », ajoute Corinne Morin, directrice de Reservoir Prod, la société de Jean-Luc Delarue.
« L'âge d'or de la pub s'est terminé à la fin des années 1980. La télé devient à son tour une industrie comme une autre », résume Thierry Ardisson. « Apprendre à produire low-cost et à vivre dans la vraie vie ne sera pas facile pour tous », sourit le grand patron d'une chaîne.
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Grande enquête américaine sur la sexualité des personnes âgées
Actualisé le 10 septembre 2007 : 08h12
Un pourcentage important des 57 à 75 ans continue à avoir une vie sexuelle. Les hommes, plus souvent que les femmes. Après 75 ans, un quart des seniors sont actifs.
LA VIE SEXUELLE ne s'arrête pas à 50 ans. Même si c'est ce que laissent supposer les images du cinéma ou de la publicité pour lesquelles l'amour entre personnes âgées reste globalement inconcevable.
Des chercheurs américains ont publié dans le New England Journal of Medicine daté du 23 août les résultats d'une enquête levant le voile de manière pudiquement statistique sur la sexualité des plus âgés et confirmant que l'amour n'est pas l'apanage de la jeunesse. Bien que l'âge venant, et avec lui parfois le veuvage ou la maladie, les rapports sexuels deviennent effectivement moins fréquents, alors que le nombre de personnes abstinentes est plus élevé.
Pourquoi une telle enquête ? D'abord parce que depuis les années 1940, beaucoup d'études se sont focalisées sur l'évaluation de la sexualité en s'arrêtant au seuil de la vieillesse, ensuite parce la qualité de la vie sexuelle fait désormais partie des critères visant à définir le bien-être. Mais aussi parce que le nombre de personnes âgées augmente considérablement, enfin parce qu'un nombre croissant de médicaments destinés à « booster » la sexualité arrive sur le marché, créant un nouveau secteur médico-économique porteur. Il faut cependant se garder de toute vision normative qui considérerait que ne plus avoir de rapports sexuels après 80 ans est une forme de déviance à médicaliser en urgence !
« Il n'existe pas de données représentatives aux États-Unis, permettant aux médecins de connaître le comportement en matière de sexualité des personnes âgées, pour les aider à répondre aux demandes de leurs patients », expliquent les auteurs de cette enquête, des gynécologues et des sociologues de l'Université de Chicago et de Toronto. Pour pallier ce déficit, ils ont sélectionné par tirage au sort 3 005 personnes âgées (50 % d'hommes, 50 % de femmes) de 57 à 84 ans, pour répondre à un long entretien portant sur le mode de vie, les problèmes de santé et la sexualité. Ils ont ensuite analysé l'activité sexuelle, selon l'âge, l'état de santé et le statut marital.
Les résultats révèlent que la sexualité reste importante avec l'âge, même si elle décline progressivement : ainsi, 73 % des 57-64 ans sont sexuellement actifs, tout comme 53 % des 65-75 ans et 26 % des 75-85 ans. La sexualité est une composante plus prégnante de la vie des hommes que des femmes à tout âge : entre 57-64 ans, 83 % d'hommes actifs contre 62 % de femmes ; entre 65-75 ans, 67 % des premiers sont actifs et 40 % les secondes ; au-delà de 75 ans, ces chiffres tombent respectivement à 38,5 % et 16,7 %. À noter qu'après 75 ans, la moitié des hommes « actifs » avoue avoir encore deux à trois rapports sexuels par semaine.
14 % des hommes ont recours à un médicament
Par ailleurs, le fait d'être en bonne santé est corrélé dans tous les cas au maintien d'une activité sexuelle (81 % des hommes de 57 à 85 ans se considérant en très bonne santé sont actifs, contre 46 % de ceux qui s'estiment mal en point). L'impuissance serait d'ailleurs un marqueur du risque cardiaque.
Au-delà de ces données générales, les auteurs ont voulu connaître les différentes pratiques ou les difficultés sexuelles en fonction de l'âge, du sexe, de l'état de santé. On retiendra qu'un nombre plus élevé de femmes que d'hommes assure ne plus être intéressé par le sexe. Ces derniers, même quand ils gardent le désir chevillé au corps, présentent relativement souvent des dysfonctions érectiles. Enfin, on relèvera que 14 % des hommes dans cette tranche d'âge ont déjà eu recours à un médicament pour améliorer leurs performances (contre 1 % des femmes). Une information importante pour les laboratoires pharmaceutiques, à la recherche d'un nouveau souffle pour les molécules destinées aux troubles de l'érection et alors que de nouveaux produits visant à stimuler la libido féminine arrivent sur le marché.
Les différences entre les deux sexes doivent être interprétées en tenant compte du fait que 78 % des hommes de plus de 75 ans ont encore une épouse ou une compagne, contre seulement 40 % pour les femmes du même âge. Une des explications à la moindre activité du sexe faible pourrait tenir au fait que les femmes âgées (du fait d'une espérance de vie supérieure de plusieurs années à celles des hommes) sont bien plus souvent seules. L'étude n'explore pas le champ plus subtil du sentiment amoureux. Peut-être un jour.
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09.09.2007
L'animation dynamise l'exportation de programmes français
Une fois de plus, les ventes de programmes français ont progressé sur les marchés internationaux. En 2006, les exportations de fictions, d'animations et de documentaires ont connu une hausse de 4,2 %, pour atteindre 157 millions d'euros.
En pratique, même si elles restent encore modestes, les ventes de programmes français connaissent un regain qui ne se dément pas depuis trois ans. Cette embellie se traduit aussi par une affluence record d'acheteurs étrangers au treizième Rendez-vous de TV France International, le marché annuel des exportations françaises, qui se tient à Biarritz du 3 au 7 septembre.
Dans le détail, l'Allemagne, avec 23,1 % des ventes, est redevenue le premier client de la France, loin devant la Grande-Bretagne, qui ne passe pas le seuil des 10 %. Ce sont toujours les programmes d'animation qui tirent les exportations françaises. L'an passé, les dessins animés - tels "Totally Spies" ou encore "Martin Mystère", produits par Vincent Chalvon Demersay pour Marathon - ont pesé à eux seuls 42,6 % du total des ventes. Une proportion toutefois en légère régression par rapport à 2005, où elles avaient culminé à 45,3 %.
Les efforts de Canal+ (la série "Engrenages" à notamment été achetée par la BBC) ou encore de France Télévisions pour produire des fictions véritablement originales ne se traduisent pas encore dans les chiffres de ventes. En 2006, les exportations de séries françaises ce sont légèrement effritées, à 22,1 % contre 22,4 % un an plus tôt.
En revanche, les jeux, variétés et divertissements s'exportent bien. Grâce notamment aux bonnes ventes des "Fort Boyard" et autres "Des chiffres et des lettres", ce secteur a retrouvé son score de 2004 avec plus de 10 %. L'Espagne et la Grande-Bretagne sont les deux territoires de prédilection des jeux, variétés et divertissements produits en France.
L'an passé, la part de l'Europe de l'Ouest, déjà fortement majoritaire, s'est encore accrue pour atteindre 72 %. A l'inverse, pour cause de faiblesse du dollar et du peu d'appétit des téléspectateurs américains pour les programmes français, la part de l'Amérique du Nord a nettement baissé. Elle n'est plus que de 14,2 %, contre 16,8 % un an plus tôt.
Guy Dutheil
Article paru dans l'édition du 08.09.07
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